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Audrey Colard
Jugée impropre à la vente en raison de son plumage noir et promise à finir en soupe, une poule refuse son sort tout tracé et s’évade, déterminée à réinventer son destin. Le programme de Cocotte tient en une ligne, presque un gag : celui d’une poule en cavale. Sur le mode de la comédie animalière (Chicken Run, Babe…), une ville…
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Josué Morel
Dix ans après Dernier train pour Busan, Yeon Sang-ho revient à son tropisme pour les zombies (on passera sous silence Peninsula, suite ratée de Busan) dans un récit qui substitue en apparence l’horizontalité d’un train à la verticalité d’une tour. Au sein d’un complexe accueillant à la fois un centre commercial et des bureaux, un virus créé par un scientifique…
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Josué Morel
On ressort d’Autofiction avec un sentiment de loin contradictoire : celui d’avoir assisté à un film dépliant un programme aussi routinier qu’acrobatique. Comme le titre le laisse envisager – sans parler de l’affiche, qui inscrit une silhouette évoquant celle d’Almodóvar dans le prolongement d’une figure féminine, manière de faire du cinéaste une icône aussi identifiable qu’Hitchcock et son profil reconnaissable entre…
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Josué Morel
Pourquoi Asghar Farhadi, treize ans après Le Passé (déjà pas son film le plus fameux), est-il revenu en France ? Le début d’Histoires parallèles distille quelques pistes trompeuses, en s’articulant autour d’un personnage énigmatique, Adam (Adam Bessa), sans domicile fixe et au passé trouble, qui pénètre par un concours de circonstances l’intimité d’un intérieur bourgeois – un appartement occupé par…
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Josué Morel
Hasard (ou cohérence ?) des programmations cannoises : L'Être aimé se tient à équidistance de deux films présentés l’année dernière en compétition. Esteban (Javier Bardem), cinéaste espagnol internationalement reconnu, demande à sa fille Emilia (Victoria Luengo), une jeune actrice qu’il n’a pas élevée et n’a pas vue depuis longtemps, de tenir le premier rôle dans son nouveau film, Désert – alibi, on…
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Josué Morel
Pourquoi faire un film sur les derniers jours de Samuel Paty, du cours qu’il a donné sur les caricatures de Charlie Hebdo à son assassinat ? On a cette question en tête alors que L’Abandon, déjà engagé sur un terrain escarpé de par la nature même de son projet, se complique d’entrée de jeu la tâche. 1) Un carton annonce…
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Josué Morel
Encore une comédie française en ouverture du festival de Cannes ? Oui, mais pas tout à fait ; ou du moins, si Salvadori finit bien par livrer une reconstitution du Paris des années folles plastiquement plus proche de Klapisch que de Lubitsch (la photographie du film n’est pas son fort), son scénario vise une sophistication plutôt héritée de la comédie hollywoodienne des…
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Marin Gérard
Comment savoir, il y a quinze ans, semblait l’œuvre d’un alien : le film était à la fois trop sophistiqué et farfelu, trop pur, trop étrange pour trouver sa place dans le paysage de la comédie américaine du début des années 2010. Ella McCay, d’ores et déjà un échec commercial et critique dans son pays, au point que Disney (propriétaire de…
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Louise Bertin
Do You Love Me répond à une urgence plus que jamais d’actualité : face à l’absence d’archives nationales libanaises, la cinéaste Lana Daher mène un travail de collecte, de documentation et de collage pour son premier long métrage, qui prend la forme d’un journal à la fois intime et collectif. Couvrant plus de soixante-dix ans et nourri d’une variété de…
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Juliette Conti
Malavida organise depuis le 31 mars une rétrospective consacrée à Anja Breien, d’abord avec la ressortie de la trilogie Wives, réponse féministe au célèbre Husbands de Cassavetes. Les trois films cette fois-ci mis en avant, réalisés entre 1971 et 1981, frappent par leur grande hétérogénéité : l’étude criminelle (Le Viol), la fable historique (La Persécution) et le drame familial (L’Héritage).…
par
Juliette Conti
Malavida organise depuis le 31 mars une rétrospective consacrée à Anja Breien, d’abord avec la ressortie de la trilogie Wives, réponse féministe au célèbre Husbands de Cassavetes. Les trois films cette fois-ci mis en avant, réalisés entre 1971 et 1981, frappent par leur grande hétérogénéité : l’étude criminelle (Le Viol), la fable historique (La Persécution) et le drame familial (L’Héritage).…
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Juliette Conti
Malavida organise depuis le 31 mars une rétrospective consacrée à Anja Breien, d’abord avec la ressortie de la trilogie Wives, réponse féministe au célèbre Husbands de Cassavetes. Les trois films cette fois-ci mis en avant, réalisés entre 1971 et 1981, frappent par leur grande hétérogénéité : l’étude criminelle (Le Viol), la fable historique (La Persécution) et le drame familial (L’Héritage).…
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Jean-Sébastien Massart
Rien ne permettait de prévoir que Le Diable s'habille en Prada connaîtrait un jour une suite. La carrière de Meryl Streep n'avait pas spécialement besoin de faire revivre Miranda Priestly, sa maturité s'étant incarnée dans d'autres grands rôles de femme de pouvoir (The Iron Lady et Pentagone Papers entre autres). Quant à la presse mode, dont le film de 2006…
par
Diogo Serafim
Yoon Ga-Eun, dont The World of Love est le premier film à connaître une distribution en France, avait déjà témoigné dans ses films précédents d’une attention à la jeunesse. Si son cinéma est porté par une énergie juvénile, il est toutefois aussi traversé par la violence que connaissent des enfants confrontés à l’âpreté du monde. The World of Love prolonge…
par
Luca Mongai
Mi Amor pourrait presque ressembler à une variation sur Pacifiction. On y retrouve le motif de l’île paradisiaque – ici, les Canaries –, la photographie rouge-orangée enveloppant les palmiers et les plages, Benoît Magimel en personnage énigmatique (dans le rôle de Vincent, patron assez louche de boîte de nuit) et la menace d’un mal invisible qui pèse sur le territoire…
par
Josué Morel
« Assez » : c’est le dernier mot prononcé dans Die, My Love, et il résume bien l’entreprise d’épuisement à laquelle s’est attelé le film. La fatigue du personnage de Grace (Jennifer Lawrence), dont le post-partum se confond avec la démence, n'a d'égal que celle du spectateur : le cinéma de Lynne Ramsay, ce n’est pas nouveau, veut approcher au plus près…
par
Robin Vaz
Dao s’ouvre sur des plans tournés lors de la phase de préparation du film, qui enregistrent la rencontre des comédiennes et comédiens, des discussions avec le cinéaste, ou encore des répétitions et exercices de jeu. Devant la caméra d’Alain Gomis, Katy Correa et D'Johé Kouadio, qui incarneront respectivement Gloria et sa fille Nour dans la fiction à venir, partagent leurs…
par
Adrien Mitterrand Munch
La traversée de l’Afrique que Raymond Depardon entreprend entre 1993 et 1996 a été pour le cinéaste l’occasion de préciser sa conception de l’errance. Il en esquisse une définition dans un ouvrage ultérieur au film, sobrement intitulé Errance : ni voyage, ni promenade, ce déplacement constant se caractériserait par un rapport interrogatif au monde consistant à se demander : « qu’est-ce que je…
par
Jean-Sébastien Massart
Qu’attendait-on au juste de Michael, biopic produit et validé par John Branca, ancien manager et avocat de Michael Jackson, désigné comme exécuteur testamentaire de l’artiste depuis sa disparition, en juin 2009 ? Croyait-on qu’il allait éclairer la part la plus sombre de la vie de l’artiste et revenir, entre autres, sur l’affaire Chandler et les perquisitions effectuées dans le ranch…
par
Daniel Akhoun
Comme Lingui, les liens sacrés, précédent long-métrage de Mahamat-Saleh Haroun, Soumsoum, la nuit des astres embrasse un horizon féministe en figurant, dans le Tchad d’aujourd’hui, des femmes unies contre le système patriarcal et ses lois corsetées. Cette ambition politique se joint à la volonté reconduite du cinéaste de brosser le portrait d’une adolescente, avec sa solitude et sa difficulté à…