par
Diogo Serafim
Le cinéma de Hong Sang-soo a souvent été rapproché de celui de Rohmer, même si ses films relèvent rarement, à proprement parler, du conte moral. Du moins jusqu’à sa période récente, où l’attention portée à la conduite des personnages accouche de considérations ouvertement éthiques. L’une d’elles revient de manière récurrente dans ses derniers films : il faudrait apprendre à «…
par
Diogo Serafim
Dans le cinéma d’Akiko Ohku, la mise en scène prolonge et exacerbe la vie intérieure de ses protagonistes via une série de procédés formels (jump cuts, slow motion, zooms brusques, etc.), pour donner une expression sensible à leurs sentiments. La singularité de Sous le ciel de Kyoto est que cette logique s’incarne notamment par la météo ; le ciel devient…
par
Diogo Serafim
The Fin, dont le titre joue sur l'ambiguïté entre fin (aileron en anglais, pour désigner l’appendice des personnages mutants au cœur de l’intrigue) et la fin d'un monde, nous transporte dans un futur post apocalyptique où les deux Corées ont été réunifiées. Loin de constituer une réconciliation, cette réunification a engendré un régime qui semble avoir hérité des aspects les…
par
Diogo Serafim
Le public occidental a souvent tendance à réduire le cinéma indien à Bollywood et ses mélodrames flamboyants qui mêlent action, romance, comédie et musique dans un même élan spectaculaire. Mais la production cinématographique du pays est bien plus vaste et compte au moins huit industries distinctes, chacune dotée de ses propres caractéristiques et de sa propre identité culturelle, la langue…
par
Diogo Serafim
Yoon Ga-Eun, dont The World of Love est le premier film à connaître une distribution en France, avait déjà témoigné dans ses films précédents d’une attention à la jeunesse. Si son cinéma est porté par une énergie juvénile, il est toutefois aussi traversé par la violence que connaissent des enfants confrontés à l’âpreté du monde. The World of Love prolonge…
par
Diogo Serafim
Zeki Demirkubuz, connu en Turquie pour sa rivalité de longue date avec Nuri Bilge Ceylan, n’avait jamais vu l’un de ses films sortir en France. Avec Hayat, Demirkubuz porte à l’écran un projet longtemps différé, l’idée du scénario remontant à plus de trente-cinq ans. Ce temps de maturation se reflète dans un film qui semble à la fois synthétiser certains…
par
Diogo Serafim
Carlotta organise une rétrospective de l'œuvre de Seijun Suzuki, centrée sur la fin de sa période contractuelle avec la Nikkatsu, durant laquelle il réalisa quarante films en douze ans. La programmation retient neuf titres de cette phase : La Jeunesse de la bête, Les Fleurs et les Vagues, La Barrière de chair, Histoire d’une prostituée, La Vie d’un tatoué, Carmen…
par
Diogo Serafim
Carlotta organise une rétrospective de l'œuvre de Seijun Suzuki, centrée sur la fin de sa période contractuelle avec la Nikkatsu durant laquelle il réalisa quarante films en douze ans. La programmation retient neuf titres de cette phase : La Jeunesse de la bête, Les Fleurs et les Vagues, La Barrière de chair, Histoire d’une prostituée, La Vie d’un tatoué, Carmen…
par
Diogo Serafim
Samid, ancien projectionniste, entreprend de rouvrir la salle de cinéma fermée dans son village des montagnes Talyches en Azerbaïdjan, avec l’aide d’Ayaz, un jeune aspirant réalisateur. Ce point de départ pourrait être celui d’une fable nostalgique sur la transmission du cinéma, une sorte de Cinema Paradiso transposé à l’Est européen. Mais là où le film de Tornatore érigeait la salle…
par
Diogo Serafim
Même si les films de José Luis Guerín empruntent souvent une voie hybride entre documentaire et fiction, la forme que travaille le cinéaste relève avant tout d’une aspiration expérimentale. Cette liberté est perçue dès l’ouverture des Histoires de la bonne vallée – un collage d’images qui se fondent les unes dans les autres, ouvrant sur un scintillement d’éclats lumineux dont…