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Juliette Conti
« Je ne la voyais pas comme ça moi, la Révolution », avoue avec regret le camarade de chantier de Jean Valjean (Vincent Lindon) dans la scène d’ouverture des Misérables, dernière adaptation d’une œuvre que l’on ne présente plus, tant la fresque historique a dépassé depuis longtemps sa source livresque. Après une lignée de comédiens populaires (Jean Gabin, Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo…
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Juliette Conti
La dernière édition du festival de Cannes a été en grande partie hantée par la littérature : si La Bola Negra, L’Inconnue et le Journal d’une femme de chambre sont des adaptations, Fatherland proposait quant à lui une biographie romancée de l’écrivain allemand Thomas Mann et plusieurs productions reposaient sur une structure romanesque (le chapitrage pour La Vie d’une femme…
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Juliette Conti
Aussi habitué au documentaire (cf. ses courts-métrages sur Guy Gilles) qu’à la fiction, Gaël Lépingle mêle les deux formes dans Retour avant 15 heures, film consacré à son père, Dominique Lépingle, professeur de mathématiques disparu en 2021 des suites du covid-19. De cet embranchement, Lépingle tire ici une réflexion sur l’absence et le deuil. Par exemple, la scène d’exposition prend…
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Juliette Conti
Another Man’s Poison s’achève sous le signe de la duplicité : deux gros plans juxtaposent les réactions contradictoires de son personnage principal face au revirement final. Manière de souligner toute la complexité d’une figure qui restera jusqu’au bout imprévisible ? Oui, mais pas seulement : l’intérêt de la séquence tient également à la façon dont est mise en scène la…
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Juliette Conti
« Cette quête, c’est un peu comme partir à la recherche de la baleine blanche, de l’inconnu, du mystère » : c’est ce que déclare Werner Herzog à Steve Boyes, un biologiste sud-africain dont les yeux bleus perçants évoquent immédiatement le regard illuminé des personnages incarnés par Klaus Kinski à l’époque d’Aguirre ou de Fitzcarraldo. La référence à Moby Dick est loin d’être gratuite…
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Juliette Conti
La filmographie de Quentin Dupieux se distingue par une certaine prédilection pour le parasitage : ses films s’attellent à fracturer différents mediums (le cinéma dans Nonfilm et le théâtre dans Yannick), ou à s’attaquer à leurs figures de proue (l’acteur dans Rubber et l’auteur dans Daaaaaalí !). Souvent, cette démarche relève d’une forme de plaidoyer pour l’amateurisme (en sus du « no reason »…
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Juliette Conti
Cette dernière édition du festival a été en grande partie hantée par la littérature : La Bola Negra, L’Inconnue et le Journal d’une femme de chambre sont des adaptations, Fatherland propose une biographie romancée de l’écrivain allemand Thomas Mann et plusieurs productions reposent sur une structure romanesque (le chapitrage pour La Vie d’une femme et Quelques jours à Nagi ou…
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Josué Morel, Marin Gérard, Robin Vaz, Juliette Conti, Karim Roussel
Cannes, jour 10 et clap de fin. Deux de nos rédacteurs discutent de Coward de Lukas Dhont présenté en compétition officielle. Avec un florilège des films préférés de la rédaction durant le festival. Avec : Josué Morel et Robin Vaz. Ainsi que Marin Gérard, Karim Roussel et Juliette Conti pour la séquence finale. Réalisation et montage : Karim Roussel. Pour commander le…
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Juliette Conti
Depuis Chambre 212, le cinéma de Christophe Honoré se donne des atours proustiens. À une méditation sur le temps, Mariage au goût d’orange ajoute le défi de la choralité en faisant la chronique d’un jour de noces dans la Bretagne de la fin des années 1970. D'inspiration autobiographique, l’intrigue, d'abord pensée pour le théâtre (la pièce Le Ciel de Nantes)…
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Marin Gérard, Juliette Conti
Cannes, jour 7. Deux de nos rédacteurs discutent de Minotaure d'Andreï Zviaguintsev, présenté en compétition officielle. Avec une carte blanche consacrée à Once Upon a Time in Harlem de William et David Greaves. Avec : Marin Gérard et Juliette Conti. Réalisation et montage : Karim Roussel. Pour commander le numéro papier : https://www.helloasso.com/associations/critikat-com/collectes/critikat-numero‑2
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Juliette Conti
L'une des astuces de Quentin Dupieux pour donner à son cinéma un air de profondeur est de composer ses récits selon un principe gigogne (pensons au rêve dans le rêve de Daaaaaali ! ou au lever de rideau dans Au poste !). Ce procédé est couplé ici avec une tension entre l’intérieur et l’extérieur : Full Phil est un huis clos sur…
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Juliette Conti
Difficile d’imaginer que huit ans séparent Cold War, prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2018, et Fatherland, tant les deux films semblent taillés dans le même bois. Même cadre politico-historique, même intrigue ramassée, même palette formelle dans le récit de ce road-trip, où Thomas Mann (Hanns Zischler) et sa fille Erika (Sandra Hüller) reviennent dans…
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Juliette Conti
Malavida organise depuis le 31 mars une rétrospective consacrée à Anja Breien, d’abord avec la ressortie de la trilogie Wives, réponse féministe au célèbre Husbands de Cassavetes. Les trois films cette fois-ci mis en avant, réalisés entre 1971 et 1981, frappent par leur grande hétérogénéité : l’étude criminelle (Le Viol), la fable historique (La Persécution) et le drame familial (L’Héritage).…
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Juliette Conti
Malavida organise depuis le 31 mars une rétrospective consacrée à Anja Breien, d’abord avec la ressortie de la trilogie Wives, réponse féministe au célèbre Husbands de Cassavetes. Les trois films cette fois-ci mis en avant, réalisés entre 1971 et 1981, frappent par leur grande hétérogénéité : l’étude criminelle (Le Viol), la fable historique (La Persécution) et le drame familial (L’Héritage).…
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Juliette Conti
Malavida organise depuis le 31 mars une rétrospective consacrée à Anja Breien, d’abord avec la ressortie de la trilogie Wives, réponse féministe au célèbre Husbands de Cassavetes. Les trois films cette fois-ci mis en avant, réalisés entre 1971 et 1981, frappent par leur grande hétérogénéité : l’étude criminelle (Le Viol), la fable historique (La Persécution) et le drame familial (L’Héritage).…
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Juliette Conti
Malavida organise depuis le 31 mars une rétrospective consacrée à Anja Breien, d’abord avec la ressortie de la trilogie Wives, réponse féministe au célèbre Husbands de Cassavetes. Les trois films cette fois-ci mis en avant, réalisés entre 1971 et 1981, frappent par leur grande hétérogénéité : l’étude criminelle (Le Viol), la fable historique (La Persécution) et le drame familial (L’Héritage).…
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Juliette Conti
En 2022, dans Stars at Noon, Claire Denis avait déjà démontré qu’elle éprouvait plus d’intérêt pour le corps de ses jeunes acteurs que pour le cadre nicaraguayen, qu’elle diluait, entre deux étreintes, dans une intrigue politique confuse et maladroite. Dans Le Cri des gardes, même le corps, le fameux cinéma du corps cher à la cinéaste, rend les armes. Si…
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Juliette Conti
À la toute fin de la trilogie Wives, l’une des trois protagonistes, Heidrun (Frøydis Armand) s’effondre en apprenant que l’idée générale du roman qu’elle avait commencé à écrire, qui raconte comment une femme achète le manteau d’une ancienne prostituée puis décide de prendre sa place, a déjà été exploitée par un homme quelques années auparavant. Mais au fond, qu’importe : comme…
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Juliette Conti
Depuis Sick of Myself, présenté à Cannes en 2022 dans la sélection Un Certain Regard, Kristoffer Borgli a réussi sa migration vers Hollywood grâce à un sens bien recherché de la lourdeur. Alors que son premier film, encore produit en Norvège, faisait peser sur les bras d’une jeune serveuse tous les vices d’un narcissisme d’époque dans une maigre satire des…
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Juliette Conti
Au cours d’une longue séquence d’exposition, qui oppose sans grande finesse le pandémonium de festivités nocturnes à la froide rigueur d’un entretien de recrutement à l’armée de terre, Nino Paradis (Oscar Högström), personnage principal du film et narrateur, exprime son désir de se « couper du monde ». C’est là tout le problème de Nino dans la nuit. Reprenons le fil :…