1. Twin Peaks : The Return – David Lynch
2. Adieu au lan­gage – Jean-Luc Godard
3. Twixt – Fran­cis Ford Cop­po­la
4. Le Pont des espi­ons – Steven Spiel­berg
5. Mek­toub, My Love : Can­to Uno – Abdel­latif Kechiche
6. Les Aven­tures de Tintin : Le Secret de la Licorne – Steven Spiel­berg
7. Mil­léni­um : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – David Finch­er
8. Ceme­tery of Splen­dour – Apichat­pong Weerasethakul
9. Sul­ly – Clint East­wood
10. The Tree of Life – Ter­rence Mal­ick

Dix ans, ce n’est pas rien dans l’Histoire du ciné­ma, ce jeune art cen­te­naire tou­jours bien vivant, mais qui tra­verse aujourd’hui d’importantes trans­for­ma­tions impli­quant de remet­tre à plat cer­taines cer­ti­tudes et habi­tudes. C’est la pre­mière leçon qu’il faut tir­er de ces dernières années : réduire le ciné­ma à l’expérience de la salle ou à la forme canon­ique du film tend à devenir un archaïsme, comme le prou­ve la pre­mière place qu’occupe dans notre liste Twin Peaks : The Return, de très loin l’œuvre la plus plébisc­itée par la rédac­tion. Telle Lau­ra Palmer qui dans le pre­mier épisode con­fesse de manière cryp­tique « I’m dead, and yet, I’m alive », Twin Peaks est bien une série et en même temps du ciné­ma, notion qu’on ne peut plus associ­er à la seule déf­i­ni­tion d’un cadre tech­nique (de pro­jec­tion, mais aus­si de tour­nage) en per­ma­nente muta­tion. Le reste de notre classe­ment d’ailleurs le con­firme : si cer­tains des plus beaux films de la décen­nie ont été tournés en pel­licule – Le Pont des espi­ons (4e), et Com­ment savoir (12e), tous deux pho­tographiés par Janusz Kamin­s­ki ; The Tree of Life (10e) de Ter­rence Mal­ick, Oncle Boon­mee (15e) d’Apichatpong Weerasethakul et Cer­taines Femmes (11e) de Kel­ly Reichardt –, l’image numérique est dev­enue majori­taire. Et il ne s’agit pas seule­ment d’un tour­nant tech­nique et économique, qui con­cerne l’ensemble des pôles de l’industrie (du ciné­ma d’auteur fab­riqué dans des con­di­tions mod­estes aux block­busters hégé­moniques de Dis­ney), mais bien d’un fait esthé­tique majeur, peut-être même de la ques­tion cen­trale de la décen­nie, à con­di­tion toute­fois de ne pas s’arrêter à un seul spec­tre du ciné­ma. L’image numérique est autant au fonde­ment de l’esthétique de Wang Bing (qui, depuis quelques films – À la folie, Argent Amer, Madame Fang – a fait de la nuit, l’espace par excel­lence où les caméras numériques per­me­t­tent de mon­tr­er ce que la pel­licule ne pou­vait retran­scrire, l’un des décors de son œuvre) que de celle du ciné­ma intimiste d’Alain Cav­a­lier. Elle peut égale­ment, par l’assouplissement des con­di­tions de tour­nage, devenir l’instrument de la ren­con­tre entre fic­tion et doc­u­men­taire – ain­si de la séquence de l’agnelage dans Mek­toub, My Love : Can­to Uno (5e) qui con­stitue, c’était du moins l’hypothèse que nous posions lors de la sor­tie du film, un ren­verse­ment impor­tant dans l’œuvre d’Abdellatif Kechiche. L’image numérique peut par ailleurs faire l’objet d’un tra­vail expéri­men­tal sur la com­pres­sion vidéo et le dérè­gle­ment du pix­el, comme dans les films de Jacques Per­con­te, dont plusieurs courts et moyens métrages sont cités dans les classe­ments indi­vidu­els. Elle est, enfin, au cœur d’un ciné­ma hol­ly­woo­d­i­en qui fait du fond vert une toile où s’impriment les rêves libérés des cinéastes – comme en témoignent Les Aven­tures de Tintin de Steven Spiel­berg (6e), film d’action rêvé où l’image devient à ce point mal­léable qu’elle fait l’objet de rac­cords jamais vus jusqu’ici (deux mains s’étreignant devi­en­nent par le truche­ment d’un effet numérique une dune, un can­ot en pleine mer devient une tache minus­cule au milieu d’une flaque de pluie à Brux­elles, etc.), et Mad Max : Fury Road (19e), le meilleur film de la série inven­tée par George Miller.

Ces ten­dances, com­plex­es et var­iées, ne peu­vent faire l’objet d’une seule syn­thèse, mais cer­taines coïn­ci­dences trou­blent et appel­lent à dress­er des ponts. Ain­si des trois œuvres les plus plébisc­itées par la rédac­tion, Twin Peaks, Adieu au lan­gage (2e) et Twixt (3e), réal­isés par des cinéastes que l’on ne présente plus, mais qui ont cha­cun trou­vé dans l’image numérique et les pos­si­bil­ités qu’elle offre matière à inven­tion. Lynch filme par exem­ple le fond vert en tant que fond vert, c’est-à-dire comme une toile d’où sor­tent les images ou encore un miroir que les héros, en avatars du Orphée de Cocteau, tra­versent pour entr­er dans des zones en dehors du temps et de l’espace. Les effets spé­ci­aux et trucages affichent leur fac­tic­ité et leur prosaïsme, tan­dis que la net­teté de l’image numérique per­met, à l’intérieur de scènes en apparence plus triv­iales, de jouer sur la pro­fondeur de champ et de struc­tur­er le cadre en une série de seuils et de pas­sages por­tant la même idée d’un monde artic­ulé autour de cette fron­tière qu’est le fan­tas­tique, la courte bande qui sépare le réel du mer­veilleux. C’est un hori­zon ana­logue qui ani­me Twixt de Cop­po­la, troisième volet de sa trilo­gie numérique (après les déjà bril­lants L’Homme sans âge et Tetro), où un écrivain plonge dans ses rêves en quête d’une his­toire qui finit par se révéler han­tée par la sienne. Cop­po­la y téle­scope plusieurs tropes de sa fil­mo­gra­phie (le noir et blanc de Rusty James, la fig­ure du vam­pire, le décès trag­ique de son fils, Gian­car­lo Cop­po­la, déjà au cœur du dénoue­ment trag­ique du troisième volet du Par­rain) dans un mon­tage où se côtoient la sophis­ti­ca­tion des séquences oniriques, la plat­i­tude ingrate d’une bour­gade isolée, des con­ver­sa­tions Skype et deux séquences tournées en 3D. La même soif d’hybridation irrigue Adieu au lan­gage de Jean-Luc Godard, qui envis­age, tel Cop­po­la, la mise en relief comme un jeu impli­quant de revenir aux orig­ines du ciné­ma (sa dimen­sion foraine), et dans le même temps de saisir comme pour la pre­mière fois le ver­tige de son expéri­ence, à l’image de cette scène où une cham­bre som­bre ouverte sur un champ accueille la lumière du dehors. Les années 2010 furent une décen­nie d’invention où ont bril­lé les vieux bricoleurs, les cinéastes les plus sou­ples et ouverts aux trans­for­ma­tions de leur art (Spiel­berg, le seul à pass­er d’un film à l’autre, selon ses besoins, de la pel­licule au numérique), mais aus­si des sig­na­tures sin­gulières (Finch­er, Kechiche, Weerasethakul, Reichardt, Guiraudie – 14e avec L’Inconnu du lac) qui ont con­fir­mé ou passé un cap. De quoi rel­a­tivis­er le faible nom­bre de jeunes cinéastes cités, chose qui se révèle en fait, à l’échelle de l’Histoire du ciné­ma, une con­stante : un grand met­teur en scène se con­stru­it dans le temps, et il suf­fit de voir com­bi­en d’années il a fal­lu à John Ford, Fritz Lang, Alfred Hitch­cock ou même Jean-Luc Godard avant d’atteindre leur pic pour ne pas accorder trop d’importance à l’absence de claire révéla­tion.

Un mot tout de même sur un point qui vient noir­cir le tableau : en dix ans, c’est tout un pan du ciné­ma mod­erne européen qui s’est éteint. Par ordre chronologique, il a fal­lu dire adieu à Rohmer, Chabrol, Resnais, Oliveira, Aker­man, Bris­seau… Ce sont aus­si à eux aux­quels on pense à l’heure de refer­mer le chapitre de ces bouil­lon­nantes dix années de ciné­ma.

Classements des rédacteurs

Syl­vain Blandy

1. Twin Peaks : The Return – David Lynch
2. Adieu au lan­gage – Jean-Luc Godard
3. Le Pont des espi­ons – Steven Spiel­berg
4. Twixt – Fran­cis Ford Cop­po­la
5. Mil­léni­um : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – David Finch­er
6. Com­ment savoir – James L. Brooks
7. Sul­ly – Clint East­wood
8. Mek­toub, My Love : Can­to Uno et Inter­mez­zo – Abdel­latif Kechiche
9. The Tree of Life – Ter­rence Mal­ick
10. Cer­taines femmes – Kel­ly Reichardt et Mon­rovia, Indi­ana – Fred­er­ick Wise­man

Men­tions spé­ciales : Gone Girl et Mind­hunter de David Finch­er ; Le Livre d’image de Jean-Luc Godard ; Les Aven­tures de Tintin : Le Secret de la Licorne et Ready Play­er One de Steven Spiel­berg.

Damien Bonel­li

1. Mek­toub, My Love : Can­to Uno – Abdel­latif Kechiche
2. Twin Peaks : The Return – David Lynch
3. Inher­ent Vice – Paul Thomas Ander­son
4. Once Upon a Time… in Hol­ly­wood – Quentin Taran­ti­no
5. Rester ver­ti­cal – Alain Guiraudie
6. Gone Girl – David Finch­er
7. Cer­taines femmes – Kel­ly Reichardt
8. Mad Max : Fury Road – George Miller
9. Trois sou­venirs de ma jeunesse – Arnaud Depleschin
10. Les Mys­tères de Lis­bonne – Raúl Ruiz

Chloé Cav­il­li­er

1. Twin Peaks : The Return – David Lynch
2. Adieu au lan­gage – Jean-Luc Godard
3. Melan­cho­lia – Lars Von Tri­er
4. Ceme­tery of Splen­dour – Apichat­pong Weerasethakul
5. Spring Break­ers – Har­mo­ny Korine
6. Holy Motors – Leos Carax
7. Cer­taines femmes – Kel­ly Reichardt
8. Phan­tom Thread – Paul Thomas Ander­son
9. The Neon Demon – Nico­las Wind­ing Refn
10. Saint Lau­rent – Bertrand Bonel­lo

Men­tions spé­ciales : tous les films des frères Safdie et de Hong Sang–soo. Mais aus­si : L’Inconnu du lac et Rester ver­ti­cal d’Alain Guiraudie, Car­ol de Todd Haynes, Trois sou­venirs de ma jeunesse d’Arnaud Desplechin, Burn­ing de Lee Chang–dong, The Bal­lad of Gen­e­sis and Lady Jaye de Marie Losier et Vers l’autre rive de Kiyoshi Kuro­sawa.

Théo Char­rière

1. Ready Play­er One – Steven Spiel­berg
2. Les Aven­tures de Tintin : Le Secret de la Licorne – Steven Spiel­berg
3. Cheval de guerre – Steven Spiel­berg
4. Lin­coln – Steven Spiel­berg
5. Le Pont des espi­ons – Steven Spiel­berg
6. Twixt – Fran­cis Ford Cop­po­la
7. Mil­léni­um : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – David Finch­er
8. The Tree of Life – Ter­rence Mal­ick
9. Alice au pays des mer­veilles – Tim Bur­ton
10. La Mule et Le 15h17 pour Paris – Clint East­wood

Men­tions spé­ciales : M (Madeira) et Ettrick de Jacques Per­con­te ; deux actri­ces (Dako­ta John­son et Elle Fan­ning) ; deux pub­lic­ités (Filmed with Pix­el 3 de Ter­rence Mal­ick et Down­town Calvin Klein de David Finch­er) ; deux révéla­tions numériques (Jon Favreau et David Yates).

Olivia Coop­er-Had­jian

1. Tip Top – Serge Bozon
2. L’In­con­nu du lac – Alain Guiraudie
3. Über die Jahre – Niko­laus Geyrhal­ter
4. Melan­cho­lia – Lars von Tri­er
5. Of Men and War – Lau­rent Bécue-Renard
6. Her­mia & Hele­na – Matias Piñeiro
7. Pater – Alain Cav­a­lier
8. Inter­stel­lar – Christo­pher Nolan
9. Guilty of Romance – Sono Sion
10. Play­ing Men – Mat­jaž Ivanišin et Mis­sion : Impos­si­ble – Pro­to­cole fan­tôme – Brad Bird

Stel­la Doukhan

1. Les Aven­tures de Tintin : Le Secret de la Licorne – Steven Spiel­berg
2. Cheval de guerre – Steven Spiel­berg
3. Twixt – Fran­cis Ford Cop­po­la
4. Ready Play­er One – Steven Spiel­berg
5. Le Pont des espi­ons – Steven Spiel­berg
6. L’Odyssée de Pi – Ang Lee
7. Mil­léni­um : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – David Finch­er
8. Le Bon Gros Géant – Steven Spiel­berg
9. Gem­i­ni Man – Ang Lee
10. Sul­ly – Clint East­wood

Men­tion spé­ciale : M (Madeira) de Jacques Per­con­te.

Fab­rice Fuentes

1. Twin Peaks : The Return – David Lynch
2. L’Inconnu du lac – Alain Guiraudie
3. Oncle Boon­mee, celui qui se sou­vient de ses vies antérieures – Apichat­pong Weerasethakul
4. Il est dif­fi­cile d’être un Dieu – Alex­eï Guer­man
5. Adieu au lan­gage – Jean-Luc Godard
6. Phan­tom Thread – Paul Thomas Ander­son
7. Mad Max : Fury Road – George Miller
8. Hors Satan – Bruno Dumont
9. Lone Ranger – Gore Verbin­s­ki
10. Com­ment savoir – James L. Brooks

Juli­ette Gof­fart

1. Twixt – Fran­cis Ford Cop­po­la
2. Rester ver­ti­cal – Alain Guiraudie
3. Twin Peaks : The Return – David Lynch
4. The Social Net­work – David Finch­er
5. Mek­toub, My Love : Can­to Uno – Abdel­latif Kechiche
6. Phan­tom Thread – Paul Thomas Ander­son
7. L’Inconnu du lac – Alain Guiraudie
8. Pen­ta­gon Papers – Steven Spiel­berg
9. Caprice – Emmanuel Mouret
10. Un Jour avec, un jour sans – Hong Sang Soo

Men­tions spé­ciales : Gone Girl de David Finch­er, Comme un avion de Bruno Poda­ly­dès, L’Apol­lonide de Bertrand Bonel­lo, Vic­to­ria de Jus­tine Tri­et.

Thomas Grignon

1. Mek­toub, My Love : Can­to Uno – Abdel­latif Kechiche
2. Twin Peaks : The Return – David Lynch
3. Twixt – Fran­cis Ford Cop­po­la
4. Mil­léni­um : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – David Finch­er
5. Le Pont des espi­ons – Steven Spiel­berg
6. Once Upon a Time… in Hol­ly­wood – Quentin Taran­ti­no
7. Hack­er – Michael Mann
8. Mad Max : Fury Road – George Miller
9. The Neon Demon – Nicholas Wind­ing Refn
10. Oncle Boon­mee, celui qui se sou­vient de ses vies antérieures et Ceme­tery of Splen­dour – Apichat­pong Weerasethakul

Men­tions spé­ciales : quelques autres films, aimés plus que de mesure : Com­ment savoir de James L. Brooks, Kaili Blues et Un Grand voy­age vers la nuit de Bi Gan, Sul­ly de Clint East­wood, Elle de Paul Ver­ho­even et Dragged Across Con­crete de S. Craig Zahler.

Corentin Lê

1. Adieu au lan­gage – Jean-Luc Godard
2. The Tree of Life – Ter­rence Mal­ick
3. Mek­toub, My Love : Can­to Uno – Abdel­latif Kechiche
4. Silence – Mar­tin Scors­ese
5. Twin Peaks : The Return – David Lynch
6. Twixt – Fran­cis Ford Cop­po­la
7. Ettrick – Jacques Per­con­te
8. Glass – M. Night Shya­malan
9. Mil­léni­um : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – David Finch­er
10. Ceme­tery of Splen­dour – Apichat­pong Weerasethakul

Men­tion spé­ciale : The Strangers de Na Hong-jin.

Thomas Lequeu

1. Silence – Mar­tin Scors­ese
2. Adieu au lan­gage – Jean-Luc Godard
3. Twin Peaks : The Return – David Lynch
4. Ceme­tery of Splen­dour – Apichat­pong Weerasethakul
5. Mek­toub, My Love : Can­to Uno – Abdel­latif Kechiche
6. Le Pont des espi­ons – Steven Spiel­berg
7. Jim­my P. (Psy­chothérapie d’un indi­en des plaines) – Arnaud Desplechin
8. Cer­taines femmes – Kel­ly Reichardt
9. Pater – Alain Cav­a­lier
10. Les Âmes mortes – Wang Bing

Men­tions spé­ciales : deux chefs‑d’œuvre de la fin de la décen­nie, Glass de M. Night Shya­malan et Once Upon a Time… in Hol­ly­wood de Quentin Taran­ti­no.

Adrien Mit­terand

1. Twin Peaks : The Return – David Lynch
2. Oncle Boon­mee, celui qui se sou­vient de ses vies antérieures — Apichat­pong Weerasethakul
3. Les Enfants Loups, Ame et Yuki – Mamoru Hoso­da
4. Le con­te de la Princesse Kaguya – Isao Taka­ha­ta et Le vent se lève – Hayao Miyaza­ki
6. Vers l’autre Rive – Kyoshi Kuro­sawa
7. In Jack­son Heights – Fred­er­ick Wise­man
8. Un jour dans la vie de Bil­ly Lynn – Ang Lee
9. Mad Max : Fury Road – George Miller
10. Melan­cho­lia – Lars Von Tri­er

Antho­ny Mor­eira

1. Twin Peaks : The Return – David Lynch
2. Ready Play­er One – Steven Spiel­berg
3. Les Aven­tures de Tintin : Le Secret de la Licorne – Steven Spiel­berg
4. Sul­ly – Clint East­wood
5. Adieu au lan­gage – Jean-Luc Godard
6. Le Pont des espi­ons – Steven Spiel­berg
7. Twixt – Fran­cis Ford Cop­po­la
8. Glass – M. Night Shya­malan
9. Mil­léni­um : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – David Finch­er
10. Com­ment savoir – James L. Brooks et Les Âmes mortes – Wang Bing

Men­tions spé­ciales : Cheval de guerre de Steven Spiel­berg, Hack­er de Michael Mann et Ettrick de Jacques Per­con­te.

Josué Morel

1. Twin Peaks : The Return – David Lynch
2. Les Aven­tures de Tintin : Le Secret de la Licorne – Steven Spiel­berg
3. Le Pont des espi­ons – Steven Spiel­berg
4. Adieu au lan­gage – Jean-Luc Godard
5. Twixt – Fran­cis Ford Cop­po­la
6. Mil­léni­um : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – David Finch­er
7. Com­ment savoir – James L. Brooks
8. Sul­ly – Clint East­wood
9. Once Upon a Time… in Hol­ly­wood – Quentin Taran­ti­no
10. The Tree of Life – Ter­rence Mal­ick

Men­tions spé­ciales : Ready Play­er One et Lin­coln de Steven Spiel­berg.