Critikat

Boys in the Band – The Dickson Experimental Sound Film

par Alexandre Moussa

Une fois par mois, Boys in the Band revisite une œuvre marquante de l’histoire du cinéma gay, lesbien ou queer en interrogeant le caractère situé de ma position de spectateur et la part intime de mon rapport aux images. Ce mois-ci : les controverses au sujet du premier film gay de l’histoire du cinéma. Il y a trois ans, l’exposition…

Boys in the Band — Peter Hujar’s Day

par Alexandre Moussa

Une fois par mois, Boys in the Band revisite une œuvre marquante de l’histoire du cinéma gay, lesbien ou queer en interrogeant le caractère situé de ma position de spectateur et la part intime de mon rapport aux images. Ce mois-ci : un film inédit en salles d’Ira Sachs. La programmation récente de Love Is Strange au ciné-club Critikat a attiré…

Les énigmes filmiques de Laura Mulvey et Peter Wollen

par Alexandre Moussa

Au-delà de son œuvre théorique, Laura Mulvey a été la coréalisatrice d’une demi-douzaine de films d’avant-garde singuliers où la volonté de déstructurer la narration classique se conjugue avec une approche ludique du montage. Le mois dernier, le festival Regards Satellites proposait à l’Écran de Saint-Denis et au Luxy d’Ivry-sur-Seine une rétrospective intégrale de l’œuvre cinématographique conjointe de Laura Mulvey et…

Pillion

par Alexandre Moussa

Le vrombissement lointain d’une moto est éclipsé par un air de variété italienne. Ce bolide lancé à toute allure sur une autoroute de la banlieue londonienne, Colin (Harry Melling) le regarde passer avec curiosité depuis la banquette arrière de la voiture de ses parents. Il ignore encore qu’il occupera quelques semaines plus tard le siège passager du véhicule, blotti contre…

Boys in the Band — Un chant d’amour / The Doom Generation

par Alexandre Moussa

Une fois par mois, Boys in the Band revisite une œuvre marquante de l’histoire du cinéma gay, lesbien ou queer en interrogeant le caractère situé de ma position de spectateur et la part intime de mon rapport aux images. Ce mois-ci : la question de l’érotisation du corps masculin dans deux films signés Jean Genet et Gregg Araki. En découvrant Pillion…

Hurlevent

par Alexandre Moussa

Hurlevent, troisième long-métrage de la scénariste et réalisatrice britannique Emerald Fennell, s’ouvre sur une scène qui encapsule les caractéristiques de son cinéma. Sur un fond noir, les gémissements suggestifs d’un homme s’entremêlent à des grincements de bois. Lorsque l’image advient enfin, on ne découvre pas un couple au lit, mais un condamné sur la potence. Des enfants ricanent dans la…

Trois fragments de Béla Tarr

par Alexandre Moussa, Marin Gérard, Luca Mongai

Si les films de Béla Tarr traînent une réputation austère, ils renferment pourtant des trésors d'invention. Premier contact (Le Cheval de Turin) Le Cheval de Turin est le premier Béla Tarr que j’ai vu. C’était à sa sortie en 2011 (j’avais seize ans), quand je commençais à fréquenter les salles du quartier latin et à m’intéresser à autre chose qu’au…

Boys in the Band – Stranger Things

par Alexandre Moussa

Une fois par mois, Boys in the Band revisite une œuvre marquante de l’histoire du cinéma gay, lesbien ou queer en interrogeant le caractère situé de ma position de spectateur et la part intime de mon rapport aux images. Ce mois-ci : Stranger Things et sa mise en scène d’un coming out pensé comme « parfait ». Il n’y a pas grand-chose à…

Life of Chuck

par Alexandre Moussa

Visiblement pas échaudé par l’échec de l’assez désastreux Doctor Sleep, Mike Flanagan, cinéaste souvent plus inspiré pour la télévision que pour le cinéma, repart vaillamment à l’assaut de la montagne Stephen King. Mais cette fois, plutôt que de planter son piolet dans le versant horrifique célébré du romancier américain, c’est à son pan le plus fleur bleue qu’il choisit de…

Boys in the Band – Mysterious Skin

par Alexandre Moussa

Une fois par mois, Boys in the Band revisite une œuvre marquante de l’histoire du cinéma gay, lesbien ou queer en interrogeant le caractère situé de ma position de spectateur et la part intime de mon rapport aux images. Ce mois-ci : Mysterious Skin et la mise en scène des traumatismes sexuels. Dans ma chronique précédente, je n’ai sans doute pas…

Boys in the Band – Tout sur ma mère

par Alexandre Moussa

Une fois par mois, Boys in the Band revisite une œuvre marquante de l’histoire du cinéma gay, lesbien ou queer en interrogeant le caractère situé de ma position de spectateur et la part intime de mon rapport aux images. J’aime beaucoup de choses dans Mysterious Skin de Gregg Araki, mais il y a une scène en particulier dont je parle…

Boys in the Band — Shortbus

par Alexandre Moussa

Une fois par mois, Boys in the Band revisite une œuvre marquante de l’histoire du cinéma gay, lesbien ou queer en interrogeant le caractère situé de ma position de spectateur et la part intime de mon rapport aux images. Premier arrêt : Shortbus de John Cameron Mitchell. En ce moment, sans que je sache bien pourquoi, mes activités me ramènent…

Freaky Friday 2 : Encore dans la peau de ma mère

par Alexandre Moussa

À chaque époque ses nostalgies. En 2003, Mark Waters, réalisateur de la comédie noire The House of Yes, était mandaté par Disney pour dépoussiérer Un vendredi dingue, dingue, dingue, le roman de Mary Rogers déjà adapté par le studio à la fin des années 1970 avec Barbara Harris et Jodie Foster. Leurs rôles y étaient repris par Jamie Lee Curtis,…

Yi Yi

par Alexandre Moussa

Les derniers films d’auteurs aimés nous parviennent souvent auréolés d’une aura d’œuvres testamentaires, qu’elles prennent la forme d’un somptueux parachèvement (Eyes Wide Shut pour Stanley Kubrick), témoignent d’une radicalité expérimentale intacte (les derniers Godard), trahissent un certain épuisement, voire un tarissement artistique (Trois Places pour le 26 de Jacques Demy) ou représentent une conclusion en mode faussement mineur (Gens de…

Reflet dans un diamant mort

par Alexandre Moussa

Avec Laissez bronzer les cadavres, adapté de Manchette, Hélène Cattet et Bruno Forzani cherchaient à bouleverser la formule établie par leurs deux premiers longs-métrages. En tempérant la radicalité de leurs œuvres précédentes, ce pastiche de western spaghetti à la narration plus traditionnelle tendait à diluer en partie ce qui faisait leur singularité face à la cohorte de dandys fétichistes qui…

Rumours, nuit blanche au sommet

par Alexandre Moussa

Premier long-métrage de fiction de Guy Maddin depuis 2015, Rumours témoigne d’une volonté assumée du farfelu cinéaste canadien de sortir de sa zone de confort pour toucher un public plus large. Malheureusement, le film ressemble moins à une reconfiguration plus accessible du mélange de pastiche cinéphile et d’expérimentation plastique propre à l’esthétique de Maddin, qu’à une petite bizarrerie quasiment disjointe…

Deux sœurs

par Alexandre Moussa

Deux sœurs marque le retour bienvenu de Mike Leigh à la chronique contemporaine, après deux détours par le biopic (Mr. Turner) et le film historique (Peterloo, toujours inédit en France). Comme le titre français l’indique, cette œuvre chorale monte en alternance les quotidiens de deux sœurs que tout oppose, Pansy (Marianne Jean-Baptiste) et Chantelle (Michele Austin). Mais le titre original,…

Peaches Goes Bananas

par Alexandre Moussa

Le premier exploit de Peaches Goes Bananas, dernier portrait d’artiste de la documentariste Marie Losier après les remarqués The Ballad of Genesis and Lady Jaye (2011) et Cassandro the Exotico ! (2018), c’est déjà la longévité inattendue de la carrière de Merrill Nisker, alias Peaches, figure provocatrice associée de manière indélébile au boom electroclash de la fin des années 1990. Tandis…

The Last Showgirl

par Alexandre Moussa

Comme la cigale de la fable, Shelly (Pamela Anderson) se trouve fort dépourvue une fois la bise de la retraite forcée venue. Danseuse historique du Razzle Dazzle, cabaret d’un autre temps sur le point de fermer ses portes, elle est désormais trop âgée pour envisager, comme ses jeunes consœurs, une deuxième carrière dans d’autres shows érotiques. La voilà seule face…

Bridget Jones : Folle de lui

par Alexandre Moussa

Sorti en 2001 au crépuscule d’une décennie d’âge d’or pour la comédie romantique, Le Journal de Bridget Jones injectait au genre une fraîcheur incontestable, symptomatisée par la réinvention jubilatoire du jeune premier Hugh Grant en bellâtre inconséquent et libidineux. Comédie de mœurs à la vulgarité décomplexée, le film – fidèle en cela à l’inspiration de Jane Austen –, avait par moments la…