par
Corentin Lê
« Et si Hitchcock s’était trompé ? » Ce sont les premiers mots et le titre, percutant et provocant, du dernier ouvrage de Pierre Bayard, dans lequel il propose une contre-enquête à celle menée par Jeff (James Stewart), Lisa (Grace Kelly) et Stella (Thelma Ritter) dans Fenêtre sur cour, sorti en 1955. Ce n’est pas la première fois que l’auteur,…
par
Alexandre Moussa
Si le Psychose de Gus Van Sant est en théorie le remake plan par plan de celui d'Alfred Hitchcock, de nombreux points les distinguent. En premier lieu, le jeu de leurs actrices respectives, Anna Heche et Janet Leigh. Dans un article paru dans la revue britannique Screen en 1978, John O. Thompson suggère de transposer à l’étude de l’acteur de cinéma…
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La rédaction
Que retenir du premier film d'Alfred Hitchcock ? Kiyoshi Kurosawa a-t-il trouvé dans l'érotisme la matrice de ses films fantastiques à venir ? Que nous raconte Le Signe du lion sur le cinéma d'Éric Rohmer ? Autant de questions auxquelles nos rédacteurs répondent en revenant sur quelques premiers longs ou courts de cinéastes célèbres, pour y trouver la trace de…
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Josué Morel
La belle actualité de ces dernières semaines autour d’Alfred Hitchcock – avec une rétrospective intégrale organisée à La Cinémathèque Française et la parution de Hitchcock, la totale, dirigé par Bernard Benoliel (édité chez E/P/A) – nous donne l’occasion de revenir sur un pan toujours mal aimé de sa carrière : ses films tardifs. Si Pas de printemps pour Marnie est aujourd’hui…
par
Anthony Moreira
Les Amants du Capricorne est-il bien le « chef-d’œuvre inconnu » que décrivait Jean Domarchi dans les colonnes des Cahiers du Cinéma en 1954 ? On serait tenté de répondre par l’affirmative, tant le film fait preuve de finesse dans son écriture et pousse jusque dans ses derniers retranchements le romantisme hitchcockien. Ce mélodrame, l’un des rares de son auteur, s’articule…
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Clément Graminiès
Lorsque Alfred Hitchcock réalise Rebecca en 1940, son premier film américain, les États-Unis sont sous la coupe d'une censure complexe appelée Code de Production (ou par défaut Code Hays). D'abord sensible à la représentation de la violence au cinéma et sa justification morale (on pense notamment à Scarface de Howard Hawks), la censure exerce une pression plus pernicieuse sur les…
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Ophélie Wiel
On a vu parfois dans Pas de printemps pour Marnie le premier des quelques films mineurs qui devaient achever la carrière du génial Hitchcock. En fait, Marnie est plutôt le chant du cygne de cette même carrière, précédant des œuvres effectivement oubliables (Le Rideau déchiré, Topaze, Complot de famille) si l'on excepte l'étrange et fascinant Frenzy. Le cinéaste anglais en fait presque…
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Gabrielle Adjerad
En 1939, alors qu'il a signé un contrat avec David O. Selznick pour venir travailler aux États-Unis, Alfred Hitchcock entreprend le dernier film de sa période britannique. Il n'y reviendra qu'en 1972 avec Frenzy. Sur une suggestion de l'acteur Charles Laughton, il adapte un roman d'aventures de Daphne Du Maurier, La Taverne de la Jamaïque, qui raconte l'histoire d'une orpheline…
par
François Giraud
La bande-annonce des Oiseaux est un petit chef d’œuvre en soi. Le maître Alfred Hitchcock fait un cours magistral sur la longue relation entre les volatiles et les hommes : ces derniers les chassent, les mettent en cage, en font des chapeaux et les mangent. Lorsque Hitchcock glisse son doigt dans la cage d’un canari et se fait mordre par la…
par
Eva Markovits
Le Rideau déchiré est le point de rupture dans la carrière du grand Alfred Hitchcock. Privé de ses habituels collaborateurs (le chef-opérateur Robert Burks, le monteur George Tomasini et surtout le compositeur Bernard Herrmann à la suite d'une dispute sur la bande originale du film), il est surveillé par le studio Universal qui, après l'échec cuisant de Pas de printemps…
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Benoît Smith
Pas facile de passer après tout le monde pour parler d'un film si présent dans l'héritage de tout spectateur (même celui qui l'ignore). D'un film gorgé de tant de scènes folles, formidables, fondatrices. D'un film sur lequel tant a été écrit, où chaque scène, chaque geste, chaque choix de dialogue, de péripétie et de mise en scène a été si…
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Clément Graminiès
Sorti sur les écrans en 1954 alors que l’industrie cinématographique s’essayait aux prémices de la 3D, Le crime était presque parfait est surtout passé à la postérité pour sa précision clinique à construire – puis déconstruire – l’inépuisable thème du crime parfait. Entre claustrophobie et sadisme, Alfred Hitchcock fait une nouvelle démonstration parfaite du cinéma-jouissance, quelque part entre La Corde…
par
Carole Milleliri
Reconnu comme le spécialiste du suspense au cinéma, Alfred Hitchcock a travaillé avec minutie sur le genre policier tout au long de sa carrière (du film à énigmes au film à suspense, du noir au thriller). Mais le cinéaste se plaisait aussi à explorer d’autres genres et à varier les tons le temps d’un long-métrage. Mais qui a tué Harry…
par
Clément Graminiès
Vingt-deux ans après une première version, Alfred Hitchcock décide de retourner le scénario de L’Homme qui en savait trop. La recette, d’une efficacité sans faille, est la même, à la différence près que le réalisateur, exilé aux États-Unis depuis une quinzaine d’années, bénéficie de moyens autrement plus conséquents. Pour autant, l’œuvre ne se contente pas d’être un remake clinquant adapté…
par
Clément Graminiès
En plein milieu de la Seconde Guerre mondiale, Alfred Hitchcock s'attelle à un nouveau projet au cœur duquel on retrouve des conspirationnistes nazis implantés sur le territoire américain. Sorte de continuité thématique du mineur mais plaisant Correspondant 17 (1940), Cinquième colonne témoigne de l'indiscutable savoir-faire du réalisateur à défaut de complètement emporter le spectateur. Cinquième film de la carrière naissante…
par
Benoît Smith
Réalisé pour la Gaumont-British en 1934, L'Homme qui en savait trop n'est peut-être pas le premier film à suspense d'Alfred Hitchcock, mais certainement le premier où il en a fait un ingrédient essentiel de son cinéma. Ainsi a-t-il institutionnalisé son art de la mise au défi des attentes du spectateur, tout en cultivant en sous-main une vision plus subtile et…
par
Benoît Smith
Le crime, plus ouvertement chez Alfred Hitchcock que chez tout autre cinéaste, est moins objet de rejet qu'il ne précise la réalisation d'un fantasme, celui de tout spectateur de cinéma qui, plus ou moins consciemment, attend qu'il se produise, qu'il soit devant un polar ou un essai méditatif. Non seulement La Main au collet exauce ce souhait dans les premières…
par
Clément Graminiès
Film considéré comme mineur dans la filmographie d'Alfred Hitchcock, La Loi du silence concentre pourtant toutes les thématiques qui ont fait la force de son cinéma : transfert de culpabilité, frustration sexuelle et introspection sont au menu de ce film servi par une magnifique photo et l'interprétation magistrale de Montgomery Clift. La Loi du silence se rapproche de L'Inconnu du…
par
Clément Graminiès
À l'occasion de la rétrospective que la Cinémathèque Française consacre à l'un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma, sir Alfred Hithcock, Critikat vous propose de redécouvrir un certain nombre de textes qui furent écrits depuis cinq ans, notamment à l'occasion de reprises en salles ou de sorties DVD. - 1928 : The Lodger, par Marie Bigorie - 1935 :…
par
Marie Bigorie
De la noirceur d'un fragment de pont en contre-plongée on glisse sur le visage en gros plan d'une jeune femme qui crie. Un corps gît à terre et déjà la foule aux visages horrifiés s'agite autour. Ces trois plans fixes, inauguraux, et d'une efficacité redoutable nous plongent dans la série de meurtres perpétrés à Londres par un criminel fasciné par…