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Marie Bigorie
Jos Stelling, cinéaste autodidacte né à Utrecht aux Pays-Bas, réalise plusieurs longs métrages originaux et fonde en 1981 le festival du cinéma néerlandais d'Utrecht. En 1975, il entre dans la compétition cannoise avec un premier long métrage, Mariken van Nieumeghen. Rembrandt Fecit 1669, réalisé en 1977, ressort sur les écrans à l'occasion de l'anniversaire de la naissance du peintre. Jos…
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Ophélie Wiel, Marie Bigorie, Ariane Beauvillard
George Cukor a connu le muet avant le parlant. Peut-être tirera-t-il de cette expérience, doublée d'un premier parcours artistique au théâtre, l'importance de la direction d'acteurs. Ce qui ne signifie pas que Cukor soit un réalisateur de stars. Il a cependant eu la volonté, tout au long de sa carrière, de Tarnished Lady en 1931 à Riches et célèbres en…
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Marie Bigorie
Consécration commerciale de John Cassavetes, figure de proue du cinéma indépendant américain, Gloria, réalisé en 1980, ressort cette semaine sur nos écrans : belle occasion de nous (re)plonger dans l'œuvre d'un des représentants de la « Nouvelle Vague » américaine. New York City, 1980. Un taxi traverse les rues de Manhattan. À l'intérieur, les yeux de Gena Rowlands toisent le…
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Marie Bigorie
Fritz Lang aurait-il été influencé par Hitchcock ? Entre Rebecca, Spellbound, ces deux œuvres du maître anglais du suspense réalisées en 1940 en 1945 et Le Secret derrière la porte, réalisé par le cinéaste viennois exilé aux États-Unis, existe-t-il un rapport insoupçonné ? Dans les années quarante, les maîtres du grand écran se passionnent pour la question de l'inconscient. La…
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Marie Bigorie
Dans le cadre de la superbe rétrospective consacrée aux films « américains » d'un des plus grands réalisateurs du XXe siècle, le cinéma Le Grand Action nous propose en ouverture de cette belle initiative, La Femme au portrait, chef d'œuvre moins connu, pour ne pas dire méconnu, du réalisateur de Metropolis. Dans cet étrange et envoûtant bijou, Fritz Lang joue…
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Marie Bigorie
Les éditions Potemkine ont la bonne idée de ressortir ce moi-ci en DVD un film trop rare sur les écrans, réalisé par l'un des papes et pères fondateurs du Nouvel Hollywood, Dennis Hopper. Out of the Blue, sorti en France à l'époque sous le titre simplet de Garçonne (on préfère de loin le titre original et ses multiples interprétations), est…
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Marie Bigorie
Installé dans la patrie des John – Ford et Huston – depuis 1936, Fritz Lang s'adonne avec L'Ange des maudits au genre du western. Exilé d'Allemagne et parti à la conquête de l'Ouest américain, le cinéaste viennois dirige dans ce film réalisé en 1952, l'inoubliable "Ange bleu" de Josef von Sternberg, Marlene Dietrich qui, armée de quelques rides et cheveux…
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Marie Bigorie
De la noirceur d'un fragment de pont en contre-plongée on glisse sur le visage en gros plan d'une jeune femme qui crie. Un corps gît à terre et déjà la foule aux visages horrifiés s'agite autour. Ces trois plans fixes, inauguraux, et d'une efficacité redoutable nous plongent dans la série de meurtres perpétrés à Londres par un criminel fasciné par…
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Marie Bigorie
Série B, érigé au rang de film culte, Electra Glide in Blue (du nom des motos Electra Glide de la police routière américaine) est un pur objet de curiosité : seul et unique film d’un producteur de musique, James William Guercio, réalisé pour un petit million de dollars en 1973, cet oiseau rare et hybride s’est fait un nom en…
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Marie Bigorie
Le Bal des vampires, premier film en couleurs du pas-encore-palmé Roman Polanski sort en 1968, coincé entre Répulsion (1964) et Rosemary's Baby (1968). Abonné aux Ours depuis Répulsion (Ours d'argent à Berlin) et Cul-de-sac (Ours d'or), Polanski mêle le comique à l'horrifique dans ce long métrage qui ne se contente pas d'être une simple parodie de film de genre. On…
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Marie Bigorie
Dans un précédent édito, l’équipe de Critikat dressait un constat pas très emballant du premier semestre cinématographique 2008: la rédaction y pointait surtout l’absence d’un véritable coup de cœur. Si, du seul point de vue qualitatif, l’équipe attend encore ardemment le grand film dont nous rêvons tous, le petit monde professionnel du cinéma aura néanmoins connu ces derniers mois plus…
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Marie Bigorie
« Qui soulage l’obstruction soulage la tension. » Véritable remède contre les esprits obstrués et les corps guindés, La Folle Ingénue (Cluny Brown) est la dernière comédie réalisée en 1946 par Ernst Lubitsch, l’ultime retour de flamme d’une filmographie brillante de légèreté et d’ironie. Le titre français rappelle Molière ou Labiche : Charles Boyer joue un intellectuel à l’esprit mordant…
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Marie Bigorie, Vincent Avenel
Est-ce un pari insensé que de réaliser un film sur l’homme sacré le plus mauvais réalisateur de tous les temps ? Sur un cinéaste de surcroît travesti à ses heures perdues, ayant mis ce jour-là pour être plus agile, perruque blonde et pull angora ? Car Edward D. Wood Junior, réalisateur de Glen or Glenda, Bride of the Monster ou…
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Marie Bigorie, Benoît Smith
Dans les années 1970, William Friedkin atteint la consécration commerciale avec deux films majeurs de la décennie : French Connection et L'Exorciste, deux œuvres couvertes d’oscars. Cinéaste un brin provocateur, grand admirateur d'Henri-Georges Clouzot dont il apprécie la capacité à jouer avec les nerfs du spectateur, c'est précisément avec l'échec public de son remake du Salaire de la peur, Le…
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Raphaël Lefèvre, Marie Bigorie
Kitsch volontaire, perversité des rapports humains, fusion démonstrative du réel et de l'imaginaire... Drôle de réalisateur que François Ozon. Cynique ou sincère ? Roublard ou maladroit ? On n'arrivera jamais à se décider. La rédaction essaie quand même de trancher. [POUR] L'Angel d'Ozon est une féministe en puissance (par Marie Bigorie) C'est bien connu, François Ozon déteste les femmes. D'ailleurs,…
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Marie Bigorie
Un réalisateur pour une trilogie : avec Janem Janem («mon âme, mon âme» en français), Haïm Bouzaglo ouvre un cycle et propose trois partis pris de mise en scène. Au cœur d'un pays dans lequel conflits et attentats sont le lot de la vie quotidienne de ses habitants, entre désespoir et insouciance, Janem Janem nous parle de clandestinité et de…
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Marie Bigorie
On y a cru. Puis, on l'a vu. Et là, on n'y croit plus. Le sujet était pourtant épatant : adapter au cinéma l'œuvre best-seller de Patrick Süskind relevait de la gageure. Car d'emblée, une question s'impose : comment interpréter par un langage essentiellement visuel une œuvre qui célèbre l'univers olfactif ? Kubrick, Scorsese, Forman, Tim Burton ou Ridley Scott…
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Marie Bigorie
Né à Belgrade, Stanislav Stanojevic réalise en 1971 un premier long métrage Le Journal d'un suicidé, qui ressort cette semaine sur les écrans. Présenté en 1972 à la "Quinzaine des réalisateurs" de Cannes et dans la sélection "Critiques" du Festival de Venise, Le Journal d'un suicidé fut acclamé par certains ; il n'enchanta pas pour autant la presse de l'époque.…
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Marie Bigorie
Ils ont le poil parfois un peu long, la plume qui gratte et se prennent pour des (demi) dieux. C'est normal(e) (pas toujours Sup') : Emmanuel Bourdieu nous promène dans les couloirs de la Sorbonne et conte les relations ambiguës et mensongères entre des étudiants de Lettres. Tout auréolé de gloire à Cannes, le film a été couvert de prix.…
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Marie Bigorie
Il a magnifié Marlene Dietrich. Il a sublimé Gene Tierney. Onze après L'Ange bleu, Jonas Sternberg alias Josef von Sternberg, Américain d'origine viennoise, délaisse Marlene. Après avoir réalisé en 1932 Shanghai Express en compagnie de son égérie, Sternberg renoue en 1941 avec l'exotisme fantasmatique qui lui est cher et nous plonge au cœur de Shanghai, ville de tous les vices…