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Ophélie Wiel
Pour aller voir un Harry Potter le jour même de sa sortie en salles, il faut de l'abnégation et de la patience: surmonter les ricanements d'adolescents prépubères dans une salle transpirante et bourrée à craquer et s'imaginer (pourquoi pas) que David Yates, déjà responsable du numéro 5, pourrait se révéler grand cinéaste d'un coup de baguette magique relève du chemin…
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Ophélie Wiel
Qui sont les critiques de cinéma, cette espèce de moins en moins rare de journalistes qu'on aime détester, selon la formule consacrée? Avec cette rubrique donnant directement la parole à ses rédacteurs, Critikat cherche à entrer un peu plus avant dans leur intimité, pour découvrir comment l'on passe de "simple" spectateur commentant le film à la sortie de la salle…
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Ophélie Wiel
Riche idée qu'ont eue les cinémas Action en ressortant cette comédie musicale méconnue dans le cadre de leur mini-festival Judy Garland (l'actrice étant décédée depuis quarante ans cette année). Si le duo Judy/Gene Kelly, réuni pour la troisième fois, est pour beaucoup dans la réussite du film, il scelle aussi le sceau d'un étrange passage de témoin : bien que…
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Ophélie Wiel
Les cinéastes qui font l'unanimité sont rares; même les grands maîtres incontestés et réputés intouchables sont parfois victimes d'une fatwa. Qu'on pense ainsi aux critiques de la Nouvelle Vague, qui décidèrent de trancher entre les «bons» cinéastes (souvent américains) et les «mauvais» (souvent français), auréolant les uns d'une gloire qui dure encore et tachant les autres d'une mauvaise réputation qui…
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Ophélie Wiel
Le 62e festival de Cannes est fini: voici venue la traditionnelle heure de récrimination des critiques (dont nous sommes) contre le palmarès, forcément trop injuste, incompréhensible ou carrément idiot. Pour inaugurer une nouvelle rubrique donnant la parole à ses rédacteurs en une question, Critikat a décidé de revenir sur 62 ans de Festival en cherchant à décerner la "pire" Palme…
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Ophélie Wiel
Le sous-titre de cet ouvrage universitaire est plus explicite sur son contenu que le titre lui-même: "Et Dieu créa... la censure." Alors que les spécialistes du cinéma sont si prompts à dénoncer les affres du code Hays hollywoodien, qui sévit des années 1930 à 1960, ou les interdictions ridicules de la censure indienne, toujours en cours aujourd'hui, peu d'entre eux…
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Ophélie Wiel
On tique forcément, à la simple vue des images du film: encore du rose bonbon, des gesticulations hystériques, des robes Chanel et des Manolo Blahnik à ne plus pouvoir regarder une vitrine de magasin sans avoir envie de vomir. On a bien sûr raison de tiquer: Confessions d'une accro du shopping n'a rien à envier à ses grandes sœurs Sex…
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Ophélie Wiel
L'Indien est une véritable figure du western. On peut parler à son sujet d'archétype en ce qu'il constitue un dépassement de la vérité historique (à l'encontre de l'existence de nombreuses et diverses tribus indiennes aux États-Unis) aboutissant à la formation d'un "type" reconnaissable entre tous. Dans son œuvre, le metteur en scène de cinéma se livre à un travail de…
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Ophélie Wiel
De 1945 à 1946, à Nuremberg (Allemagne) se tiennent les procès des grands criminels de guerre nazis (Goering, Hess, Ribbentrop, von Papen, Seyss-Inquart, etc.). La plupart sont condamnés à mort ou emprisonnés à vie. Un an plus tard, en 1947, ce sont les exécutants qui passent devant le tribunal militaire américain, et notamment les juges qui appliquèrent les horribles lois…
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Ophélie Wiel
Qui se ressemble s'assemble: le leitmotiv de l'univers cukorien dont nous nous sommes déjà fait l'écho dans ces colonnes forme le principal intérêt de ce film au demeurant très mineur, qui devait initialement surfer sur le succès du contre-emploi comique de Garbo dans Ninotchka (1940). Ce qui fonctionnait chez Lubitsch se révèle hélas désastreux pour Cukor: la Divine, ridiculisée dans un…
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Ophélie Wiel, Anne-Violaine Houcke
Des quatre-vingts films que réalisa Cecil Blount DeMille (dont les trois quarts sont des muets), un seul – le dernier – lui assure une renommée éternelle: Les Dix Commandements (1956) ou la superproduction biblique la plus diffusée du monde entier. Pour nombre d'entre nous horribles mécréants, Moïse aura toujours le visage barbu de Charlton Heston ouvrant en deux la mer…
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Ophélie Wiel
Que la France redécouvre Satyajit Ray est une bonne nouvelle. Le sacre du grand cinéaste indien au Festival de Cannes 1956, où il reçut une récompense pour son premier long métrage Pather Panchali fut en effet suivi d'une longue période d'ignorance, où les cinéphiles français passionnés de cinéma indien devaient attendre une dizaine d'années avant que ne soient distribués sur…
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Ophélie Wiel
Exit les jeunes tourtereaux au physique de rêve dont la première histoire d'amour sera aussi la dernière ("Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants..."). La comédie romantique du XXIe siècle sera quadragénaire (et même plus si affinités) ou ne sera pas ! Après Something's Gotta Give, où Jack Nicholson et Diane Keaton s'embarquaient pour une nouvelle vie ensemble à…
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Ophélie Wiel
C'est la crise à Hollywood: en panne totale d'inspiration, les scénaristes de Marley et moi ont délaissé les acteurs traditionnels pour se tourner vers le meilleur ami de l'homme, suivis de près par leurs collègues de Palace pour chiens. 1/3 de dialogues en moins à écrire, c'est toujours cela de pris. Les aficionados de 30 millions d'amis et des publicités…
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Ophélie Wiel
L'histoire du cinéma est remplie de mystères: œuvres réussies de cinéastes sans réel talent; ou ratages (parfois complets) malgré une équipe de choc rompue aux succès. Deux têtes folles relève malheureusement du second cas: il y avait pourtant toutes les chances de croire qu'avec la maestria de Richard Quine derrière la caméra, une idée de départ brillante et un casting…
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Ophélie Wiel
Après l'intéressant La Bûche, le gentillet Décalage horaire et l'effroyable Fauteuils d'orchestre, Danièle Thompson, brillante scénariste chez les autres (de La Grande Vadrouille à Ceux qui m'aiment prendront le train), mais médiocre réalisatrice, persiste et signe. Auto-proclamée spécialiste du film choral à la française, elle réunit encore une fois la fine fleur des stars du cinéma hexagonal autour d'un film…
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Ophélie Wiel
Y avait-il des critiques sérieux pour défendre La Folie des grandeurs lors de sa sortie en 1971? Voyait-on dans cette comédie glorifiant l'humoriste numéro 1 en France, Louis de Funès, le symbole de la mort du cinéma, comme les critiques se lamentent aujourd'hui devant le cinéma français dit «populaire»? Gérard Oury n'a jamais eu très bonne presse, en son temps…
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Ophélie Wiel
Saint-Valentin oblige, voici venu le traditionnel flot de comédies romantiques, pour la plupart vouées à disparaître aussi vite qu'elles ont été produites. Minuscule originalité de celle-ci : plutôt que les atermoiements de deux âmes-sœurs qui s'aiment mais mettent 1h30 à se l'avouer, Meilleures ennemies confronte deux femmes, deux candidates au mariage bien sûr, interprétées par deux actrices mignonnes mais assez…
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Ophélie Wiel, Vincent Avenel
Depuis Albert Londres, la profession de journaliste s'enorgueillit de compter dans ses rangs des héros. Pour aller assister au dernier méfait de Gérard Jugnot (nom de crime : le « Choriste ») et Gérard Lanvin (nom de crime : Chevalier Blanc), terroristes de l'humour beauf tricolore, il ne fallait rien moins que deux agents exfiltrés du défunt « peloton de…
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Ophélie Wiel
S'il est quelque chose qu'on ne peut pas reprocher à Baz Luhrmann – plutôt controversé par ailleurs –, c'est sa passion pour le versant mélo du regretté grand Hollywood, déjà évidente dans Roméo+Juliette et exacerbée dans le foldingue Moulin Rouge!, superbe (ou insupportable pour certains) hommage à la comédie musicale. Il faut lui reconnaître aussi une grande culture artistique et…