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Marie Gueden
Alexander, ancien acteur et professeur d’esthétique à l’université, cite au début du Sacrifice (1986) l’expression fameuse d’Hamlet « Words, words, words ! » mettant en évidence la vanité du langage. Sous des auspices bergmaniens (Erland Josephson interprète Alexander, le tournage a lieu sur l’île du Gotland, lieu de résidence du réalisateur suédois, Sven Nykvist, collaborateur de Bergman, est l'opérateur), ce film-hommage est aussi…
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Maël Mubalegh
Andreï Gortchakov (Oleg Yankovski), un écrivain russe, enquête sur un compatriote au destin énigmatique, Pavel Sosnovsky, un musicien qui s’exila en Italie au dix-huitième siècle avant de se suicider. Solitude, exil, désarroi de l’artiste et choc des cultures : tel est le programme que le synopsis de Nostalghia - premier film tourné à l’étranger par Andreï Tarkovski - semble annoncer…
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Marie Gueden
Encore récemment, Lars Von Trier dans Nymphomaniac volumes 1 et 2 (2013), reprenait le plan d’ouverture de Solaris (1972) d’Andreï Tarkovski ainsi que sa musique, le prélude de Bach en fa mineur BWV 639, "Ich ruf’ zu dir, Herr Jesu Christ", joué au clavier électronique sur une proposition d’Artemiev avec lequel collabora pour la première fois le réalisateur. Quoi de…
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Marie Gueden
Que la copie d’Andreï Roublev connaisse aujourd’hui une restauration – et c’est de fait la réalité de la pellicule pour sa sauvegarde – semble un effet de miroir particulièrement signifiant pour le second film de Tarkovski : variation sur le genre soviétique familier qu’est la fresque historique, le film peut être lu à la fois comme une résistance contre l’oppression…
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Marie Gueden
Le titre choisi, Phénomène Stalker, pour le catalogue de l’exposition qui a eu lieu en Suisse autour de Stalker est significatif de la postérité du cinquième film d’Andreï Tarkovski, des jeux vidéos à la musique contemporaine ou techno entre autres. Après 9 versions du scénario, le film fut entièrement retourné car les pellicules Kodak, expérimentales, n’ont pas pu être développées…
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Marie Gueden
« Que celui qui le désire se regarde dans mes films comme dans un miroir, et il s’y verra. Quand le cinéma fixe son idée dans des formes qui ressemblent à la vie, et qu’il se concentre avant tout sur la perception émotionnelle, plutôt que sur la formule intellectuelle du “cinéma poétique“ (…), le spectateur trouve alors le moyen de…
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Arnaud Hée
En sept films de long-métrage, le réalisateur "russe" officiant en URSS a formé une œuvre incomparable portant le cinéma vers des sommets esthétiques et narratifs, mais aussi en matière de pensée et de vision du monde. La tentation d’exhaustivité se heurte à l’extraordinaire densité de la filmographie d’un artiste pour lequel il a fallu sans cesse composer avec des autorités…
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Mathieu Macheret
Les éditions Potemkine et Agnès b. ont réuni en un seul coffret l'œuvre complète du grand cinéaste russe Andreï Tarkovski : sept longs et quatre courts-métrages que nous pouvons désormais tenir entre nos mains. Cette édition ouvre une troisième voie dans la réception de ses films, entre l'admiration béate et le rejet en bloc. Et si Tarkovski, colosse au pied…
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Arnaud Hée
Depuis 2005, les éditions Yellow Now ont pris l’habitude de livrer de petites monographies autour de films majeurs dans la collection Côté films, avec une approche souvent originale. Le Miroir, considéré comme l’œuvre la plus personnelle d’Andreï Tarkovski, avait été oublié jusqu’ici. La chose est désormais réparée par Jean-Christophe Ferrari. L’excellente préface d’Antoine de Baecque, comme souvent à son aise…
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Arnaud Hée
On sait toute l’attention qu’accorde le festival aux lieux ; à leur mémoire, aux déplacements, à leur perception et représentation. Avec des films très variés, aussi bien des classiques que des raretés, cette rétrospective fera le bonheur des arpenteurs. Mille parcours subjectifs, mille trajectoires sont envisageables dans cette invitation à la déambulation. Voici, parmi tant d’autres, une piste russe. De…
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Arnaud Hée
C'est entre Andreï Roublev (réalisé en 1966, sorti seulement en 1971) et Solaris (1972) que Tarkovski décide d'entamer ce Journal, époque à laquelle il prend sans doute pleinement conscience de son positionnement presque déplacé dans le champ cinématographique soviétique : celui d'un artiste libre et absolument sans compromis en terrain plus qu'hostile. Cet ouvrage bénéficiant d'une édition définitive de qualité…