par
La rédaction
Chaque semaine durant le confinement, nos rédacteurs profitent de rediffusions télévisées pour évoquer quelques films marquants. Sonatine, mélodie mortelle de Takeshi Kitano Disponible en replay sur Ciné + jusqu'au 14/05. On s’élève parfois contre les films cultes, en se méfiant de la fascination qu’ils exercent au nom d’une aversion pour les effusions sentimentales. C’est un travers à éviter, et il…
par
Mathieu Macheret, Théo Ribeton
LE TIGRE DU BENGALE (par Théo Ribeton) Avant-dernier film – plus exactement, l’antépénultième et le pénultième, puisqu’il s’agit de deux films – de Fritz Lang, le diptyque indien connaît une réputation d’œuvre si hallucinée, si rêveuse, si ensorcelée qu’on croirait voir projetée sur l’histoire de la cinéphilie toute l’hypnose développée dans les entrailles du film. C’est un Everest ; un…
par
Josué Morel
Dernier film allemand de Fritz Lang avant son exil en 1933 pour Paris puis les États-Unis, Le Testament du docteur Mabuse est resté dans l’histoire du cinéma comme une parabole de la montée du nazisme, le récit racontant comment une organisation paramilitaire tente d’instaurer un nouvel ordre fondé sur la terreur et les écrits d’un homme fou interné (de sorte…
par
Benoît Symphor
Après avoir raconté tour à tour l’histoire du lynchage d’un innocent (Furie), puis les tentatives d’échapper au crime d’un délinquant (J’ai le droit de vivre), Fritz Lang revient sur le thème de l’impossible intégration du criminel au sein de la communauté. Casier judiciaire, qui clôture ce cycle, constitue une réflexion inégale mais digne d’intérêt sur les fondements et les manques…
par
Ophélie Wiel
L'assassinat en juin 1942 par des résistants tchèques de Reinhard Heydrich, bourreau de la Tchécoslovaquie et l'un des plus fidèles serviteurs du régime nazi, est rarement relaté par les manuels d'histoire, déjà bien occupés à retenir les terribles faits de cette époque noire de l'humanité. En 1943, elle marque pourtant l'esprit de deux grands génies du cinéma allemand exilés aux…
par
Nicola Brarda
Alors qu'un journaliste est assassiné dans sa voiture, le commissaire Kras reçoit l'appel d'un voyant, Peter Cornelius, qui l'avertit du crime. L'assassinat s'avère être le dernier cas d'une suite de meurtres non résolus, dont le seul point commun tient au fait que les victimes aient fréquenté l'hôtel Louxor, et à un modus operandi qui rappelle étrangement celui du Docteur Mabuse,…
par
Eva Markovits
Combinant film d'espionnage, film de propagande antinazi et drame amoureux, Cape et Poignard, film quelque peu oublié de la filmographie de Fritz Lang, est décevant dans son ensemble mais contient quelques beaux passages. Interrompant sa collaboration psychanalytique avec Joan Bennett qui avait donné naissance aux géniaux La Femme au portrait (1944) et La Rue rouge (1945), Fritz Lang retourne au…
par
Benoît Smith
Même des repères humains et sociaux apparemment simples (la démocratie : le Bien ; le nazisme : le Mal) ne pouvaient satisfaire un esprit aussi peu simpliste que celui de Fritz Lang, artiste foncièrement et cruellement lucide sur ses semblables, et surtout pas enclin à transiger avec sa vision au nom de la frilosité des studios. Ainsi, alors même qu'il…
par
Ophélie Wiel
En 1945, fort de son premier véritable succès américain, La Femme au portrait, Fritz Lang peut produire lui-même avec le même trio d'acteurs un remake qui lui tient à cœur, celui de La Chienne de Jean Renoir, un cinéaste que Lang admire tant et si bien qu'il adaptera un autre de ses grands succès quelques années plus tard, La Bête…
par
Benoît Smith
Où il est prouvé que le remake hollywoodien n'est pas toujours - ou n'a pas toujours été - une affaire d'argent et de notoriété faciles. Admirateur de Jean Renoir, Fritz Lang se paya le luxe de reprendre à son compte deux des films du Français : La Rue rouge (1945) refaisait La Chienne, et Désirs humains (1954), La Bête humaine.…
par
Marie Bigorie
Fritz Lang aurait-il été influencé par Hitchcock ? Entre Rebecca, Spellbound, ces deux œuvres du maître anglais du suspense réalisées en 1940 en 1945 et Le Secret derrière la porte, réalisé par le cinéaste viennois exilé aux États-Unis, existe-t-il un rapport insoupçonné ? Dans les années quarante, les maîtres du grand écran se passionnent pour la question de l'inconscient. La…
par
Benoît Smith
Une partie de puzzle touche à son terme. Rendue publique en 2010, une version quasi intégrale - deux heures trente - du classique de la science-fiction Metropolis s'offre à présent à nos yeux, séparée seulement par une poignée de minutes de l'œuvre originale achevée par Fritz Lang en 1927. Évidemment, c'est une aubaine pour les cinéphiles, pour les registres, pour…
par
Marie Bigorie
Dans le cadre de la superbe rétrospective consacrée aux films « américains » d'un des plus grands réalisateurs du XXe siècle, le cinéma Le Grand Action nous propose en ouverture de cette belle initiative, La Femme au portrait, chef d'œuvre moins connu, pour ne pas dire méconnu, du réalisateur de Metropolis. Dans cet étrange et envoûtant bijou, Fritz Lang joue…
par
Marie Bigorie
Installé dans la patrie des John – Ford et Huston – depuis 1936, Fritz Lang s'adonne avec L'Ange des maudits au genre du western. Exilé d'Allemagne et parti à la conquête de l'Ouest américain, le cinéaste viennois dirige dans ce film réalisé en 1952, l'inoubliable "Ange bleu" de Josef von Sternberg, Marlene Dietrich qui, armée de quelques rides et cheveux…
par
Benoît Smith
Que les Friedkin, M. Mann, créateurs de séries comme The Shield et autres pourvoyeurs en personnages de serviteurs de la loi au bord du crime pour le cinéma et la télévision ne l'oublient jamais : à ce monsieur-là, à son traitement implacable des questions du bon droit et de la culpabilité, ils doivent beaucoup. Mais la ressortie bienvenue en copies…
par
Clément Graminiès
Tout comme House by the River édité en DVD il y a quelques semaines, Espions sur la Tamise fait partie de ces films oubliés de Fritz Lang qu'il convient pourtant de redécouvrir. Agrémenté d'un bonus où Jean Douchet commente la figure du héros "langien", Espions sur la Tamise est avant tout un témoignage de son époque, réalisé en 1944, au…
par
Clément Graminiès
Film méconnu, voire oublié de l'abondante filmographie de Fritz Lang, House by the River, réalisé en 1950, est de ces films dits "mineurs" qui méritent pourtant qu'on les redécouvre aujourd'hui. En bonus de cette belle édition, on retrouve en plus un entretien exclusif et passionnant entre Fritz Lang et William Friedkin. Réalisé en 1950, House by the River n'a jamais…
par
Marie Bigorie
Sur les écrans du Grand Action ressort cette semaine une curiosité: Le démon s'éveille la nuit, film réalisé par Fritz Lang en 1951, et considéré comme mineur dans l'éclectique filmographie du cinéaste. Aux quelques séquences d'ouverture spectaculaires tournées dans un style documentaire, succède le scénario d'un drame passionnel un peu décevant. Des mouettes se posent sur la mer tandis que…
par
Claudine Le Pallec Marand
Cinéaste humaniste marqué par les persécutions nazies en Allemagne et les persécutions politiques du maccarthysme aux États-Unis, sa terre d'exil, Fritz Lang a beaucoup tourné de films noirs rejouant le combat de David contre Goliath entre l'individu (désigné) coupable et la soif de vengeance des hommes et des institutions. L'originalité de La Femme au gardénia est de placer une femme…