par
Mathieu Macheret, Théo Ribeton
LE TIGRE DU BENGALE (par Théo Ribeton) Avant-dernier film – plus exactement, l’antépénultième et le pénultième, puisqu’il s’agit de deux films – de Fritz Lang, le diptyque indien connaît une réputation d’œuvre si hallucinée, si rêveuse, si ensorcelée qu’on croirait voir projetée sur l’histoire de la cinéphilie toute l’hypnose développée dans les entrailles du film. C’est un Everest ; un…
par
Théo Ribeton
Un festival de cinéma n’en serait pas un sans son film à pitch sorti de nulle part, petit trublion posé en sélection parallèle et dont le concept mi-fumeux, mi-génial éveille un peu partout des sourires amusés, voire carrément des enthousiasmes passionnés. Bref, Grave est sans nul doute ce film-là, celui qui a déjà gagné son match avant même sa projection,…
par
Théo Ribeton
Franco-Cambodgien déjà auteur d’un documentaire remarqué (Le Sommeil d’or, sur la disparition du cinéma sous les Khmers rouges) et d’un court-métrage sélectionné en Quinzaine des réalisateurs (Cambodia 2099, dont le titre dit bien l’espèce de futurisme feutré qu’on retrouve magnifié dans celui-ci), Davy Chou signe avec Diamond Island sa toute première fiction en long-métrage, sous des auspices poliment weerasethakuliennes. On…
par
Théo Ribeton
Suivi avec fidélité par Critikat (lire notre compte-rendu de l'édition 2015), le festival Côté court fêtera cette année ses 25 ans, du 15 au 25 juin dans son foyer de toujours, le Ciné 104 à Pantin (93). 25 ans, âge adulte : on ne peut s'empêcher de voir ici et là dans la programmation des transferts de génération, avec en…
par
Théo Ribeton
Né en Irak, émigré en France à l’âge d’entrer à l’université et d’y recevoir les cours de Jean Rouch, Serge Daney et Éric Rohmer, Abbas Fahdel a vécu toute l’histoire contemporaine de son pays dans la douloureuse situation de l’exilé, faisant sa vie à Paris, ne revenant qu’irrégulièrement dans son pays d’origine, et souvent pour le filmer. Auteur coup sur…
par
Théo Ribeton
par
Théo Ribeton
Il pourrait être déplacé de faire remarquer une fois de plus à quel point Lussas, de toutes les gares desservies par le petit convoi annuel du documentaire d’auteur, est certainement la plus campagnarde. Mais c’est que la situation reculée du festival ardéchois force d’autant plus le respect qu’elle a ménagé un surprenant climat d’autarcie en inventant une sorte de pays…
par
Arnaud Hée, Théo Ribeton
L'estival festival au bord du majestueux lac Majeur est tout de même très particulier. C'est une manifestation prestigieuse où, en se rendant tranquillement dans une des nombreuses salles provisoires prenant place dans un gymnase agrémenté de chaises en plastique inconfortables, on peut tomber sur Michael Cimino (et l'absolue étrangeté de son apparence physique) se livrant à une sorte de one…
par
Théo Ribeton
Le premier film en langue anglaise de l’Italien Matteo Garrone s’apparente hélas à un saut dans le vide. Pénétrant l’imaginaire du conte pour y entrecroiser une poignée de récits (a priori inconnus, du moins chez nous : tout provient d’un obscur recueil italien du XVIIe), Tale of Tales n’en tire qu’une grosse tambouille visqueuse. Des rois, des princesses, des sorcières,…
par
Théo Ribeton
Primé il y a quelques années en sélection «Un certain regard» pour Después de Lucía, Michel Franco fait avec Chronic son entrée en compétition officielle. Avec ce premier film en langue anglaise, le réalisateur mexicain n’a pas perdu son goût pour un cinéma exclusivement consacré au supplice physique et moral de ses personnages (accessoirement de son public), qui fait son…
par
Théo Ribeton
Sicario n’est pas à proprement parler un objet cannois. Au sein d’une sélection dont le mot d’ordre semble être celui du grand auteur en sous-régime (à la libre interprétation de chacun : en ce qui me concerne, c’est l’effet que m’ont fait les Moretti, Jia et d’autres encore), lui doit jouer la carte de l’outsider impeccablement fuselé, le polar sans…
par
Théo Ribeton
On croirait, à lire les prémisses de La Loi du marché, qu’il y est question de dilemmes. Un homme d’une cinquantaine d’années, dos au mur, en période de chômage prolongé, la fin de droits approchant, et un enfant handicapé à sa charge, décroche in extremis un poste d’agent de sécurité dans une grande surface. À la surveillance des clients du…
par
Théo Ribeton
C’est la seconde fois que Todd Haynes fait sonner les violons du mélodrame pour raconter des amours malmenées par les tabous sociaux : en 2002, c’était Loin du paradis, et d’un côté l’homosexualité secrète d’un homme de l’aristocratie industrielle, de l’autre l’amour inavoué de son épouse pour son jardinier noir. Avec Carol, le réalisateur de I’m Not There se penche…
par
Théo Ribeton
Patatras, voilà l’affreux : Tale of Tales, saut dans le vide de l’Italien Matteo Garrone, est une grosse tambouille visqueuse qui pénètre l’imaginaire du conte pour y entrecroiser une poignée de récits (a priori inconnus, du moins chez nous : tout provient d’un obscur recueil italien du XVIIe). Des rois, des princesses, des sorcières, des métamorphoses, mais aussi et surtout…
par
Théo Ribeton
La Sélection commence par un film dont on connaît déjà le programme : c’est le genre mauvaise graine, le film de garçon agité, du cinéma social dans sa veine bagarreuse et héroïque. Parce qu’il faut bien les citer, on mentionnera d’emblée les Pialat, Dardenne, et bien sûr un troisième venu d’un autre terreau, à savoir Xavier Dolan et son Mommy,…
par
Théo Ribeton
Du 10 au 20 juin, le Ciné 104 de Pantin (93) accueille la 24e édition du festival Côté Court, étape incontournable de la fine fleur du court-métrage national. Trois sélections à découvrir : une compétition fiction, une compétition expérimentale, auxquelles vient s'adosser un panorama non compétitif des productions de l'année. Du côté des focus et des rétrospectives, le festival fera…
par
Théo Ribeton
Pour sa première année sans son "papa" Gilles Jacob (qui avait créé la sélection en 1978 et a cédé la casquette de président à Pierre Lescure pour cette édition 2015), la sélection Un certain regard présentera 19 films soumis à un jury présidé par Isabella Rossellini, dont la mère Ingrid Bergman est d'ailleurs l'égérie de ce 68e festival. Les cinéphiles…
par
Théo Ribeton
Comme le veut la coutume, c'est au Forum des Images qu'on découvrira les films présentés lors de la 47e Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Année de choix pour la sélection d'Édouard Waintrop, qui l'a vue pratiquement voler la vedette au tapis rouge du Grand Palais en accueillant plusieurs films pressentis pour la Sélection Officielle (notamment ceux d'Arnaud Desplechin et Miguel…
par
Théo Ribeton
D’abord, lâchons le mot : « mumblecore ». Moins une mouvance qu’un label, le terme s’est référé dans la deuxième moitié des années 2000 à une petite famille de films indépendants, réunie autour du festival South by Southwest d’Austin (un petit frère de la grande foire indé de Sundance) et de quelques réalisateurs qui y passaient alors presque tous les…
par
Théo Ribeton
Chose étonnante : l’œuvre du romancier Thomas Pynchon, figure de la modernité littéraire américaine en activité depuis un demi-siècle, n’avait jamais été adapté au cinéma. Œuvre digressif, dense, extravagant, propre à impressionner les réalisateurs mais sans doute ne faut-il justement pas s’étonner que Paul Thomas Anderson, rompu aux enchevêtrements narratifs en tous genres, ait franchi le pas le premier –…