par
Adrien Mitterrand Munch
Le « Shikun » que désigne le titre, un grand immeuble situé dans la ville israélienne de Beer-Sheva, constitue le cadre principal du dernier film d’Amos Gitaï. Le cinéaste en arpente les parties communes et y fait déambuler des personnages plongés dans des discussions du quotidien. Circulant parmi eux, une femme seule (Irène Jacob) récite des extraits de Rhinocéros d’Eugène Ionesco, la…
par
Chloé Cavillier
Depuis l’intérieur du tramway où se déroule l’action, la ville est absente du cadre ou apparaît tel un tableau abstrait sous l’effet du bokeh nocturne. En cherchant à faire le portrait de Jérusalem sans qu’on la voie, le dernier film d’Amos Gitaï met en place un programme a priori original et ambitieux, qu’il échoue à remplir en donnant le sentiment…
par
Adrien Mitterrand Munch
En 1982, Amos Gitaï réalisait le documentaire Journal de campagne, dans lequel il sillonnait les territoires palestiniens occupés par Israël pour y filmer les tensions du quotidien. Son but était de s’intéresser aux civils de Cisjordanie et de la bande de Gaza tout autant qu’aux soldats israéliens, afin de capter la colère des uns, et la position intenable des autres.…
par
Olivia Cooper Hadjian
Aux côtés de fictions aux parti-pris formels affirmés, on trouvait dans la programmation de la Quinzaine des réalisateurs À l’ouest du Jourdain, un film à la forme très conventionnelle qui ne serait sans doute pas arrivé en sélection s’il n’était signé Amos Gitaï. Ce n’est pas la première fois que l’on trouve à la Quinzaine l’une ces productions qui donnent…
par
Marie Gueden
Près de 60 ans séparent le film d’Amos Gitaï Tsili présenté à la précédente édition de la Mostra du drame de la Shoah, traité par la figure d’une jeune fille juive réfugiée dans la forêt, soit par une sorte de gros plan et de contrechamp. Dans Rabin, the Last Day, seuls 20 ans séparent l’assassinat du premier ministre israélien le…
par
Marie Gueden
Tsili, le nouveau film d’Amos Gitaï, tiré du roman d’Aharon Appelfeld, est consacré au récit d’évasion mais surtout de survie d’une jeune fille juive dont c’est le nom au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Le dispositif choisi place le point de vue individuel sous des auspices universel et mythique, travaillant le passage de la perte de l’enfance à celui…
par
Josué Morel
Présenté hors compétition, Tsili confirme l’appétence du Festival pour les grands sujets – il s’agit ni plus ni moins du troisième génocide évoqué depuis le début de cette édition ! Pourtant Amos Gitaï parvient, seulement pendant un temps, à mener son film centré sur la survie d’une jeune juive orpheline pendant l’Holocauste hors des sentiers attendus. Le premier quart d’heure,…
par
Benoît Smith
Ana Arabia présente une double singularité dans la filmographie d'Amos Gitaï. Dans ses explorations de la société israélienne et de son lien à la terre, le cinéaste ne s'est jamais autant approché de la communauté arabophone. Surtout, aucun de ses autres films n'a ressemblé à ce point à un film de performance formelle. Long d'une heure et vingt-quatre minutes, il…
par
Benoît Smith
Les rumeurs étaient inquiétantes. Il se murmurait que le nouveau film d'Amos Gitaï, long d'une heure et vingt-quatre minutes, avait été tourné en un seul plan-séquence. Quoi ? Le réalisateur emblématique du cinéma israélien se serait laissé aller à la performance de mise en scène (qui ne serait même plus novatrice) et au coup de pub festivalier ? Fausse alerte,…
par
Sarah Elkaïm
Dans son dernier film, Amos Gitaï entend entreprendre un voyage sur les traces entrelacées de la mémoire de son père, de l'architecture bauhausienne, de l'utopie "kibboutzine", des liens entre un père et son fils et des rapports entre architecture et cinéma. Si la démarche était passionnante sur le papier, à l'écran, elle ne parvient guère, sous des images aux registres…
par
Sarah Elkaïm
On attendait le nouveau Amos Gitaï avec impatience. Il avait décidé de mettre "Israëlpalestine" entre parenthèse, pour, selon ses termes, "avoir affaire au cinéma, sans l’ombre portée de la situation politique du Moyen-Orient". Et quel cinéma ! Son magnifique Roses à crédit, découvert en projection presse, est une splendide adaptation du roman d’Elsa Triolet. Léa Seydoux sublimée par la lumière…
par
Flavien Poncet
Après un coffret sur l’hexalogie des "territoires" et sur la trilogie de "l’exil", Arte Éditions poursuit sa publication des films de Gitaï. Consacré à la trilogie de «la ville», le nouveau coffret Amos Gitaï permet de revoir les DVD, déjà disponibles chez MK2, de Devarim (1995), Yom Yom (1998) et Eden (2001). Accompagné d’un fascicule composé d’extraits d’entretiens entre le…
par
Mathieu Macheret
Peu de cinéastes, ayant débuté leur carrière à l’orée des années 1980, peuvent aujourd’hui prétendre avoir construit une œuvre aussi vaste et complète que celle d’Amos Gitaï. Celui-ci n’a, depuis près de vingt ans, laissé aucune année calendaire sans nouveau film. Plus tard tu comprendras vient remplir la 39e place d’une filmographie touche-à-tout, partagée entre fictions et documentaires, grand style…
par
Claudine Le Pallec Marand
Inlassable exégète cinématographique de l’histoire d’Israël, Amos Gitaï, longtemps exilé, pense l’histoire contemporaine au cinéma. Toujours menacé de noyer son cinéma sous des figures, il réussit ici un film précieux grâce aux incarnations protéiformes du désir (de sexe, d’amour, de terre, de sens) jusqu’au fanatisme religieux. Malgré les affinités évidentes du cinéaste israélien avec les figures de l’engagement (dont témoigne…
par
Arnaud Hée
Pour son 60e anniversaire, le festival de Cannes convoque ses champions palmés ou primés autour d'un thème : la salle de cinéma. 33 courts-métrages de 3 minutes défilent, indépendants les uns des autres, simplement liés par cette seule thématique. Alors ? Inégal forcément, c'est la règle. Mais beaucoup de cinéastes ont à dire, à transmettre et donnent à penser sur…
par
Vincent Avenel
C'est avec un regard européen que le cinéaste Amos Gitaï aborde le troisième mouvement de sa saga d'une maison à Jérusalem, avec les yeux de ceux qui ne vivent pas le conflit entre Israël et la Palestine au quotidien. L'objectivité dont le cinéaste se targue permet de poser un constat terrible : même sans torts ni raisons, ni sans intégrisme…
par
Sarah Elkaïm
Dans Free Zone, le plus populaire des réalisateurs israéliens tire parti d'un lieu de neutralité, la «free zone» jordanienne où l'on peut commercer en toute liberté, pour raconter les possibilités d'échanges entre Palestiniens et Israéliens. Toujours nuancé, son propos qui démontre que la route est longue pour atteindre cette zone de liberté à laquelle aspire tant le Moyen-Orient n'est cependant…
par
Florie Delacroix
Description hétéroclite du «bordel» de la vie, Terre promise d'Amos Gitaï dénonce à grands mouvements de caméra et de scènes chocs la «traite des Blanches» organisée par les réseaux de prostitution en Israël. Si le réalisateur nous livre certes un autre regard sur ce pays, une vérité plus souterraine et originale, c'est surtout une impression de désorientation oppressante et réductrice…