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Arnaud Hée
Damián Szifrón est sans doute le principal invité surprise de cette compétition officielle. Argentin, moins de 40 ans, deux films à son actif (le dernier réalisé en 2005), il joue aussi le rôle de l'inconnu. Alors on a envie d'y croire, à son amusant préambule où les passagers d'un avion se rendent compte peu à peu qu'ils sont tous liés…
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Arnaud Hée
Winter Sleep : 3h16. Voilà un programme qui tient apparemment du (début de) marathon festivalier. Et quand on découvre lors du premier plan une silhouette perdue dans les majestueux paysages de Cappadoce, on craint quelque peu de partir pour un long menu de cartes postales contemplatives magnifiant les formations géologiques singulières que le tourisme a poétiquement nommé « cheminées de fées » –…
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Théo Ribeton
Premier jour de compétition, et déjà un grand film : Timbuktu, œuvre captivante sur l’espace commun et le souffle de la rumeur, qui ne s’ébruite pas dans les couloirs mais siffle doucement entre les dunes ; avec une délicatesse et un raffinement qui pourraient l’ériger en Inconnu, cette fois-ci pas du lac, mais du désert. Certes, Timbuktu est en premier…
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Clément Graminiès
Ce jeudi 17 avril 2014 à 11h fut dévoilée la liste des films sélectionnés en compétition officielle. Le jury, présidé par la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, devra départager dix-sept longs-métrages. Parmi eux, on retrouvera comme d'habitude des cinéastes déjà palmés : les frères Dardenne avec Deux jours, une nuit, Mike Leigh avec Mr Turner ou encore Ken Loach avec Jimmy's…
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Arnaud Hée
Dimanche à Cannes, pas de repos pour les braves : c'est rattrapage, avec la reprise des films de la compétition. Direction les frères Coen, dont la présentation le week-end dernier semble déjà appartenir à une époque lointaine – comme on dit ici : beaucoup d'eau est depuis tombée sur la Croisette. J'en ai globalement entendu le plus grand bien d'Inside…
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Arnaud Hée
Polanski a mis en scène le masochisme du festivalier – par exemple s'acharner à se coucher (trop tard) et à se lever (trop tôt) pour aller voir La Vénus à la fourrure; la veille, certains auront pu éventuellement se reconnaître à l'écran dans les personnages d'Only Lovers Left Alive: teint blême, yeux profondément cernés, masqués par des lunettes de soleil,…
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Arnaud Hée
Les jours et les films défilent, ce matin la compétition officielle a livré son dernier film, La Vénus à la fourrure de Roman Polanski. Pour le dire franchement, contrairement à d'autres, on n'attend pas fébrilement le "dernier Polanski", et nous n'avions pas tort. Comme le réveil est encore proche, on se frotte les yeux afin de savoir si l'on est…
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Arnaud Hée
On découvrait de bon matin l'un des films les plus attendus de cette compétition, considéré par certains comme l'un des favoris pour la Palme d'or. Comme son titre l'indique, James Gray suit ici la trajectoire d'un immigrant – au singulier et au féminin. Accueillie comme il se doit par l'avenante statue de la liberté, Ewa (Marion Cotillard) débarque de Pologne…
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Julien Marsa
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Arnaud Hée
Il se pourrait que la fâcherie contre Abdellatif Kechiche, après l'épouvantable Vénus noire, ne soit que temporaire, et que l'on se réconcilie avec lui à un degré que l'on ne soupçonnait peut-être pas. Les jours du festival défilent et l'on commençait à s'impatienter en se demandant quand allait enfin débouler un (ou «le») film dont on ressortira vraiment ébranlé, étonné,…
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Mathieu Macheret
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Olivia Cooper Hadjian
Une route de campagne chinoise. Un homme en scooter est stoppé par des fripouilles qui, arme au poing, tentent de le détrousser. Moment de stase. Détonation : en un rien de temps, le conducteur a sorti sa propre arme et transpercé le corps de son agresseur. Non loin de là, dans la ville de Shanxi, alors que la police recherche…
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Arnaud Hée
Takashi Miike revient en compétition officielle, deux ans après Hara-Kiri, mort d'un samourai, remake pas inintéressant du superbe film de Kobayashi, notamment par le travail de rétention de la violence de la part d'un cinéaste plutôt porté sur la frontalité. Shield of Straw ne se situe pas à l'époque impériale mais dans le Japon contemporain. Le cinéaste formule un prologue…
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Olivia Cooper Hadjian
Alex van Warmerdam ne fait pas partie des habitués des sélections cannoises – parmi ses huit longs métrages, seul Le P’tit Tony fut présenté à "Un certain regard" en 1998. Malgré la récente ressortie de l’un de ses chefs-d’œuvre, Les Habitants, la présence de Borgman en sélection officielle fut donc une heureuse surprise. En vingt ans, le cinéaste néerlandais n’a…
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Théo Ribeton
Jimmy P. (sous-titré « Psychothérapie d’un Indien des plaines » d’après l’ouvrage original) marque le retour d’Arnaud Desplechin sur la figure de Georges Devereux, déjà librement esquissée dans Rois et reine où le thérapeute de Mathieu Amalric, bien qu’incarné par une femme noire, prenait le nom de l’anthropologue. Inversion des rôles : le Blanc reprend la panoplie du savant –…
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Arnaud Hée
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Camille Pollas
Il y a des faits et il y a des formes. Taxé d’être incompréhensible, le dernier film de Carlos Reygadas, Prix de la mise en scène, possède pourtant un fil narratif principal sibyllin dont il n’est pas nécessaire de révéler l’issue. Un couple bourgeois, son domaine et ses petits employés. Un peu de leurs milieux, leurs quotidiens, leurs vécus. Puis…
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Arnaud Hée
Alors que l'heure semble à la blague du côté de La Croisette, on ne va pas se priver d'un petit plaisir. Visiblement le jury n'a pas vu les mêmes films ; d'ailleurs, ce n'est pas tout à fait faux. Le temps étant précieux à Cannes, je n'ai pas souhaité en perdre, et donc renoncé à faire la queue pour Jagten…
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Arnaud Hée
Deuxième sélection en officielle à Cannes pour Sergei Loznitsa avec Dans la brume, après My Joy en 2010. Bien entendu, il a fallu que cette grande figure du documentaire (La Colonie, Fabrika, entre autres) se pique de fiction pour monter les marches. Petit aparté : le cinéma documentaire est véritablement maltraité dans le plus grand festival du monde. Quand ce…
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Arnaud Hée
Belle fête de clôture hier à la Villa Critikat, les dernières bouteilles de mousseux (Clairette de Die et Crémant d’Alsace) sont parties, ne reste même plus le moindre gâteau sec, tout le monde a apprécié son précieux effet éponge. C’est samedi, on croirait que c’est fini. Mais non. On éprouve même une certaine appétence pour le nouveau film de Jeff…