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Mathieu Macheret
C’est la banqueroute pour tout le monde. Pour Elliot, forcé de quitter New York City pour revenir vivre chez ses parents, dans une petite bourgade du nord de l’État. Pour ses parents, écrasés par les dettes et qui n’entretiennent plus qu’avec des bouts de ficelles un motel sale et désespérant. Elliott s’active, s’engage sur tous les fronts pour tenter un…
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Mathieu Macheret
Après le film de mecs signé Jacques Audiard, voici le film de gonzesses par Jane Campion. Trêve de plaisanterie. Il est devenu très facile de tomber sur le pif de la cinéaste néo-zélandaise, palmée pour son irritante Leçon de piano. Tout le monde s’entend assez bien sur le terme qui règle son cas en moins de deux et qu’on ne…
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Mathieu Macheret
Dès le troisième jour du festival, on ne parlait déjà plus que de lui. La projection d’Un prophète avait presque tué dans l’œuf toute compétition. C’était sûr : celui-là repartirait récompensé, sinon palmé. Le cinéma de Jacques Audiard retrouvait avec ce film taillé pour la gloire, habité d’un bout à l’autre par l’ostensible volonté de faire date, le large consensus…
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Marion Pasquier
L'absence du palmarès de The Time that Remains est une grande déception. Sept ans après Intervention divine, le Palestinien Elia Suleiman propose un film dense d'une grande beauté. Il a pour base les carnets du père du cinéaste, engagé dans la résistance en 1948, et les lettres que sa mère écrivait à ceux de la famille qui avaient quitté le…
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Mathieu Macheret
L’une des trois purges de la compétition officielle (avec Antichrist de Lars Von Trier et Enter the Void de Gaspar Noé) est une adaptation coréenne d’un roman d’Émile Zola, Thérèse Raquin. Soit l’histoire d’un couple adultère qui, pour vivre pleinement sa passion physique, assassine un mari gênant. Présentée comme cela, la chose attise la curiosité. Sauf qu’ici, la visite rendue…
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Mathieu Macheret
Nuits d’ivresse printanière du Chinois Lou Ye aurait pu se faire bouffer par son audacieux enjeu de représentation. L’homosexualité masculine – un tabou encore très sensible en Chine – est typiquement le genre de « sujet de société » susceptible de voler la vedette aux personnages, au récit. Et filmer un « sujet », franchement, il n’y a rien de…
par
Mathieu Macheret
Fish Tank de la Britannique Andrea Arnold s’avère bien moins minable que son précédent long-métrage Red Road, présenté en compétition en 2006. La réalisatrice s’est dégoté une interprète extraordinaire – en la personne de Katie Jarvis, inconnue – sur les épaules de laquelle tient tout le film. Mia évolue dans le morne paysage des blocs de béton, une cité comme…
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Vincent Avenel
À qui fait référence le titre du dernier film de Marco Bellocchio, « Vincere » (« vaincre ») ? À Mussolini bien sûr, qui fit de ce mot son leitmotiv pour la conquête du pouvoir. Mais Vincere n’est pas un film sur Mussolini, encore moins sur le fascisme : l’Histoire arrive dans le film comme conséquence de la petite histoire,…
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Anne-Violaine Houcke
Marguerite Muir achète des chaussures. Tant de formes, tant de couleurs. Son choix s’arrête sur une paire. En sortant du magasin, elle se fait voler son sac, rend ses chaussures, reviendra peut-être les acheter. Édouard Baer, en voix off, introduit ce récit sans queue ni tête. Georges Palet trouve le portefeuille, et s’intéresse à cette femme à l’air si triste…
par
Anne-Violaine Houcke
Le premier plan invite le spectateur à entrer dans le film – « ENTER » – pour lui faire vivre une expérience psychédélique hallucinogène, une plongée dans le monde tokyoïte de la drogue et du sexe. Quand Oscar était enfant, il avait promis à sa sœur Linda de ne jamais l’abandonner, même s’il mourait. Suite à une descente de police,…
par
Vincent Avenel
Sur l'écran massif du palais des festivals s'affichent, austères, les petites lettres sans fioritures du générique du Ruban blanc de Michael Haneke. Le ton est donné, et il est à l'austérité. Ainsi, deux heures et demie durant, le réalisateur de Funny Games va décrire avec minutie le quotidien d'une petite ville rurale de l'Allemagne pré-première guerre mondiale. Qui sont donc…
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Vincent Avenel
Trois ans après avoir décroché la palme avec le controversé Le vent se lève, revoici Ken Loach sur la croisette. Controversé, parce que si certains y voyaient une sorte d’œuvre-compendium de la filmographie de Loach (et qui pouvait éventuellement, à ce titre bâtard, prétendre à la palme), d’autres vilipendaient le pathos omniprésent. Autant dire que le nouveau film de Loach…
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Vincent Avenel
Peut-on huer un film sélectionné à Cannes ? La question était posée par de nombreuses personnes sur la croisette, alors que se répandait la rumeur : le nouveau film du réalisateur de John John, Brillante Mendoza, avait certes été applaudi – le consensus étant ce qu’il est, mais également sifflé, hué, avait vu des spectateurs quitter la salle au son…