Jours de Mostra
par Ariane Beauvillard, Arnaud Hée
Une semaine à la Mostra, une belle moisson de films, quelques photographies.
par Ariane Beauvillard, Arnaud Hée
Une semaine à la Mostra, une belle moisson de films, quelques photographies.
par Arnaud Hée
Retour subjectif sur cette très belle édition qui s’est déroulée sur le Lido du 1e au 11 septembre. Le dénouement de la 67e Mostra est en quelque sorte l’inverse de l’édition cannoise 2010, où la compétition fut piteuse, mais le palmarès enthousiasmant, Palme d’or en tête. Entre ces deux options, inutile de préciser où va notre préférence. Décadence et grandeur…
par Mathieu Macheret
par Mathieu Macheret
Non. Que la longue fresque de Mario Martone aborde le Risorgimiento sous l'angle opposé à la grande communion nationale – redoutée – ne suffit pas à la rendre intéressante, ni même "regardable". Le renversement du mythe national, passé au crible du scepticisme et d'un partage des torts nuancé, ne sauve aucunement le film de son indécrottable indigence. L'unification de l'Italie…
par Arnaud Hée
1) Lundi 6 septembre, sala Volpi, projection du film interrompue en raison d'un problème technique. 2) Jeudi 9 septembre, programmation d'une séance de rattrapage dans la sala Perla. 3) Il aurait été dommage de passer à côté. Dans Below Sea Level – Grand Prix de Cinéma du Réel en 2009 – de Gianfranco Rosi, on vivait au grand air dans…
par Arnaud Hée
Pour remplir son office, un festival se doit de présenter un film qui ne recule devant rien. Pour ce que nous avons vu des sélections, Cold Fish est celui-là. Et pourtant, il s’agit de la chronique d’une famille, par le truchement de laquelle on peut déceler le portrait d’une société dysfonctionnelle rongée par une violence contenue, la frustration sociale et…
par Arnaud Hée
Le dossier de presse soigné que nous avons eu en main dès hier laissait penser que le pubis féminin serait définitivement le roi de cette 67e Mostra. Enrubanné chez Aleksei Fedortchenko, enfariné par Antony Cordier, scruté par Vincent Gallo (qui va jusqu'à composer, modeste comme l'est le démiurge, son Origine du monde), tout portait à croire qu'Attenberg ferait émerger une…
par Mathieu Macheret
En un autre temps et un autre lieu, le générique d’un film de Vincent Gallo aurait suffi à lui décerner le titre d’auteur. Aujourd’hui, quand son nom apparaît à répétition à l’écran, face à presque tous les postes-clés de son dernier film, la salle ricane à n’en plus finir. Il faudrait lui rappeler, à cette salle, que Vincent Gallo ne…
Les festivals réservent parfois quelques surprises derrière le fagot de la sélection officielle : c’est ainsi que, dans le programme Orizzonti, nous avons pu savourer les vingt minutes d’émotion brute procurées par le court-métrage d’Arnaud des Pallières, Diane Wellington. Derrière ce nom se cache une jeune femme des années 1930, riche héritière d’une famille de propriétaires terriens dans le Dakota…
par Arnaud Hée
Les surprises, y a les bonnes et les mauvaises. En amont de cette projection matinale, il était amusant de tirer des plans sur la comète. Quel sera LE film dont on n'avait aucune idée ; Camping 3, le dernier Malick (qui va finir par se retrouver à Deauville…) ou LA pépite d'un cinéma «émergent» ? Le brouillage des pistes a…
par Mathieu Macheret
Difficile de ne pas établir de comparaison entre le dernier Tsui Hark et la co-réalisation de John Woo et Su Chao-pin, présentée vendredi dernier hors compétition. Difficile de ne pas voir que le premier réussit partout où le second s'était planté. L’inventivité bouillonnante de Tsui Hark, alliée aux chorégraphies géniales du grand Sammo Hung, perturbent le wu xia pian par…
Essential Killing est un film sadique. La souffrance ne mène ici ni à la rédemption ni à une quelconque libération : elle existe en tant que telle ; elle est une déformation de l’humanité. L’objet de cette souffrance est Mohammed, rebelle afghan qui, par hasard ou par résistance politique -on ne le saura jamais- tue en début de film trois…
par Arnaud Hée
Patrick Keiller poursuit son étrange et inimitable filmographie, la quête d’une sorte d’histoire naturelle de l’œuvre humaine. Ceci par le bout de la lorgnette : le paysage britannique. Sont convoqués, entre autres choses, aussi bien un arbre trônant majestueusement dans un pré que le parking d’un magasin LIDL ou les vestiges d’une cimenterie. Comme dans London et Robinson dans l’espace,…
par Arnaud Hée
On a déjà dit que la Russie (cf Silent Souls d’Alekseï Fedortchenko, projeté vendredi) ce n’était pas de la rigolade. Et bien le Chili, pour d’autres raisons, non plus. C’était le menu au petit-déjeuner du jour. De fait, chaque film chilien distribué à l’étranger évoque, au moins en filigrane, la dictature de la junte militaire dirigée par Pinochet. C’était déjà…
par Mathieu Macheret
Peut-on apprécier un film dont on n'a pas saisi la moitié des dialogues ? La réponse est, bien évidemment, oui. Avouons qu'aujourd'hui, dans la salle Darsena – la salle de presse – on avait du mal à suivre l'accent américain, à couper au couteau, des acteurs de Meek's Cutoff, troisième long-métrage de Kelly Reichardt, après Old Joy et Wendy &…
François Ozon n’est décidément jamais où on l’attend. Après quelques voyages plus ou moins ridicules au pays de la comédie de mœurs (Le Refuge) et du fantastique (Ricky), il revient à ses anciennes amours : les années Giscard. Reprenant les teintes passées et les artifices orangés de Gouttes d’eau sur pierre brûlante, le cinéaste s’éloigne de Fassbinder pour faire sien…
par Arnaud Hée
En guise d’antipasti, il s’agissait d’avaler ce matin, à 8h30 pétantes, cette comédie italienne dont certains détails hideux de l’affiche avaient éveillé soupçons, méfiance et curiosité un poil moqueuse, pour ne pas dire plus. Alors ? Alors une profonde empathie pour débuter, l’impression d’un réel partage du rédacteur avec le réveil difficile du personnage principal. Pour le reste, Silvio Orlando…
par Mathieu Macheret
Sofia Coppola n’aime plus MTV, elle lorgne désormais les plans fixes d’un Jarmusch en mal d’écriture. Au diable les robes à longue traîne et les macarons pralinés ; au diable les parties de campagne anachroniques. Nous voici plongés dans le quotidien d’une pauvre star hollywoodienne qui dépérit dans sa suite d’hôtel : dur dur le triste spectacle des admiratrices et…
par Mathieu Macheret
Faisant suite au diptyque des Trois Royaumes, cette co-réalisation, tournée en mandarin, poursuit la "filmographie du retour en Chine" de John Woo. En trente-cinq ans, par une drôle de boucle, Woo est passé du statut de petit prodige hongkongais à celui de cinéaste officiel, responsable de grosses machines épiques et nationales. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les images…
par Arnaud Hée
Pour ceux qui avaient placé, après son premier long-métrage, quelque espoir en Anthony Cordier, Happy Few pourrait faire l’effet d’une douche froide. Et même, après avoir vu son second, se sentiront-ils peut-être, comme les quatre protagonistes lors d’une scène assez grotesque, roulés dans la farine. Avec un ton naturaliste et une mise en scène se voulant alerte, dans le mouvement…