par
Raphaëlle Pireyre
Pour faire un film en costumes sur la Révolution irlandaise au début du XIXe siècle, en Cinémascope et Technicolor, Sirk entraîne en Europe deux comédiens qu’il connaît bien : Barbara Rush et son acteur fétiche Rock Hudson. Roman d’apprentissage Dans un climat politique troublé où règnent les sociétés secrètes qui tentent de s’opposer à l’armée royale d’Angleterre, le jeune Michael…
par
Emilie Padellec
Entre 1963 et 1964, un film collectif de six "sketches" voit le jour sous l’impulsion de Barbet Schroeder, fondateur quelques années plus tôt avec Éric Rohmer de la société Les Films du Losange. Intitulé Paris vu par..., ce projet (masculin) se donne pour règle de filmer la capitale à travers six de ses arrondissements, ou plus précisément quartiers. Autre constante:…
par
Florian Guignandon
S’inscrivant dans la série des comédies et proverbes, Pauline à la plage oppose les amours adolescentes à la bêtise et au cynisme des histoires adultes. Le film, à la fois drôle et frais, magnifiquement dialogué et filmé, n’en reste pas moins au bout du compte un des plus tristes et des plus oppressants de Rohmer. L’opacité des intentions et le…
par
Emilie Padellec
« Elle est retrouvée ! — Quoi ? — L’Éternité. C’est la mer mêlée au soleil. » Même si Le Rayon vert prend comme point d’appui un autre poème de Rimbaud (Chanson de la plus haute tour), il épouse parfaitement cette vision de l’éternité rimbaldienne. Si le rayon vert en tant que phénomène atmosphérique est bien ce point de friction…
par
Ariane Beauvillard
Dernier film de la série des « Comédies et proverbes », L'Ami de mon amie est quelque part entre le pays du marivaudage et la région du réalisme. Comme souvent chez Rohmer, il s'agit de détourner le proverbe de départ -ici, « les amis de mes amis sont mes amis »- au travers d'un chassé-croisé de personnages et de sentiments.…
par
Mathieu Macheret
Le cinéma de Rohmer nous a habitués à monter en train. Lui qui marche par ensembles, par séries (les Contes Moraux, les Comédies et proverbes, les Contes des quatre saisons), en a réuni toute une collection. Des trains de banlieue à ceux des grandes lignes, du métro au tramway, ils transportent les personnages d’un bout à l’autre de leur vie…
par
Mathieu Macheret
Quand Louise (Pascale Ogier) quitte son appartement de banlieue, au début et à la fin des Nuits de la pleine lune, ce n’est pas du même pied. L’un se pose de manière provisoire, l’autre s’éloigne définitivement. Le premier prend l’air et le second dégage le plancher. Entre les deux, le film aura déployé l’une des figures les plus parfaites des…
par
Florian Guignandon
Avec Le Genou de Claire, avant-dernier des contes moraux, Rohmer nous entraîne dans les Alpes, en vacances, et s’attache à mettre à l’épreuve la fidélité et la véracité des intentions d’un homme proche de la quarantaine. À quelques mois de son mariage, il rencontre une amie écrivain qui le pousse dans un jeu de séduction avec une jeune adolescente, avant…
par
Mathieu Macheret
The Lawless Breed fait partie des très bons films de Raoul Walsh. Sur la jaquette du disque édité par Opening, on peut lire le mot « Western » écrit en gros. On comprend donc que le film se passe en un certain endroit (le territoire américain) à un certain moment (qui précède l'apparition du cinéma : la seconde moitié du…
par
Anne-Violaine Houcke
En 1961, Sophia Loren, après son escapade hollywoodienne, est triomphalement rendue au cinéma italien par La Paysanne aux pieds nus (La Ciociara), réalisée par Vittorio De Sica, et qui lui vaudra l’Oscar de la meilleure actrice. Mais l’auteur des Enfants nous regardent, de Sciuscià ou du Voleur de bicyclette a aussi un don certain pour un genre apparemment bien éloigné…
par
Anne-Violaine Houcke
Si vous n’étiez pas en Italie lors de la sortie de Cemento Armato (Vendetta Romana), il y a peu de chances pour que vous ayez beaucoup entendu parler du film, encore moins pour que vous l’ayez vu. Nouvelle victime de la très faible distribution du cinéma italien en France, le premier long métrage de Marco Martani avait pourtant beaucoup fait…
par
Clément Graminiès
Réalisateur de l'âge d'or hollywoodien moins reconnu que d'autres, Henry Hathaway s'est surtout distingué en dirigeant Marilyn Monroe dans le très sensuel Niagara. Pourtant, dès 1935, le réalisateur fut érigé en digne représentant au cinéma du mouvement surréaliste avec ce Peter Ibbetson d'une bouleversante inventivité. Un vrai poème d'amour fou que l'on peut enfin redécouvrir aujourd'hui grâce à une édition…
par
Yann Ricordel
Homme de mots (romancier, essayiste, poète, dramaturge, scénariste, auteur de pièces radiophoniques, etc.), Georges Perec fut aussi homme d’images. On avait pu (re)découvrir en avril 2007 Les Lieux d’une fugue (1976), Récits d’Ellis Island. Histoire d’errance et d’espoir (1979) que Georges Perec et ses collaborateurs tournèrent pour la télévision et édités par l’INA. En décembre de la même année, c’est…
par
Florian Guignandon
Malavida sort ce mois de décembre cinq DVD de ce que l’on a pu appeler « la nouvelle vague tchèque », en ce sens que ces films et ces auteurs ont pour la plupart émergé dans les années 1960, et ce en se démarquant grandement de la production de leur pays à cette époque. Trains étroitement surveillés (1966) et Mon…
par
Ophélie Wiel
En l'espace de vingt-sept ans (1959-1986) et seulement dix films (dont nous excluons volontairement les productions hollywoodiennes), John Cassavetes a révolutionné le cinéma. À une époque où nouvelles vagues en tous genres et en tous pays faisaient rage de leur jeunesse, il se servit de cette grande liberté retrouvée pour créer un univers reconnaissable entre tous et néanmoins différent de…
par
Mathieu Macheret
Marseille, quatrième film d’Angela Schanelec, connut il y a trois ans les honneurs d’une sortie sur les écrans français – ce qui signifie encore, pour pas mal de films, parisiens. Ce n’est malheureusement pas le cas de l’inédit Nachmittag, dernier opus en date de la cinéaste qui, en provenance directe du festival de Berlin 2007, atterrit chez nous sur la…
par
Mathieu Macheret
Les marins pas si marrants, Jean-Pierre Léaud, les ballades dans les rues de Paris, Jean-Claude Brialy, un après-midi au cinéma, les lettres filmées, les lettres dites, un couple au lit, Macha Méril, la voix blanche de l’homme, celle chantante de la femme, un port, le tourbillon des objets, la mer. Le cinéma de Guy Gilles, qu’on redécouvre aujourd’hui en partie…
par
Ophélie Wiel
Richard III est le dernier volet des adaptations de Shakespeare réalisées et interprétées par Laurence Olivier après Henry V (1944) et Hamlet (1948). Acteur célébré au cinéma, Olivier était surtout connu en Grande-Bretagne comme comédien de théâtre et héritier d'une longue lignée shakespearienne. Son succès croissant sur grand écran ne le détacha jamais des planches, auxquelles il consacra sa carrière.…
par
Florian Guignandon
Potemkine a la riche et grande idée de sortir un coffret regroupant quatre longs métrages, ainsi que quelques courts, d’un cinéaste qui fait figure d’ovni dans l’histoire du cinéma français : Jacques Rozier. Souvent cité et admiré par les plus grands réalisateurs et n’ayant réalisé qu’un nombre plus que réduit de films, l’œuvre de Jacques Rozier était pourtant peu visible…
par
Vincent Avenel
Réalisé en 1926, Les Aventures du prince Ahmed est une merveille de l'animation de silhouette, par la pionnière du genre, Lotte Reiniger. Variation très libre sur les Mille et Une Nuits, le film ressort aujourd'hui dans une version restaurée d'après une copie anglaise, l'original ayant été perdu, et agrémenté de la voix-off française d'Hanna Schygulla. Au moins aussi digne d'intérêt…