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Ophélie Wiel
Comment parler de Chantons sous la pluie? Comment expliquer rationnellement l'extase enivrante qui s'empare du spectateur lorsqu'il contemple, hypnotisé, pour la première ou pour la centième fois, la beauté et la perfection des numéros, des dialogues et de la mise en scène? Quels termes utiliser pour rendre justice à ce que nous pouvons considérer comme la comédie musicale la plus…
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Ophélie Wiel
Quand Nanni Moretti, cinéaste estampillé « de gauche » s'intéresse à sa bête noire (et à la nôtre), l'affreux Silvio Berlusconi, on s'attend à un pamphlet politique rageur et très impoli. Mais le cinéaste italien est, on le sait, bien plus subtil que ça. C'est donc à travers le portrait d'un parfait anonyme – un réalisateur raté au bout du…
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Ophélie Wiel
Il était une fois le temps (béni?) du grand Hollywood où chaque studio, fort de ses acteurs stars et de ses réalisateurs fétiches, s'était spécialisé dans un « genre » particulier qu'il porta à son apogée. À la MGM le rêve, les grandes épopées et la comédie musicale; à la Fox les films à contenu plus « social » et…
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Ophélie Wiel
Le retour derrière la caméra du mythique réalisateur de Bollywood, Yash Chopra, était plus qu'attendu. Après Dil To Pagal Hai, jolie comédie romantique un peu datée, réalisée en 1997, Chopra s'était retranché derrière sa casquette de producteur, avec un succès impressionnant : de Dilwale Dulhania Le Jayenge (1995) à Salaam Namasté en 2005, les productions Yash Raj sont à l'origine…
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Ophélie Wiel
La Charge fantastique est le premier des huit films que Walsh tourna avec Errol Flynn. Les deux hommes avaient tout pour s'entendre. Spécialiste des films d'action – policier, guerre puis western – débauché par la Warner, le cinéaste pouvait offrir des rôles à la mesure de la fougue et de la prestance du séduisant Errol Flynn – l'aventurier le plus…
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Ophélie Wiel
Selon Serge Daney (cité par Emmanuel Burdeau, qui présentait le film en avant-première dans une séance spéciale « Cahiers du cinéma »), au cœur de l'œuvre de Nicholas Ray est « l'impossible révolte et le contentieux entre deux hommes [à travers un rapport de filiation] ». À la vue des Indomptables, on ne saurait être complètement d'accord avec cette affirmation…
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Ophélie Wiel
Dans certaines écoles primaires new-yorkaises, a été mis en place un programme spécial d'apprentissage des « danses de salon » (« ballroom dancing » en anglais) où les jeunes enfants s'exercent durant quelques semaines au merengue, au swing, à la salsa, au tango pour ensuite concourir contre d'autres écoles et, peut-être, remporter la coupe récompensant chaque année la meilleure école.…
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Ophélie Wiel
Beurk. Aargh. Au secours. Ce sont les seules émotions qui nous ont envahi des premières minutes jusqu'à la dernière image de La Panthère rose. Navrant. Écœurant. Vomitif. Aucun mot ne sera assez fort pour exprimer la nullité infinie de ce navet intersidéral. Ne nous méprenons pas. Il ne s'agit pas dans cette colonne de défendre envers et contre tous les…
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Ophélie Wiel
Si l'on grossit le trait, on peut distinguer trois moments de la représentation de l'Indien dans le western américain. Années 1930-40: les Indiens sont une foule anonyme hululant en haut des collines et massacrant à tout va, traditionnelle image contre laquelle viennent s'affirmer dans les années 1960-70 (et jusqu'à aujourd'hui) des films comme Little Big Man, Jeremiah Johnson et Danse…
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Ophélie Wiel, Marie Bigorie, Ariane Beauvillard
1934-1939 : « l'âge d'or du cinéma français ». L'intitulé de la grande rétrospective engagée par le Reflet Médicis depuis le 22 février mérite qu'on s'y arrête. Définir un « âge d'or » est toujours difficile. Est-ce à dire que le cinéma français n'a pas fait mieux ni avant, ni surtout après cette période? La Nouvelle Vague n'est-elle qu'un incident…
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Ophélie Wiel
En découvrant le carton de presse de Reefer Madness, on n'a pas pu s'empêcher de pousser un gros soupir d'agacement. « Ne fumez pas la moquette de la salle » nous précisait-on. Aïe ! Encore un teenage-movie avec ados prépubères en folie... Que nenni! La bonne surprise de Reefer Madness, c'est d'être dès le début là où on ne l'attend…
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Ophélie Wiel
Il y aura quatre-vingts ans en avril, naissait une petite fille brune qui, en devenant blonde, allait bouleverser l'image de la femme au cinéma. En 1952, Niagara est le premier grand rôle de Norma Jean Baker, rebaptisée Marilyn Monroe, la petite starlette qui s'acharne dans les studios de la Twentieth Century Fox depuis six ans, convaincue qu'elle deviendra une grande…
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Ophélie Wiel
Matins de brume et soirées au clair de lune, robes de campagne en coton et robes de bal en soie, redingotes et chapeau claque, chevauchées dans la forêt et promenades pédestres dans la lande désolée, galanterie hypocrite et galante hypocrisie... Le film romantique britannique est devenu au fil du temps un genre cinématographique en soi, avec codes et clichés à…
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Ophélie Wiel
Elle s'appelle Sarah. Elle est fiancée à un jeune avocat un peu terne, mais se laisse draguer par Kevin Costner (désolé, on a oublié le nom de son personnage), qui a déjà obtenu dans le passé les faveurs de sa mère et de sa... grand-mère. C'est dire s'il est séduisant! En même temps, la villa avec piscine et la Porsche,…
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Ophélie Wiel
Huit ans après l'énorme succès de La vie est belle, qui l'a fait connaître dans le monde entier, Roberto Benigni revient, tentant à l'évidence de renouer avec son public, dérouté par sa désastreuse adaptation de Pinocchio en 2002. Voici donc «la vie est belle en Irak», fable poétique, inégalement drôle, inégalement émouvante, où le clown Benigni peine à renouveler son…
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Ophélie Wiel
Professer une inconditionnelle affection pour Harry Potter n'est pas chose facile. La folie marketing qui entoure la création romanesque de J.K. Rowling et ses adaptations cinématographiques serait plutôt du genre à nous faire fuir à toutes jambes – en temps normal. Mais Harry Potter et la normalité, ça fait deux. 800 000 exemplaires du tome 6 (en français) vendus en…
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Ophélie Wiel
On aurait du mal à l'imaginer en Occident... Sholay, production bollywoodienne mythique, resta près de cinq ans à l'affiche (seul Dilwale Dulhania Le Jayenge, avec Shahrukh Khan et Kajol, parvint à égaler ce record en 1995), fit de ses six acteurs principaux des stars, et de sa musique une succession de tubes. On fredonne encore aujourd'hui en Inde des chansons…
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Ophélie Wiel
La comédie made in Algérie peut-elle renouveler la comédie populaire française, égarée dans d'insondables tréfonds ? Au fond, c'est un peu la question que pose Il était une fois dans l'Oued, nouvelle réalisation signée Djamel Bensalah, auteur du navrant Raid, mais également du sympathique et inabouti Le Ciel, les oiseaux et ta mère ! Alors, si l'on ne peut en…
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Ophélie Wiel
Dans les années 1920, le burlesque américain avait deux maîtres : Buster Keaton et Charlie Chaplin. Splendidement passés à la postérité, ceux-ci en auraient presque éclipsé un autre trublion, le sympathique et maigrichon Harold Lloyd. Il faut dire que l'hurluberlu à lunettes avait quelques petits désavantages sur ses collègues du muet : il ne réalisa presque aucun de ses films…
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Ophélie Wiel
Pour adapter une série ringarde sans paraître soi-même ringard, mieux vaut faire semblant de la moderniser: ici, Nicole Kidman et son (très joli) nez interprètent donc une vraie sorcière choisie pour reprendre le rôle de Samantha dans un remake télé de Ma sorcière bien-aimée. La recette est connue: accumulez un maximum de gags pour être sûr d'en réussir au moins…