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Ophélie Wiel
Valerio Zurlini a réalisé vingt films, et pourtant seuls cinq d'entre eux ont traversé les frontières : Le Désert des Tartares, Été violent, Des filles pour l'armée, La Fille à la valise, avec Claudia Cardinale, et ce Journal intime, réalisé en 1962. Il n'y a pas d'explication rationnelle au relatif désintérêt cinéphile pour ce cinéaste italien, si ce n'est peut-être…
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Ophélie Wiel
Malgré sa profonde banalité, le titre vous dit vaguement quelque chose ? Ne cherchez plus : en italien, « last kiss » se traduirait par « ultimo bacio », autrement dit le titre original du succès surprise du box-office 2001 en Italie : Juste un baiser de Gabriele Muccino. On connaît le goût des Américains pour les remakes, à croire…
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Ophélie Wiel
Jean Dewever nous reçoit dans le bureau parisien des Actions Écoles. La discussion se fait vite passionnée et passionnante, souvent cynique, drôle, mais aussi un peu désabusée. Le cinéaste a beaucoup de choses à raconter, et une heure d'interview, c'est trop peu. Il évoque ses maîtres, Renoir, Flaubert, Molière, Shakespeare, raconte des anecdotes avec un humour communicatif – sur Carette,…
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Ophélie Wiel
Plus de soixante ans après les faits, il nous parait inconcevable que l'on ne puisse pas facilement parler au cinéma d'une période de notre histoire, aussi noire fut-elle. Et pourtant, il en fallait du courage à Jean Dewever en 1961 pour évoquer l'occupation allemande sous un autre regard que celui des infâmes nazis, des méchants collabos et de la brave…
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Ophélie Wiel
Attention, terrain miné. Difficile de trouver sujet plus dangereux politiquement que le conflit israélo-palestinien. Comment en parler au cinéma sans être taxé par les uns ou les autres soit de dangereux antisémitisme, soit de sionisme primaire ? Comment évoquer la création d'Israël sans qu'un bataillon d'historiens élève la voix contre tel ou tel événement mal ou pas rapporté ? Est-il…
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Ophélie Wiel
Est-ce à cause de son nom si particulier et quasiment imprononçable, ou parce qu'il symbolise la promesse d'un cinéma trop "différent", exotique et épuré ? Satyajit Ray fait un peu peur aux cinéphiles. Quant au grand public, c'est à peine s'il voit de qui il s'agit. Les Joueurs d'échecs, petite merveille réalisée en 1977, vient agréablement contredire les frileux: le…
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Ophélie Wiel
Aucun sujet ne pouvait mieux correspondre au cinéaste Raoul Walsh et à son acolyte Errol Flynn que l'histoire vraie du boxeur américain James J. Corbett – première vraie légende d'un sport qui allait par la suite en compter des dizaines. À Raoul Walsh l'épopée individuelle du jeune défavorisé promu au rang de star, parfaite expression du rêve américain ; à…
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Ophélie Wiel
Jules Dassin fait partie de cette génération de réalisateurs, victimes plus ou moins éloignées du maccarthysme, qui plongèrent dans l'anonymat cinéphile le plus complet après avoir vu leur carrière brisée (du moins aux États-Unis). Depuis quelques années, ils font l'objet d'heureuses redécouvertes - d'autant plus heureuse dans le cas de Jules Dassin que le cinéaste réussit assez bien le plus…
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Ophélie Wiel
Après Fire en 1996 et Earth en 1998, la réalisatrice indo-canadienne Deepa Mehta clôt sa trilogie des éléments naturels. Le premier volet racontait l'histoire de deux femmes, toutes deux déçues par un mariage arrangé raté, et tombant amoureuses l'une de l'autre. Le deuxième évoquait la partition douloureuse de l'Inde et du Pakistan en 1947. Avec Water, Deepa Mehta s'attaque à…
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Ophélie Wiel
Black marque une petite révolution à Bollywood. Réalisé par l'un des cinéastes indiens les plus prestigieux - et sans doute aujourd'hui l'un des plus influents - le film abandonne tout ce qui faisait la spécificité de ce cinéma depuis plus de cinquante ans : les chansons, les danses et... la durée : quand la plupart des films en hindi s'étendent…
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Ophélie Wiel
Une femme dangereuse, sorti en 1940, est l'un des très nombreux films de série B que Raoul Walsh réalisa à l'époque. Comme la plupart des productions du genre, il a les défauts de ses qualités : la liberté de ton laissée au cinéaste lui permet de mettre en scène un véritable "film noir social", mais le manque de moyens se…
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Ophélie Wiel
Un festival de courts métrages à Paris, en plein air de surcroît, est une initiative assez rare pour être saluée. Surtout quand la sélection des précédentes éditions, pertinente et sans concession à la facilité, laisse augurer de belles découvertes. Rendez-vous aux Buttes-Chaumont pour savoir à quoi ressemblera le cinéma de demain. Jeudi 17 août, soirée d'ouverture de la cinquième édition…
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Ophélie Wiel
Rituparno Ghosh n'est pas un inconnu. Au Bengale, État du nord-est de l'Inde, dont la capitale Calcutta est considérée comme le centre intellectuel du sous-continent, il est même considéré comme le cinéaste le plus important depuis la mort de Satyajit Ray, dont il revendique d'ailleurs l'héritage. Son talent a même dépassé les frontières régionales, si imperméables d'habitude. La preuve ?…
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Ophélie Wiel
Ah, le bon vieux temps de la Warner et des films d'aventures ! À l'heure où Pirates des Caraïbes fait un carton plein attendu et totalement immérité, la reprise en salles de L'Aigle des mers est une initiative plus qu'indispensable. Elle nous offre l'occasion de redécouvrir ce qui fait le charme et la réussite d'un vrai bon film de pirates…
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Ophélie Wiel
Il en a fallu du monde pour réaliser ce deuxième opus. Cascadeurs en pagaille, assistants costume, maquillage et coach des acteurs principaux, créateurs d'effets spéciaux, et même scénaristes, au nombre de quatre, dont deux pour l'écriture des «personnages» (comprenne qui pourra). Il en fallut du monde pour fabriquer ce «number two» très attendu, paraît-il, et pourtant sans surprise: Pirates des…
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Ophélie Wiel
Voici un film de Bollywood qui va en surprendre plus d'un... De la passion, quelques chansons, une poignée de stars en rôles secondaires (les héros de Devdas, Shahrukh Khan et Aishwarya Rai), mais aucune épice ni amourette sucrée. Le propos de Krishna Vamshi s'inscrit à contre-courant de tous ses contemporains. À l'inverse d'un Ashutosh Gowariker (Swades) ou d'un Yash Chopra…
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Ophélie Wiel
Passons sur le titre français totalement improbable du film (le traducteur avait-il préféré relire le chef-d'œuvre de Balzac plutôt que de regarder le film?)... Adapté d'une pièce française du XIXe siècle, Divorçons, That Uncertain Feeling («ce sentiment incertain») est une comédie de boulevard, un divertissement pur, sans contenu psychologique et sociologique caché. Pas forcément le genre privilégié du fin Lubitsch.…
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Ophélie Wiel
Quand la petite histoire rencontre la grande... Deux adorables petites femmes au visage d'ange et au corps pur (les deux sœurs Gish, Lillian et Dorothy), orphelines et sœurs de cœur, sont embarquées malgré elle dans une grande tourmente, « prises dans l'orage » (traduction du titre original) de la Révolution française. Séparées par un destin cruel, elles tentent de survivre…
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Ophélie Wiel
Quand on regarde la filmographie de Kurosawa, on ne peut que s'étonner de sa fidélité indéfectible à une équipe quasiment indéboulonnable. De 1957 (année de la sortie du Château de l'araignée) à 1970 (Dodes'kaden), les mêmes noms réapparaissent: au scénario d'abord, au son, à la musique, aux décors et, bien sûr, devant la caméra (l'alter ego Toshiro Mifune et son…
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Ophélie Wiel
Il y a quelques mois, nous disions dans ces mêmes colonnes, à propos de Mademoiselle Gagne-Tout de Cukor, que la présence au générique de certains noms (du réalisateur au scénariste, en passant par chef op' et compositeur) nous rassurait immédiatement sur la qualité à venir du film que nous regardions. Et voici que l'une des œuvres les plus brillantes du…