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Josué Morel
Alors qu’un énième flashback digressif retrace l’origine d’un personnage secondaire, on s’interroge : Hellboy contiendrait-il en son sein un film, dix, ou simplement aucun ? Si le patchwork de récits organisé par le montage rappelle bien l’origine feuilletonesque de l’enquêteur démoniaque (héros d’une série de comics avant d’être immortalisé une première fois au cinéma par Guillermo del Toro), il nourrit…
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Josué Morel
Le Chant de la forêt s’ouvre et se referme sur une vision onirique près d’une cascade qui rappelle une scène fameuse d’Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures. Il y a en effet du Weerasethakul dans le film de João Salaviza et de Renée Nader Messora (également autrice de la photographie), mais greffé à une forme proche…
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Josué Morel, Chloé Cavillier
Avant d'être nommé en mars 2018 à la tête de la Quinzaine des réalisateurs, Paolo Moretti a collaboré à la programmation de nombreux festivals et institutions tels que le Centre Pompidou, la Mostra de Venise ou encore le Festival international du film de La Roche-sur-Yon. À deux semaines du Festival de Cannes, nous l’interrogeons sur sa conception de la Quinzaine,…
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Josué Morel
Le Livre d’image s’ouvre sur une main, une main blanche qui se dessine sur un fond noir, l’index levé, avant qu’une autre, quelques plans plus loin, s'attelle à monter une bobine. Résonne alors un bout de Cossacks Are, un morceau de feu Scott Walker, dont le nom est cité par la voix-off en anglais qui recouvre le morceau. Il n’est…
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Josué Morel
Monrovia, Indiana s’ouvre sur une série de lignes verticales et horizontales qui marquent la fracture d’un territoire (cf. l’analyse de l’ouverture du film par Corentin Lê), en même temps qu'elles s'acheminent vers un point de juxtaposition des deux figures à l’origine opposées. La suite de plans muets laisse ainsi place à une première prise de parole, celle d’un homme qui…
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Josué Morel
Dernier film allemand de Fritz Lang avant son exil en 1933 pour Paris puis les États-Unis, Le Testament du docteur Mabuse est resté dans l’histoire du cinéma comme une parabole de la montée du nazisme, le récit racontant comment une organisation paramilitaire tente d’instaurer un nouvel ordre fondé sur la terreur et les écrits d’un homme fou interné (de sorte…
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Josué Morel
Simetierre est l’histoire d’un drame terrible, secrètement bouleversant, de deux parents coupables de ne pas avoir instruit à leurs enfants la réalité froide et implacable de la mort. Le récit s’articule ainsi autour d’un double refoulement, qui s'amorce avec l'impuissance des adultes à nommer cette mort, en prétendant qu’un chat écrasé s’est juste enfui. Le mensonge facilite le retour énigmatique…
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Josué Morel
Bang, bang : ce sont deux coups de feu inattendus qui font définitivement basculer l’horizon narratif des Oiseaux de passage. Cette double détonation intervient alors que le film s’est d’abord attelé à l’observation d’une communauté et de ses rites (une famille Wayuu, peuple indigène qui vit dans la Guajira, au nord de la Colombie) par le truchement d’un jeune homme…
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Josué Morel
Captive State part d’un argument classique de science-fiction (des extraterrestres envahissent la Terre) pour faire le récit choral d’une résistance à l’oppression. Le film ressemble à un étrange croisement entre District 9, autre production SF à "petit" budget (du moins comparé à la norme des blockbusters) qui faisait du genre le terreau d’une parabole politique, et L’Armée des ombres de…
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Josué Morel
Dumbo est un ratage étonnant dans la carrière de Tim Burton, cinéaste certes jamais à l’abri d’un faux-pas mais dont le dernier film, le beau Miss Peregrine, et la perspective de retrouver l’inventivité d’Alice au Pays des merveilles, auguraient le meilleur pour ce nouveau projet de réadaptation d’un classique de Walt Disney. Le film commence d’ailleurs plutôt bien, avec un…
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Josué Morel
Les Forbans de la nuit s’achève au terme d’une course, celle d’Harry Fabian (Richard Widmark), petit rabatteur de bars rêvant de grandeur dont le drame est d’être un « artiste qui n’a pas trouvé son art ». C’est que Fabian, dès la première scène du film où, déjà, il est poursuivi par un créancier, voit sa vie tiraillée entre deux mouvements.…
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Josué Morel
Le générique et le dernier plan de Us, le nouveau film de Jordan Peele, n’ont a priori (mais a priori seulement) rien en commun : le premier s’ouvre sur la cage d’un lapin alors que le second débute par le survol d’une route. Les deux scènes se révèlent pourtant exactement mues par le même mouvement, à savoir un élargissement du cadre…
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Josué Morel
Sunset de László Nemes s’ouvre sur un visage, celui d’Irisz (Juli Jakab), objet de toute les attentions. Tandis que des mains de chapelières s’attèlent autour d’elle à l’embellir de somptueux couvre-chefs, la jeune femme semble toutefois ailleurs, comme accaparée par des pensées secrètes et étrangères à la réalité dans laquelle elle s’inscrit. Cette scène illustre bien le pari du film…
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Josué Morel
On le sait, la gestation du nouveau film de Xavier Dolan fut difficile : nombreuses heures de rushes, actrice coupée au montage (Jessica Chastain), accueil glacial au Festival de Toronto, etc. Le montage final, qui brasse un ensemble de voix et de temporalités, témoigne ainsi d’un processus chaotique qui explique la médiocrité du film, où les tropismes dolaniens (flous, ralentis, séquences…
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Josué Morel
Avant d’entrer plus en détail dans le labyrinthe tortueux des réclames de David Lynch, un mot sur cet ensemble consacré à des publicités réalisées par des cinéastes. Pourquoi s’intéresser à de pareils objets, a priori impurs, où le spectre de la réclame menace de réduire un style à une imagerie ? Pour au moins deux raisons. La première tient à ce…
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Josué Morel
Nice Girls Don’t Stay for Breakfast s’achève sur une scène à la fois belle et anodine où Robert Mitchum, après avoir fait preuve d’une certaine théâtralité, attend seul mélancoliquement un taxi la nuit, avant de finir, à la fois par gêne et cabotinage, par hausser les épaules. La variété de ce qu’exprime l’acteur dit bien la difficulté de cerner une…
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Josué Morel
Les Affameurs (Bend of the River) est bordé par deux plans où trônent les versants opposés d’une même montagne, faisant du film le récit d’un chemin parcouru et d’une métamorphose, celle de Glyn McLyntock (James Stewart), ancien pillard de la frontière du Missouri reconverti en guide à la tête d’un convoi de pionniers. Cet itinéraire, loin d’être rectiligne, gagne en complexité…
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Josué Morel, Adrien Mitterrand Munch
Comme annoncé dans l’édito du lancement de notre nouvelle formule, Critikat accueillera dès ce mois-ci deux formats vidéo. De manière différente et complémentaire, chacune de ces rubriques visera à diversifier notre approche de la critique par une ouverture supplémentaire aux possibilités offertes par notre plateforme numérique. One+One, qui fait son entrée sur le site ce mercredi même, proposera une série…
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Josué Morel
La Favorite s’articule, comme tous les films de Lánthimos, autour d’un jeu cruel et parfois même sadique qui revêt différentes formes au fil du récit : jeu de l’amour, jeu du pouvoir, jeu de l’influence, jeu de l’apparaître, jeu enfantin (auquel se prête la capricieuse reine Anne, dernière de la dynastie des Stuart) et surtout jeu de l’acteur. Si Lánthimos a…
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Josué Morel
De quoi les zombies de Kingdom, série Netflix réalisée par Kim Seong-hun (Tunnel, Hard Day), sont-ils le nom ? D’une allégorie assez lisible de la corruption qui gangrène les élites sud-coréennes. L’épidémie qui transforme les habitants de cette Corée médiévale en des morts-vivants affamés de chair humaine part ainsi du roi, corps sacré devenu monstrueux, et d’une population si pauvre…