par
Josué Morel
Le décès d’Alain Delon a fait ressurgir les nombreuses ambivalences de l’homme et de l’acteur – conservateur à la ville tout en étant l’une des incarnations de la modernité cinématographique d’après-guerre ; viril mais fragile ; doté d’un visage d’une extrême beauté qui aura toutefois beaucoup servi dans ses rôles de masque mortuaire, etc. Delon fut à la fois une figure hyper…
par
Nicolas Maille
Malgré la présence de Claudia Cardinale et le Lion d'Or obtenu à Venise en 1965, Sandra fait partie des films les moins connus et diffusés de Visconti. On le cite souvent avec Nuits blanches, œuvre également à part, qui fut elle aussi tournée en noir et blanc. Le titre original, Vaghe Stelle dell'Orsa, fait référence aux premiers vers d’un poème…
par
Ophélie Wiel
Sorti en 1960, Rocco et ses frères marque un tournant dans la carrière de Visconti, commencée avec la libération de l'Italie du joug fasciste, en 1943. Qu'il est loin le jeune assistant réalisateur de Jean Renoir! À l'époque où le néo-réalisme italien brille de ses derniers feux et où la Nouvelle Vague française s'acharne à briser tous les schémas établis,…
par
Florian Guignandon
La fin de la carrière de Visconti semble moins connue et moins appréciée que le reste de son œuvre. Se retrouvant physiquement diminué suite à un accident vasculaire cérébral survenu pendant le tournage de Ludwig, Visconti parviendra tout de même à réaliser encore deux films : Violence et Passion et L’Innocent. À bien des égards, ces films se révèlent être…
par
Olivia Cooper Hadjian
Plus de dix ans après Le Guépard, Visconti retrouve Burt Lancaster et transpose, d’une certaine façon, son personnage d’aristocrate en fin de règne dans la Rome contemporaine. Si le seul titre que daigne ici porter le personnage est celui de professeur, il incarne, comme le prince Salina, le dernier souffle d’une société proche de l’anéantissement. Violence et Passion est aussi…
par
Ophélie Wiel
On l'a dit fou (faute à la fameuse consanguinité des familles princières) et son homosexualité choquait. Les circonstances de sa mort restent inconnues: accident? suicide? meurtre? Louis II de Bavière, roi d'un petit royaume allemand pendant une vingtaine d'années, fit autrefois scandale, et fascine aujourd'hui: héros romantique par excellence, amoureux platonique de sa célèbre cousine Sissi; fiancé à la sœur…
par
Ariane Prunet
Cannes 2010. Dans le cadre de la section Cannes Classics, Le Guépard est projeté en présence de deux de ses interprètes, Claudia Cardinale et Alain Delon. Bientôt cinquante ans après la présentation du film en compétition officielle où il rafla la Palme d’Or, le chef d’œuvre incontesté de Luchino Visconti a fait l’objet d’une restauration orchestrée par la Film Foundation…
par
Ariane Prunet
Excellente nouvelle pour ce mois d’août, dans la foulée de la ressortie au Champo de Nuits blanches l’hiver dernier : Carlotta sort le film de Visconti en édition DVD. Longtemps invisible en France, hors une copie VHS en VF, puis plus récemment disponible en zone 2 dans des éditions italienne et britannique, Nuits blanches a gardé l’image d’une œuvre mineure…
par
Mathieu Macheret
Il n’est pas rare que les héros viscontiens foncent tête baissée dans le mur de leurs illusions. Arrive toujours un moment où leur bulle éclate, où leur passion se trouve brutalement dépouillée, mise à nu, et son fond exposé dans toute son horreur. La comtesse Livia Serpieri (Alida Valli) n’échappe pas à la règle. Elle prend cher. Quand, lors de…
par
Nicolas Maille
Avec Sandra, Nuits blanches occupe une place à part dans la filmographie de Visconti. Bien que bénéficiant d’un casting plutôt alléchant (Marcello Mastroianni et Jean Marais en tête), ce film de 1957 tourné entre Senso et Rocco et ses frères, a été un échec public et critique cuisant. Beaucoup reprochèrent à Visconti d’avoir accompli une volte-face esthétique, d’avoir renoncé au…
par
Raphaëlle Pireyre
En 1967, Visconti replonge dans l'ambiance de l'Alger coloniale des années 1930, ainsi que dans le texte d'Albert Camus. Marcello Mastroianni ne convainc pas vraiment en meurtrier indifférent à tout. C'est vingt-cinq ans après avoir été frappé par la lecture du roman d'Albert Camus que Luchino Visconti adapta finalement L'Étranger au cinéma. Entre l'écriture en 1935, et l'adaptation de 1967,…
par
Anne-Violaine Houcke
L’été sera italien au Nouveau Latina, et sous le signe du rire. L’on parle beaucoup ces derniers temps du renouveau du cinéma italien : les succès cannois de Gomorra et Il Divo n’y sont pas pour rien. Mais il fut un temps – après le néoréalisme – où l’actualité était abordée avec les armes du rire et de la satire…
par
Oscar Duboy
Ponti, Fellini, Ekberg, Visconti, Schneider, De Sica, Loren ! Tout ce beau monde au service de l’Italie, vraie protagoniste de Boccace 70. Trois sketches pour illustrer les visages disparates d’un même pays où les valeurs sont de rigueur et leur respect est tout sauf rigoureux. Drame comique ou comédie dramatique ? Lorsque l’on passe en revue les genres cinématographiques, il…