par
Olivia Cooper Hadjian
Lors de cette 71e édition du festival de Locarno, le jury de la Compétition internationale a choisi de remettre le Léopard d’or à Un territoire imaginaire (A Land Imagined) de Yeo Siew Hua. Un film emblématique d’une partie importante des œuvres présentées cette année : leur aspect très ouvert, suggestif ou elliptique, s’il témoigne d’une évolution générale de la norme du…
par
Louis Barroy
La Caméra de Claire s’achève sur un plan de la tout juste licenciée et probablement ré-engagée Manhee (Kim Min-hee) rangeant ses affaires dans une boîte comme on refermerait un cercueil. Ce plan, apparemment simple et rythmé par le déroulement d’un ruban adhésif, ne peut être compris qu’à l’aune de l’évolution récente du cinéma de Hong Sang-soo. C’est que, depuis Seule…
par
admin
Mais comment Hong Sang-soo fait-il pour tourner aussi rapidement des films aussi beaux ? Alors que l'on n’a pas encore vu Le Jour d’après, son film présenté en Compétition, Hong Sang-soo livre avec La Caméra de Claire (qui est en fait un appareil photo) l’un des joyaux de cette édition. Il serait facile de cataloguer ce nouveau film, concis (1h09) et…
par
Maël Mubalegh
Voilà quelques semaines que l’on quittait Kim Min-hee s’éloignant seule, sur la plage, dans le dernier plan de Seule sur la plage la nuit. Si on la retrouve au centre de ce court et percutant Grass (le film ne dure que 76 denses minutes), c’est moins, comme dans le précédent, parce qu’elle y serait le principe moteur du récit, le…
par
Josué Morel
La séquence la plus émouvante de Seule sur la plage la nuit se trouve au début du film : Younghee (Kim Minhee), actrice coréenne en voyage en Europe, se promène en compagnie d’une amie dans un parc lorsque, tout d’un coup, elle s’immobilise devant un pont. Sa camarade s’en rend compte mais continue toutefois son chemin sans poser de question et l’attend…
par
Axel Scoffier
Présenté en compétition au Festival de Cannes, Le Jour d’après est apparu comme une véritable bouffée d’air cinématographique tranchant par la légèreté de son dispositif (une évidence chez Hong Sang-soo : une poignée d’acteurs, des décors communs, une caméra fixe réduite à quelques zooms ponctuels) et l’ironie pince-sans-rire de sa mise en scène. Au-delà d’un assez classique chassé-croisé amoureux et d’un…
par
Josué Morel
Le Jour d’après s’ouvre sur une scène bouleversante. Bongwan, éditeur et critique littéraire, commence à passer à table. Sa femme le taquine : « Tu as l’air différent », lui dit-elle d’abord, « Tu n’aurais pas maigri ? », lui demande-t-elle ensuite, avant que ne tombe l’embarrassante question, celle qui va lancer le film, « Dis-moi, tu n’aurais pas trouvé une maîtresse ? ». Bongwan force un…
par
Josué Morel
Mais comment Hong Sang-soo fait-il pour tourner aussi rapidement des films aussi beaux ? Alors que l'on n’a pas encore vu Le Jour d’après, son film présenté en Compétition, Hong Sang-soo livre avec La Caméra de Claire (qui est en fait un appareil photo) l’un des joyaux de cette édition. Il serait facile de cataloguer ce nouveau film, concis (1h09) et…
par
Axel Scoffier
Quel autre cinéaste peut se prévaloir d’un cinéma aussi économe, aussi libéré et aussi salué que le Coréen Hong Sangsoo ? Au rythme d’un film par an (Hill of Freedom en 2015, Un jour avec, un jour sans en 2016, et déjà On the Beach at Night Alone, en compétition à Berlin cette année), Hong Sangsoo explore comme aucun les…
par
Olivia Cooper Hadjian
Les dimensions gigantesques du Toronto International Film Festival (ou TIFF) empêchent d’embrasser l’ensemble de sa programmation et d’en donner une idée générale. Ce festival qui s’appelait autrefois le "festival des festivals" présente à la fois une sorte de best-of des grandes manifestations européennes (notamment) et des dizaines de films inédits, pour une programmation de 397 films au total cette année...…
par
Adrien Dénouette
Tandis qu’à l’heure de la maturité beaucoup de réalisateurs cèdent à la tentation de faire chauffer leur style à blanc, Hong Sang-soo, cinéaste parmi les plus prolifiques (huit films depuis 2010), demeure l’un des rares à chercher dans l’épure la voie de son accomplissement. À mesure qu’il progresse, chaque film semble ainsi retrancher un peu du précédent, trouvant encore à…
par
Arnaud Hée, Théo Ribeton
L'estival festival au bord du majestueux lac Majeur est tout de même très particulier. C'est une manifestation prestigieuse où, en se rendant tranquillement dans une des nombreuses salles provisoires prenant place dans un gymnase agrémenté de chaises en plastique inconfortables, on peut tomber sur Michael Cimino (et l'absolue étrangeté de son apparence physique) se livrant à une sorte de one…
par
Morgan Pokée
Après Haewon et les hommes en 2012 et Sunhi en 2013, voici que le cru Hong Sang-soo 2014 débarque sur les écrans français en ce début d'été 2015. Il faut dire que l'on est désormais habitué à cette livraison annuelle légèrement décalée de quelques mois par rapport à leur présentation en festival. Vu à la dernière Mostra de Venise et…
par
Adrien Dénouette
On arrive toujours un peu à reculons dans ces festivals à thèmes séparatistes comme ceux des « Trois Continents » – Afrique, Asie, Amérique latine –, du « Cinéma du Réel » (qui fêtait lui aussi sa 36e édition en 2014), du « Film de Femmes de Créteil » (36 ans toujours : pas de doute, le champ de bataille…
par
Benoît Smith
Court (une heure et six minutes), le dernier film de Hong Sang-soo confirme ses efforts, visibles depuis un moment, pour ne pas paraître tourner en rond, à voir comment il a débarrassé son scénario des éléments auto-réflexifs (pas de référence au cinéma ici). Mais certaines habitudes sont tenaces, telles que le récit en abyme, segmenté et désordonné. Ici, une femme…
par
Arnaud Hée
Conte de saison On est tellement habitué aux répétitions-variations chez Hong Sang-soo qu'on ne prête pas attention aux tonalités saisonnières très marquées colorant ses films. Tellement peu que l'on ne s'est pas forcément rendu compte de la succession de quatre saisons de Oki's Movie (2010) à Haewon et les hommes (2013) – franches teintes automnales et printemps frisquet – en…
par
Benoît Smith
Un avertissement préalable n'est pas superflu sur le choc qui pourrait subvenir au dernier plan de Haewon et les hommes. Agrémenté d'un ultime commentaire off, le petit coup de théâtre final pourrait de prime abord apparaître comme un tour de passe-passe déplaisant, malgré tous nos préjugés favorables au cinéaste Hong Sang-soo. Passé le choc initial, cependant, un coup d'œil d'ensemble…
par
Arnaud Hée, Frédéric Caillard
Nous n'avons pas tout vu de cette 66e édition (notamment, en compétition internationale, Histoire de ma mort d’Albert Serra, le Léopard d’or, ou encore Éducation sentimentale de Julio Bressane), ce qui nous empêche donc d’avoir un véritable regard d’ensemble. Point de randonnées cependant dans les tentantes vallées environnantes, ni de longues baignades dans les eaux calmes du lac : petit…
par
Julien Marsa
Après s'être entiché d'une actrice européenne comme tête d'affiche avec Isabelle Huppert dans In Another Country, le cinéaste coréen Hong Sangsoo revient à sa petite troupe de comédiens (avec, tout de même, une apparition éclair et croustillante de Jane Birkin), et poursuit toujours le même travail d'occurrences et de variations sur la nature humaine et les petites bassesses qui en…
par
Benoît Smith
Le statut d' "auteur de cinéma" est une chose traîtresse, pour ceux qui le reçoivent comme pour ceux qui le décernent. Quoi que l' "auteur" fasse, on se prend à attendre qu'il accrédite les idées qu'on lui associe (condamné qu'il est, si l'on croit la définition communément admise par les cinéphiles, à refaire le même film encore et encore). Mais…