par
Arnaud Hée
Il y a des jours comme ça où Cannes n'est définitivement pas une manifestation comme les autres. Avec pour décor un temps écossais donnant au(x) festival(iers) des airs de chien mouillé, étaient présentés ce lundi les films d'Alain Resnais (Vous n'avez encore rien vu), Abbas Kiarostami (Like Someone in Love) et Hong Sang-soo, en compétition officielle : programme pour le…
par
Emmanuel Didier
Moins foutraque que son précédent essai Oki’s Movie, la cuvée mi-2012 de Hong Sang-soo trace une ligne narrative épurée : trois ou quatre personnages papillonnent autour de Seungjun, jeune universitaire à la ramasse et cinéaste en pré-retraite. Comme de coutume, le film tisse des liens avec toute l’œuvre du réalisateur sud-coréen en reprenant des thèmes et variations familiers aux habitués…
par
Benoît Smith
Tourné pratiquement "à l'arrache", en treize jours dans la foulée de Ha Ha Ha (2010) dont il reconduit l'équipe technique, l'avant-dernier film en date de Hong Sang-soo (on attend l'arrivée dans nos salles du dernier The Day He Arrives) semble accuser les grandissantes difficultés de financement du cinéaste et l'urgence de l'économie, ne fût-ce que par les cartons de générique…
par
Florian Guignandon
La Cinémathèque française à Paris vient d’organiser une rétrospective de l’intégralité de la filmographie d’un des plus grands cinéastes apparus sur nos écrans ces dernières années : Hong Sang-soo. En moins de quinze ans, ce Sud-Coréen a réussi à imposer en une dizaine de films une œuvre radicale, étrange, burlesque et cruelle. Une œuvre qui de films en films creuse…
par
Mathieu Macheret
La pauvreté et la légèreté combinées du dernier film de Hong Sang-soo risquent un peu vite de le faire passer pour une simple récréation. Mais sa filmographie est de celles qui valent tout autant pour leur cours que par leurs pics. On n'y trouve pas de « simple récréation » qui ne soit la répétition secrète d'une brillante réussite. Son…
par
Arnaud Hée
Habitué à des formes de distribution fantaisistes (par grappes ou/et avec décalages) qui ne manquent pas de charme, on se dit que, ce coup-ci, quelque chose a changé dans le monde du réalisateur sud-coréen. La réponse est aussi bien : oui, sans doute, non, éventuellement. Les femmes de ses amis sont peut-être les siennes, ou celles de son personnage ;…
par
Mathieu Macheret
À Cannes, le manque de sommeil est un ennemi redoutable. Il frappe sans crier gare et impose indifféremment sa censure arbitraire au milieu des bons ou des mauvais films. Le critique exténué doit bien faire avec et, en dépit des trous noirs, veiller à ne pas émettre à son retour un jugement par trop définitif. Je dois donc l’avouer :…
par
Florian Guignandon, Raphaël Lefèvre, Vincent Avenel
Les quotas qui régissaient l’exploitation de films et ont permis à une cinématographie nationale de s’épanouir ont disparu ; les aides de l’État se font de plus en plus disparates et sont peut-être amenées à s’amenuiser ; l’écart se creuse entre cinéma commercial et cinéma indépendant, tandis que prospèrent les fournisseurs officiels de cinéma exotique pour festivals : voilà ce…
par
Matthieu Santelli
Si une région du monde fut à l’honneur cet été sur les écrans français, c’est bien l’Asie. Films d’auteurs chinois, comédies hongkongaises, ressortie de classiques japonais : il y en a eu pour tous les goûts. Mais c’est surtout la Corée qui a été le mieux représentée, non pas à cause de son champion officiel, le vétéran Im Kwon-taek, mais…
par
Arnaud Hée
Un cinéaste se met au vert pour boucler un scénario. Son ami, chef décorateur, l’accompagne dans une station balnéaire, flanqué de sa petite amie, admiratrice du premier. Une nouvelle exploration des possibles sentimentaux s’organise, une sorte de ronde infinie. Les liens et contours incertains des êtres se font et défont en d’infimes variations dans une œuvre qui, à force de…
par
Arnaud Hée
Sung-nam fuit la Corée du Sud pour échapper à une arrestation, il débarque à Paris. Souffrant d’abord de l’absence de sa femme, il se constitue peu à peu dans la capitale une géographie sentimentale complexe et empirique. Ne fuirait-il pas autre chose ? Sa femme ? Lui-même ? Sans rien renier de sa méthode, Hong Sang-soo poursuit sa quête d’individus…
par
Raphaël Le Toux-Lungo
Bien que rentré bredouille de Cannes où il était présenté cette année en compétition officielle, le nouveau film de Hong Sang-soo est une pure merveille. Il s'agit d'un film sur le cinéma qui pourtant s'éloigne de tout folklore. Ce sont les liens qui unissent une œuvre à la vie, ceux qui la créent et ceux qui la regardent que dessine…