par
Clément Colliaux
Une fois par mois, Parallax regarde le cinéma d’aujourd’hui en miroir de celui d’hier. Ce mois-ci, les heures sombres de A House of Dynamite de Kathryn Bigelow (2025) rappellent celles de Point Limite de Sidney Lumet (1964). En insistant dès son introduction sur la prolifération des armes atomiques, le dernier film de Kathryn Bigelow paraît s’inscrire dans une lignée d’œuvres…
par
Simon Denis
Comme plusieurs des meilleurs films de Sidney Lumet (Un après-midi de chien, Network, À bout de course…), Daniel sonde l’histoire sociale et politique des États-Unis à partir d’une perspective intimiste. Le cinéaste y aborde l’un des scandales les plus marquants de la Guerre froide (l’affaire Rosenberg, d’après le nom du couple qui fut condamné en 1951 pour espionnage pro-soviétique et…
par
Damien Bonelli
Avant que la télévision n’enregistre leur destruction, le cinéma a-t-il vraiment su mettre en scène les tours jumelles du World Trade Center ? Vingt ans plus tard, la question mérite d’être posée, tant les twin towers restent indissociables de cette funeste matinée du 11 septembre 2001, qui continue de faire écran à toute autre représentation. À y regarder de près,…
par
Damien Bonelli
Dans la filmographie aussi abondante que disparate de Sidney Lumet – pas moins de 44 longs-métrages après une carrière à succès à la télévision –, un corpus se détache toutefois, formé de quatre films traitant de la corruption policière et tournés sur une période de 23 ans : Serpico (1973), Le Prince de New York (1981), Contre-Enquête (1990) et Dans…
par
Juliette Goffart
Pendant la 41e édition du Cinemed, une tempête a plongé la ville dans une atmosphère de cinéma apocalyptique, les rues noyées d'eau sous un ciel bleu cobalt. Cela n'a pas empêché les festivaliers de se déplacer en nombre. Outre des avant-premières, deux compétitions de films de fiction et de documentaires, le festival a brillé (comme souvent) par la qualité de…
par
Benoît Smith
Equus, de Sidney Lumet (et aussi de Peter Shaffer, scénariste adaptant ici sa propre pièce de théâtre à succès), navigue entre trois perspectives sur les mêmes événements. Il y a la narration directe de ces faits dérangeants voire choquants, propices aux visions de fantasme : Alan, adolescent de bonne famille, a crevé les yeux de plusieurs chevaux dans l'écurie où il…
par
Max Robin
Œuvre peu connue dans la filmographie éclectique de Sidney Lumet, The Pawnbroker l’est surtout par son usage alors inédit aux États-Unis du « subliminal cutting », ce montage où des inserts plus ou moins brefs d’images du passé – des flashbacks – forment l’univers mental du personnage aux prises avec le retour violent et immaîtrisé de ses souvenirs (ceux des…
par
Romain Genissel
Film carcéral sur fond de Seconde Guerre mondiale, La Colline des hommes perdus relate la mutinerie de soldats britanniques faits prisonniers en Libye par leur propre camp. Si The Hill consolide ainsi la recette « fullerienne » d'un bon métrage (« L'amour, la haine, l'action, la violence, la mort, en un mot : l'émotion »), il vise surtout à incriminer les abus de pouvoir…
par
Clément Graminiès
Des nombreux échecs que Sidney Lumet accumulera dans les années 1980 et 1990, À la recherche de Garbo est l’un de ceux qui mériteraient le plus d’être redécouverts aujourd’hui. Mineur et fragile en comparaison des chefs d’œuvre qui ont fait la réputation du réalisateur, le film n’en est pas moins une humble déclaration d’amour au cinéma d’une sincérité désarmante. Et…
par
Ophélie Wiel
Ces dernières semaines, la Faucheuse a semblé avoir une dent contre Hollywood : le 9 avril ce fut au tour de Sidney Lumet (vétéran de 84 ans tout de même) de tirer sa révérence. Sidney, et non pas Sydney (Pollack), qui, lui, nous a déjà quittés. Lumet : un nom que les cinéphiles ont un peu du mal à cerner.…
par
Mathieu Macheret
Comme c’est amusant: voici, dans les reprises de la semaine, un film à ajouter à la longue liste de ceux qui s’ouvrent, en plongée, sur le défilement hypnotique de ces fameuses bandes blanches tracées sur le goudron des routes. Une belle façon d’annoncer, dans Running on Empty – À bout de course dans la stupide langue des vendeurs – la…
par
Clément Graminiès
Véritable leitmotiv dans l'œuvre de Sidney Lumet, l'injustice est toujours ébranlée par ces figures d'anti-héros qui n'ont plus que pour seule conviction une foi inébranlable dans la justice des hommes. Le Verdict, admirable démonstration du savoir-faire du réalisateur de Serpico, est loin de faire exception : sens du détail, finesse du scénario, direction d'acteur prodigieuse. Un anti-Erin Brockovich. Frank Galvin…
par
Donald Devienne
Serpico et Un après-midi de chien (repris l'année dernière) témoignent d'une collaboration fructueuse entre Sidney Lumet et Al Pacino qu'on n'est pas prêt d'oublier. Le premier film de cette association ressort cette semaine. La classe, tout simplement. En mettant côte à côte les films où joue Al Pacino, on est surpris par une certaine teneur dans ses choix : il…
par
Fabien Reyre
La filmographie de Sidney Lumet est longue et impressionnante : Douze hommes en colère, Serpico, The Offence, Un après-midi de chien, Network, Le Verdict... Si elle s'était arrêtée dans les années 1980, la carrière du réalisateur aurait été citée en exemple par nombre de jeunes apprentis cinéastes. Oui, mais voilà : ces dernières années, Lumet (83 ans au compteur) a…
par
Carole Wrona
Après que plusieurs de ses films les plus connus ont été repris ces derniers mois, c'est un inédit, et pas des moindres, qui ressort sur nos écrans. Audacieux, dérangeant, ambitieux, The Offence mérite tous les qualificatifs mais mérite surtout qu'on aille le découvrir en salle au plus vite. Depuis plusieurs mois, des films de Sidney Lumet ressortent sur grand écran…
par
Ophélie Wiel
Premier film, premier coup de maître: avec Douze hommes en colère, sorti en 1957, le jeune réalisateur Sidney Lumet innovait doublement. Par une prouesse technique d'abord: exemple paroxystique du huis clos, son film confronte un jury de douze hommes dans un espace unique, et presque en temps réel. Mais aussi par son propos, vibrant plaidoyer pour une justice plus égalitaire,…
par
Carole Wrona
Après son premier film (Douze hommes en colère, 1956), Sidney Lumet ne cessera jamais tout au long de sa carrière – de L'Homme à la peau de serpent (1959) à Jugez-moi coupable (2005) en passant par Un après-midi de chien (1975) – d'œuvrer au cœur de la justice des hommes en mettant autant à l'honneur des bandits débutants, des policiers…
par
Ophélie Wiel
En 1972, à Brooklyn, un jeune homme braque une banque avec un ami pour pouvoir payer l'opération de changement de sexe de son compagnon. Le hold-up échoue, l'un des deux hommes est tué ; l'autre écope de vingt ans de prison. Trois ans plus tard, Sidney Lumet convainc Al Pacino d'interpréter ce drôle de gangster dans un chef-d'œuvre d'irrévérence, sorte…