par
Ophélie Wiel
Le cinéma américain n'est pas avare de dates clés, après lesquelles un genre bien établi n'est plus jamais tout à fait pareil. Pour le western, il y a 1992 et Impitoyable, comme trente ans plus tôt, il y eut John Ford et L'Homme qui tua Liberty Valance. La comparaison n'est pas fortuite : Clint Eastwood connaît son maître mieux que tout autre.…
par
Josué Morel
Suite à un cauchemar au cours duquel son avion s’écrase en plein cœur de New York, Chesley Burnett Sullenberger, dit « Sully » (Tom Hanks), se réveille en sueur, encore sous le choc de la vision mortifère qui vient de perturber son sommeil. Le pilote, tel un fantôme, reste assis, pensif, dans les vapeurs de sa salle de bains, comme…
par
Benoît Smith
Cela faisait un moment qu'un film hollywoodien n'avait pas suscité une telle polémique aux États-Unis, tout en recueillant le succès public. Le précédent n'était autre que Zero Dark Thirty. Pas de coïncidence - les derniers films respectifs de Kathryn Bigelow et Clint Eastwood ont été ou sont en lice pour les Oscars, abordent sur la base de faits réels les opérations…
par
Josué Morel
Drôle de trajectoire que celle de Clint Eastwood, qui depuis le très faiblard Invictus, l’inégal Au-delà et le beau mais mal aimable J. Edgar, semble avoir écorné son statut de grand auteur populaire, incontesté il y a encore cinq ans. Avec Jersey Boys, biopic consacré au fulgurant succès de Frankie Valli et de son groupe, The Four Seasons, le cinéaste…
par
Romain Genissel
C’est sous un titre drôlement moderne que Stéphane Bouquet s’est attaché à déconstruire la figure mythique du réalisateur-acteur Clint Eastwood. Le temps d’un court essai, l’ancien des Cahiers du Cinéma tend ainsi à épingler le virage post-Impitoyable abordé par le cinéaste à l’orée des années 1990 tout en récusant le traitement de faveur critique qui l’a depuis accompagné. Une démarche…
par
Mathieu Macheret
Dernier Eastwood en date, J. Edgar est un biopic pas comme les autres. Le cinéaste transcende la logique plan-plan du genre pour pénétrer les arcanes psychologiques d'un personnage complexe, fondateur du F.B.I., figure mythique de l'histoire américaine, et réalise un mélodrame stimulant, serti d'un beau camaïeu gris-bleu. Ah, si seulement la télévision confiait à Clint Eastwood les clés d'une émission…
par
Benoît Smith
Une moisson de prix - dont l'Oscar du meilleur acteur pour Forest Whitaker - et de nominations - dont celle pour le César du meilleur film étranger... En 1988, le treizième film réalisé par Clint Eastwood - le deuxième où il ne se dirigeait pas lui-même, après un Breezy fraîchement accueilli à sa sortie en 1973 - fut celui qui fit prendre bel et bien au…
par
Julien Marsa
À la sortie d’Invictus, et devant les systématiques dithyrambes accordées par une grande partie de la critique à chacun de ses films, Benoît Smith avait très justement posé une question que plus personne ne semblait oser mettre sur le tapis : Eastwood doit-il être considéré comme un grand cinéaste ? Sans vouloir revenir sur les pistes émises dans ce précédent…
par
Pierre Eugène
Clint Eastwood est un cinéaste difficile à appréhender, quel que soit l’angle sous lequel on l’aborde, car son cinéma répond parfaitement au style classique (ou néoclassique, comme l’appellent les contributeurs de L’Art du cinéma, « résurrection d’un classicisme sous l’impératif de la modernité »). La revue, par la multiplicité de ses points de vue (directement mis en confrontation en fin…
par
Benoît Smith
Clint Eastwood est-il un grand cinéaste ? Ceux qui croient pouvoir répondre à cette question gloseront sans doute sur l'outrecuidance de l'avoir énoncée. Et pourtant, les certitudes ne sont-elles pas faites pour être réévaluées et questionnées, surtout lorsque émises par certains, elles sont admises paresseusement par les autres ? Cela fait maintenant quelques années que le porteur de poncho préféré…
par
Mathieu Macheret
Benjamin Button l’a récemment confirmé : le cinéma américain continue son voyage rétrospectif à travers l’histoire de ses propres images, à coups de grands sauts dans le passé. Gran Torino invoque aujourd’hui les années 1970 et se replonge, sur le mode spectral cher à Clint Eastwood, au cœur des fictions d’auto-justice qui fleurirent alors. Ce qui redonne à l’ancien Harry…
par
Fabien Reyre
En 2008, plus que jamais, la force sereine de Clint Eastwood épate. Après plus de trente ans de carrière, le cinéaste cumule les films (son prochain long-métrage, Gran Torino, sort ce Noël aux États-Unis) tout autant que les louanges de la presse et la reconnaissance de ses pairs. Souvent, le succès public est au rendez-vous : en 2004, Million Dollar…
par
Antoine Legond
Clint Eastwood parle toutes les langues. Après des Lettres d'Iwo Jima entièrement tournées en japonais, la reprise de Breezy, sorte de parenthèse enchantée entre des séries de films assez violents, westerns spaghetti ou Dirty Harry, nous rappelle que le réalisateur sait aussi bien manier le langage du cœur que celui de la poudre. Et même, tenir un discours de gauche,…
par
Antoine Legond
Des années après la fin de la guerre du Pacifique, on retrouve sur l'île d'Iwo Jima, théâtre de sanglantes batailles, les lettres de soldats japonais, écrites mais jamais expédiées. Sur ce fil conducteur mince comme un mauvais prétexte, et à peine exploité, Eastwood réussit pourtant à tisser un film très réaliste, collé à la réalité historique, et de bien meilleure…
par
Antoine Legond
La bataille d'Iwo Jima, violent épisode de la guerre du Pacifique en 1945, est le point de départ d'un ambitieux projet voulu par Spielberg et Eastwood, respectivement producteur et réalisateur de deux films adoptant chacun le point de vue d'un des belligérants. En attendant Lettres d'Iwo Jima, à travers le regard japonais, Mémoires de nos pères se place côté américain…
par
Claudine Le Pallec Marand
Après Mystic River, film noir magistral et dérangeant, Clint Eastwood poursuit son travail sur les genres de prédilection du cinéma américain et s'attaque au monde de la boxe. Il fait la démonstration fracassante du coût et de l'endurance nécessaire pour "des rêves que nous sommes seuls à entrevoir". Maggie Fitzgerald, serveuse solitaire et désargentée, est parvenue à s'extraire de la…