par
Juliette Conti
La filmographie de Quentin Dupieux se distingue par une certaine prédilection pour le parasitage : ses films s’attellent à fracturer différents mediums (le cinéma dans Nonfilm et le théâtre dans Yannick), ou à s’attaquer à leurs figures de proue (l’acteur dans Rubber et l’auteur dans Daaaaaalí !). Souvent, cette démarche relève d’une forme de plaidoyer pour l’amateurisme (en sus du « no reason »…
par
Juliette Conti
L'une des astuces de Quentin Dupieux pour donner à son cinéma un air de profondeur est de composer ses récits selon un principe gigogne (pensons au rêve dans le rêve de Daaaaaali ! ou au lever de rideau dans Au poste !). Ce procédé est couplé ici avec une tension entre l’intérieur et l’extérieur : Full Phil est un huis clos sur…
par
Jean-Sébastien Massart
« C’est qui Steven Spielberg ? » demande naïvement à sa coiffeuse Magalie Moreau (Adèle Exarchopoulos), une star des réseaux sociaux. La réponse qu’elle lui donne (« Un mec qui faisait des films avant ») ancre le film de Quentin Dupieux dans un présent où le cinéma et ses auteurs auraient été tout simplement effacés pour être remplacés par des…
par
Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 1. Deux de nos rédacteurs discutent du Deuxième acte de Quentin Dupieux, film d'ouverture du festival. Avec une carte blanche consacrée à Ma vie ma gueule de Sophie Fillières. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Réalisation et montage : Bastien Gens.
par
Josué Morel
En moins de dix ans, Quentin Dupieux sera passé de la marge (ses petites comédies expérimentales, parfois très drôles, bricolées outre-Atlantique) à l’extrême-centre du cinéma français, pour devenir la coqueluche des acteurs et actrices les plus en vogue. Il travaillait jadis avec Éric Judor ou Eric Wareheim pour produire des films indés bizarroïdes et dissonants ; on l’a cru ensuite…
par
Jean-Sébastien Massart
Il y a maintenant plus d’une décennie, Quentin Dupieux se démarquait du paysage comique français en tournant d’abord au Canada (Steak), puis aux États-Unis (Rubber, Wrong et Wrong Cops). Réalisés dans des conditions plus ou moins modestes, ses quatre premiers films marquaient un déraillement bienvenu qui n’était pas sans rappeler les provocations surréalistes et l’héritage cinématographique qui en a découlé,…
par
Clément Colliaux
Le dispositif resserré de Yannick semble d’abord constituer un terreau fertile pour le réalisateur de Réalité, adepte des coups de théâtre et du télescopage de plusieurs degrés de fictions : Yannick (Raphaël Quenard), spectateur mécontent d’un mauvais vaudeville, décide d’interrompre la représentation et de prendre en otage les comédiens et le public, le temps d’écrire une pièce plus à même…
par
Marin Gérard
La filmographie de Quentin Dupieux semble comme coupée en deux. Il y a d’abord la période américaine, de Rubber aux collaborations avec Judor (Steak, tourné au Canada, Wrong, Wrong Cops), puis celle du retour en France, avec ses castings débordants à la Wes Anderson. Réalité, situé entre ces deux blocs, constitue probablement le film le plus accompli de son auteur,…
par
Josué Morel
Que peut-on attendre aujourd'hui de Quentin Dupieux ? La question mérite d’être posée au regard de l’effritement progressif, depuis Au poste !, de ce qui faisait l'intérêt du cinéaste à ses débuts. C’est comme si le spectre de l’affectation, qui menace tous ses films (même les plus convaincants), avait quelque part altéré le goût pour le jeu dont faisaient preuve…
par
Marin Gérard
La filmographie de Quentin Dupieux semble comme coupée en deux. Il y a d’abord la période américaine, de Rubber aux collaborations avec Judor (Steak, tourné au Canada, Wrong, Wrong Cops), puis celle du retour en France, avec ses castings débordants à la Wes Anderson. Réalité, situé entre ces deux blocs, constitue probablement le film le plus accompli de son auteur,…
par
Josué Morel
Depuis Au poste !, qui marquait la véritable entrée de Quentin Dupieux dans le cinéma français (excepté Steak, tourné au Canada, tous ses précédents longs ont été réalisés aux États-Unis), ce qui faisait la singularité du metteur en scène semble s’être peu à peu estompé, au point d’atteindre avec Mandibules une forme d’impasse. D’un film à l’autre, Dupieux s’est toujours…
par
Thomas Lequeu
Après les zombies de Jarmusch, Le Daim, autre film post-moderne du dernier Festival de Cannes, souffre des mêmes maux et ne rattrape pas la déception suscitée par son cousin américain. Dupieux s'attelle lui aussi à une opération de recyclage, qui constitue le point de départ de l’intrigue : Georges rachète un vieux blouson en daim qui dort au fond d’une…
par
Thomas Lequeu
Après les zombies de Jarmusch, l’autre film post-moderne du festival, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, souffre des mêmes maux et ne rattrape pas la déception suscitée par son cousin américain. Dupieux s'attelle lui aussi à une opération de recyclage, qui constitue le point de départ de l’intrigue : Georges rachète un vieux blouson en daim qui dort au fond…
par
Josué Morel
Si Quentin Dupieux a souvent fait rentrer le cinéma français dans ses films (notamment par l’entremise d’Éric Judor et d’Alain Chabat), c’est bien la première fois que le réalisateur entre dans le cinéma français. Comment s’y prend-il ? Au fond, comme un cinéaste étranger. Il n’est de fait pas tout à fait anodin que la fin du film cite une célèbre…
par
Benoît Smith
Une petite fille croit voir une cassette vidéo bleue dans les entrailles d'un animal. L'enfant s'avère le sujet d'un film expérimental, dont le producteur reçoit en parallèle un autre réalisateur qui lui apporte un projet de film d'horreur de série B. Sur ce, un des patients de la compagne psychanalyste du réalisateur... Brisons là : l'intrigue du nouveau film de…
par
Josué Morel
Les habitués du cinéma de Quentin Dupieux s’étonneront de ne trouver guère de trace de la propre musique de l’artiste touche-à-tout dans son nouveau film, Realité . Les compositions pour le moins dissonantes du réalisateur de Rubber ont en effet laissé place à une simple boucle composée par Philip Glass et répétée ad nauseam. Pas un hasard : la structure…
par
Benoît Smith
Wrong Cops réinvestit sous une forme parodique un district de Los Angeles comme on en voit dans les films hollywoodiens, qu'il imagine mis en coupe réglée par des policiers tous plus dépravés les uns que les autres, obsédés, selon les goûts de chacun, par le fric, la dope, les grosses poitrines et la musique électronique. Cette sulfureuse routine sera mise…
par
Théo Ribeton
On pourrait faire un travail de dépouillement des pistes ouvertes par Wrong, et recouper les hypothèses pour dégager un sens, un discours. Enclencher la réflexion, disséquer le film, envisager la rêverie, la métaphore, plaquer toute forme de compréhension sur le film. D’autres critiques l’ont fait ou le feront. Mais le cœur n’y est pas. Nous savons très bien, au fond,…
par
Fabien Reyre
Une voiture s'avance dans le désert brûlant. Elle s'immobilise, le coffre s'ouvre, un type en sort. Il débite un monologue face caméra, puis repart. De l'autre côté, une bande de spectateurs venus on ne sait d'où. Munis de jumelles, ils sont venus assister à un spectacle, mais de quoi s'agit-il exactement ? Au loin, quelque chose bouge : un pneu,…