Critikat

Monsieur Verdoux

par Benoît Smith

"Chaplin change !" proclamait la promotion de ce film. Il est vrai que le premier jet de son scénario n'était même pas destiné à Charles Chaplin, mais écrit par Orson Welles pour lui-même, avant que l'auteur des Temps modernes le lui achetât pour 5000 dollars. L'audace de l'argument publicitaire ne fut guère payant : Monsieur Verdoux fut un échec à…

Un roi à New York

par Benoît Smith

Souverain d'Estrovia renversé par une révolution puis ruiné par son Premier ministre, Shahdov (noter la proximité du nom avec "shadow", "ombre") s'exile à New York, où il découvre à son corps défendant la toute-puissance de l'image médiatique, jusqu'à se trouver impliqué dans les remous de la chasse aux "activités anti-américaines". Avec une intrigue pareille, Un roi à New York ne…

Le procès de Charlie Chaplin

par Josué Morel

Si Monsieur Verdoux et Un Roi à New York sont les deux seuls films du cinéaste où l’acteur tient un premier rôle autre que celui de Charlot, ou du moins dans lesquels la figure Charlot serait cachée sous le visage d’un personnage différent, c’est un autre point commun qui donne envie de mettre les deux films en regard. Là où…

Charlot Festival : Charlot patine / Charlot policeman / L’Émigrant

par Marie Gueden

Après la restauration récente des films de la première période de Charlie Chaplin chez Keystone (1914), voici qu’ont été restaurés – assortis d'une musique de qualité – ceux de la troisième période (après Essanay, 1915), à la Mutual (1916-1917) au studio de Lone Star, restauration qui s’est révélée un vaste et complexe chantier vu les différentes versions existantes des films…

L’Opinion publique

par Carine Bernasconi

Est-ce qu’un seul geste peut suffire à faire basculer une histoire d’amour dans la tragédie? C’est l’une des questions posées par L’Opinion publique (1923), premier film de Chaplin dans lequel il ne joue pas, abandonnant son personnage de Charlot pour ce drame de société. Le film est également un saisissant portrait de femme, interprétée par Edna Purviance, actrice fétiche et…

Les Lumières de la ville

par Théo Ribeton

Chaplin est la seule star du burlesque à avoir joui d’un prestige si établi que l’avènement du parlant n’a pas enterré sa carrière. Keaton s’est cassé les dents, Lloyd n’a pas fait mieux ; quant aux cinéastes, ils prirent le pas plus facilement que les comédiens. Nous voilà donc en 1931 : depuis trois ans, le public se désintéresse graduellement…

Les Feux de la rampe

par Vincent Avenel

La critique reprocha, à la sortie du Dictateur, à Charles Chaplin d'avoir cédé, dans le monologue final, à la tentation de donner la parole à l'homme plutôt qu'au personnage, d'avoir abattu le mur entre la fiction cinématographique et son auditoire. Que cela soit légitime ou non reste à débattre : en tout cas, on peut dès lors se demander ce…

Les Temps modernes

par Matthieu Santelli

Pourquoi Les Temps modernes est-il l'un des plus beaux, voire le plus beau film de Chaplin ? Peut-être parce qu'il a saisi avec une justesse inespérée les enjeux des sociétés industrielles, qu'il est, comme l'a dit André Bazin, la seule fable cinématographique à la mesure de la détresse de l'homme du 20ème siècle face à la mécanique sociale et technique…

Les Lumières de la ville – ciné-concert à la salle Pleyel

par Charlotte Servel

Il y a quelques mois, Michel Hazanavicius réalisait The Artist, un film muet, mais sonorisé, qui racontait la résistance, puis la déchéance de George Valentin (Jean Dujardin), vedette du cinéma muet lors de l’essor du cinéma parlant. C’est à cette période charnière du passage du muet au parlant, en 1931, que Les Lumières de la ville est sorti. Alors que…

Le Vagabond d’un nouveau monde

par Arnaud Hée

Après Les Aventures de Harry Dickson par Frédéric de Towarnicki (2007) pour Alain Resnais, Capricci reprend cette belle idée de publier un scénario qui n’a pas trouvé sa forme filmique. Ici un récit post-apocalyptique signé James Agee, où le plus célèbre des vagabonds incarné par Chaplin erre parmi les ruines de New York dévastée par un bombardement atomique. Toujours intéressant,…

Le Kid, La Ruée vers l’or, Le Cirque

par Ophélie Wiel

Il y a Chaplin, et les autres. De toute l'histoire du cinéma, aucun cinéaste n'a aussi bien réussi à unir cinéphiles et spectateurs de tous les pays. Personne n'est devenu célèbre aussi vite et ne l'est resté aussi longtemps, accumulant chef d'œuvre sur chef d'œuvre. Pour preuve de ce succès sans cesse renouvelé, aucun des longs-métrages muets de Chaplin et…