par
Arnaud Hallet
Sourires d'une nuit d'été est la prise de pouvoir du désir charnel chez Ingmar Bergman. Plus de quarante années après son "prix de l'humour poétique" au festival de Cannes, retour sur un film étonnant dans la filmographie du cinéaste suédois. Sourires d’une nuit d’été est peut-être la seule véritable comédie d’Ingmar Bergman. Le cinéaste connaissait à l’époque une grave dépression…
par
Matthieu Bareyre
Un film de Bergman de 1951 ressort sur nos écrans. Depuis Godard et son article élogieux de 1958, Jeux d'été semble être entré dans un long hiver. Pourquoi tout le monde se souvient-il de Monika (1952) quand la mémoire semble avoir égaré Marie, l'héroïne de Jeux d'été, au fond du lac sur lequel elle voguait ? N'est-il pas, comme Godard…
par
Matthieu Bareyre
L’impensable Tous les grands cinéastes ont trouvé leur manière personnelle d’en finir avec la narration, c’est-à-dire de la réinventer : Godard par la logique musicale ; Pialat en se fichant éperdument, dès L’Enfance nue, des transitions et des enchaînements ; Bergman en faisant déborder le présent sur ses deux côtés, passé et futur, alors rapidement annexés comme ses extensions naturelles. Puissance inouïe…
par
Nicola Brarda
Agnes, qui se meurt d'un cancer de l'utérus, est accompagnée dans son agonie par ses deux sœurs, Maria et Karin, ainsi que par sa domestique Anna. Cette confrontation à la douleur et à la mort se mue peu à peu en une véritable épreuve spirituelle, à mesure que les crises vécues par la protagoniste mettent à nu l'impuissance de ses…
par
Ariane Beauvillard
Peu habitué à la reconstitution historique, Ingmar Bergman réalise L'Œuf du serpent en 1977, l'un de ses films les plus politiques, l'un des seuls, alors que l'Allemagne s'est reconstruite sur une séparation de fait entre RDA et RFA depuis l'après-guerre. Comme pour faire écho à une Allemagne double, ruinée par la guerre en 1923, prompte à revenir à la vie…
par
Ariane Beauvillard
Souvent conflictuels, toujours complexes, les relations entre parents et enfants sont malmenées chez Bergman. Qu'il s'agisse des liens du sang ou des liens du cœur, ils sont fréquemment source de violence, d'incompréhension, et mènent à une mort symbolique ou physique. Bien qu'il existe également dans ses dernières œuvres une véritable esthétique de la renaissance, l'ensemble des films du réalisateur suédois…
par
Mathieu Macheret
Ce film de 1958, qui vient juste après Les Fraises sauvages dans la filmographie de Bergman, pourrait bien servir de bréviaire à son œuvre. Ses thèmes de prédilection s'y retrouvent dans un drôle d'état, à la fois condensés et délestés d'une densité sévère qui, dans la dernière période du cinéaste, pouvait vite confiner à l'étouffement. On y retrouve les femmes…
par
Emmanuel Didier
Fanny et Alexandre devait être, selon le souhait du cinéaste, le dernier film de Bergman exploité en salles. Ses téléfilms ultérieurs l’ont cependant rattrapé par le collet : Après la répétition (1984) et Saraband (2003) sont passés de la petite à la grande lucarne. Présenté en 1998 au festival de Cannes, En présence d’un clown n’aura connu que les honneurs…
par
Arnaud Hallet
L'Heure du loup ou comment les affres balafrent l'image cinématographique. Retour sur un des films les plus radicaux d'Ingmar Bergman : la chute des corps dans un imaginaire des plus tortueux. John Borg, peintre. Alma, sa femme, enceinte. Une île. Voilà L’Heure du loup. Ingmar Bergman revient une nouvelle fois sur les terres de Fårö, petite île baltique où le…
par
Clément Graminiès, Fabien Reyre
En quelques jours, le septième art vient de perdre quelques-uns de ses plus grands noms avec les décès successifs d'Ingmar Bergman et de Michelangelo Antonioni. Cinéastes mythiques et inépuisables, œuvrant sur sept décennies, ils laissent tous deux une filmographie extrêmement diversifiée dont on n'aura jamais fini de (re)découvrir les trésors. À l'aube de l'été, nous apprenions la mort prématurée du…
par
Claudine Le Pallec Marand
Plus de vingt ans après les magnifiques Fanny et Alexandre et Après la répétition, Ingmar Bergman renoue avec le cinéma de fiction et nous livre un Saraband en forme d'œuvre testamentaire. Prologue. La télévision. Prologue du film : Marianne nous confie son histoire. Elle est assise à son bureau, devant une table jonchée de photographies. Photos éparpillées et format vidéo…