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Sylvain Blandy
De passage au festival du film de San Sebastian, Mort Rifkin (Wallace Shawn), un professeur de cinéma new-yorkais dont le prénom suggère cruellement le déperissement, tombe sous le charme d’une femme mariée, tandis que son épouse le trompe ostensiblement avec un jeune réalisateur. Bien souvent chez Woody Allen, une telle situation entraîne un cas de conscience. Que choisir ? Lequel…
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Josué Morel
Un jour de pluie à New York ne marquera pas d’une pierre blanche la filmographie de Woody Allen, mais ce retour après un hiatus forcé – tourné en 2017, la sortie du film fut suspendue en pleine vague #MeToo –, éclaire un étrange mouvement à l’œuvre dans les derniers films du cinéaste. De prime abord, les Allen récents semblent rejouer…
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Damien Bonelli
Aux États-Unis, il ne fait pas bon de s’appeler Woody Allen ces jours-ci. Surfant sur la vague de dénonciations qui a retourné le show-business comme une lame de fond, le clan Farrow relance son offensive médiatique pour discréditer une bonne fois pour toutes le cinéaste, accusé d’attouchements sur sa fille adoptive Dylan, âgée de sept ans à l’époque des faits…
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Chloé Larouchi
À l'heure où l'intarissable Woody Allen explore les grandes villes européennes (Londres hier, Barcelone demain), retour sur un film dont la belle mise en scène parvient à assortir la majesté d'une ville au portrait intimiste de ses personnages. Comme l'observe Andrew Sarris, Woody Allen a dû ici "chercher des modèles européens de drame bourgeois pour remplacer les modèles américains fondés…
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Fabien Reyre
80 ans et toujours un film par an : Woody Allen semble ne connaître aucune crise d’inspiration et alimente inlassablement une filmographie si dense qu’elle a pour principal défaut de noyer les chefs d’œuvre (nombreux) au milieu d’autres films parfois plus modestes, voire (il faut bien l’admettre) vraiment ratés. Le ressenti est évidemment subjectif, entièrement guidé par l’affect et la…
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Damien Bonelli
Au nom de la familiarité que la France entretient avec son œuvre, l’indulgence est depuis toujours ici de mise vis-à-vis de Woody Allen, ce grand-oncle d’Amérique qui nous revient chaque année avec, sous le bras, sa dernière livraison en date. Cette réception attendrie se fait ainsi au détriment de la qualité objective des œuvres, parfois réussies, parfois ratées, trop souvent…
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Fabien Reyre
Si la cohérence de l’œuvre de Woody Allen n’est plus à prouver, le sentiment de déjà-vu souvent avancé par ses détracteurs pour justifier leur lassitude à la sortie de chacun de ses nouveaux films est difficilement attaquable. Preuve en est avec ce Magic in the Moonlight qui reprend quelques-uns de ses thèmes fétiches (le quiproquo amoureux, la magie et l’illusion,…
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Théo Ribeton
Pour extrêmement prolifique, Woody Allen est surtout un cinéaste très multiple. Forcément, l’empressement furieux avec lequel il a enchaîné depuis les années 1960 près d’une cinquantaine de longs-métrages n’a pu que télescoper une incessante circulation de fantaisies, de pastiches (Bergman, Cassavetes), de logorrhées des plus diverses. Parmi la foule se tient, pourtant, une race de films graves et imposants. Si…
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Clément Graminiès
Contrairement aux bons vins, Woody Allen vieillit mal et son cinéma avec. Malgré un come-back réussi avec Match Point en 2005, tout le monde sait que le cinéaste new-yorkais s'est considérablement ramolli depuis la fin des années 1990. To Rome with Love, énième carte postale européenne égrainant les quiproquos téléphonés, ne contredira malheureusement pas cette tendance à la paresse complaisante.…
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Fabien Reyre
Mais qui est Zelig ? Pépite méconnue de la filmographie de Woody Allen, cette courte mais exquise comédie (sortie entre deux œuvres mineures du cinéaste, Comédie érotique d'une nuit d'été et Broadway Danny Rose) est, comme le personnage qu'elle met en scène, totalement insaisissable. Faux biopic d'un homme sans identité qui prend l'apparence physique et la personnalité de ceux qu'il…
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Fabien Reyre
La dernière – et seule – fois que Woody Allen a posé sa caméra à Paris, il s'envolait dans les airs pour une exquise valse sur les bords de la Seine avec Goldie Hawn. C'était en 1996, pour Tout le monde dit I Love You, l'une de ces fantaisies acides et sucrées dont le cinéaste new-yorkais a le secret, saupoudrant…
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Fabien Reyre
On a souvent reproché à Woody Allen de se répéter indéfiniment de film en film, d'user ses thèmes fétiches jusqu'à la corde et de compenser une inspiration en berne par des castings luxueux. On ne saurait donner totalement tort à ses détracteurs, mais l'attaque est aussi idiote que vaine : désormais hors du temps, résolument unique dans son fonctionnement, ses…
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Fabien Reyre
Les esprits chagrins vont encore râler : Whatever Works, c'est du Woody Allen pur jus qui ne ressemble à rien d'autre qu'à du Woody Allen, avec pour personnages un intello juif new-yorkais déprimé et hypocondriaque, une jeune fille blonde et (pas si) idiote qui tombe amoureuse de ce type qui pourrait être son grand-père et tout un tas de situations…
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Laurent Barès
« Si l'élève ne dépasse pas le maître, c'est que le maître a failli. » La rencontre du grand directeur de la photographie Gordon Willis et de Woody Allen n'a pas été sans heurt. Mais elle restera comme l'une des plus prolifiques de l'histoire du cinéma américain de l'après-guerre et le modèle réussi d'un apprentissage mutuel. La décision n’était pas…
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Fabien Reyre
Le décor a beau être inédit pour le cinéaste, que ses admirateurs se rassurent : nous sommes bien chez Woody Allen, du générique en lettres blanches sur fond noir à la voix off mi-distanciée, mi-complice qui narre les (més)aventures sentimentales de deux amies américaines venues passer un été à Barcelone. Vicky (Rebecca Hall, splendide révélation du film), la brune, est…
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Fabien Reyre
Quand sort Une autre femme en 1988, Woody Allen vient d’essuyer deux échecs consécutifs. Le drame aux accents bergmaniens September et la comédie autobiographique Radio Days ont rebuté le public américain, effaçant une cote de sympathie regagnée trois ans plus tôt avec La Rose pourpre du Caire (1985) et Hannah et ses sœurs (1986). Si la collaboration entre Gena Rowlands…
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Fabien Reyre
"I happen to like New York", dit la chanson de Cole Porter pendant que la caméra survole les gratte-ciels éclairés de Manhattan avant de s'attarder sur le Madison Square Garden, où se dispute un match de hockey sur glace auquel assistent Larry et Carol Lipton (Woody Allen et Diane Keaton). Couple bourgeois de l'Upper West Side, Larry et Carol naviguent…
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Fabien Reyre, Ariane Beauvillard
Le Rêve de Cassandre, dernier film de Woody Allen tourné une nouvelle fois en Angleterre, divise la rédaction : poseur et cliché pour les uns, le film est une brillante réflexion sur la liberté humaine pour les autres. [POUR] Soi-même comme un autre (par Ariane Beauvillard) Woody Allen est resté en Angleterre et c'est tant mieux. Après sa tragi-comédie géniale,…
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Fabien Reyre
On ne change pas une équipe qui gagne : Woody refait donc équipe avec Scarlett pour un film qui se présente comme l'antithèse de Match Point. On retrouve dans Scoop les rues de Londres, l'aristocratie anglaise et la sensualité résolument cinégénique de l'actrice, mais cette fois au profit d'une de ces comédies qui ont fait le succès du cinéaste. On…
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Fabien Reyre
Une balle de tennis passe et repasse au dessus d'un filet. On ne voit pas les joueurs : seul ce va-et-vient incessant intéresse la caméra. Pause. L'image s'est arrêtée sur la balle, en équilibre précaire sur le rebord du filet. Une voix off s'interroge : de quel côté va-t-elle tomber ? Notre destin peut-il se résumer à ça ? La…