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Simon Denis
Dans la première partie de Samsara, un garçon nommé Amid (Amid Keomany) se rend à plusieurs reprises chez Mon (Simone Milavanh), une vieille femme dont la mort approche. Leur relation se résume à une activité : il vient lui lire régulièrement quelques pages d’un livre traitant de la réincarnation – moins parce qu’elle n’arrive plus à le faire elle-même que…
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Hugo Mattias
Ralphie (Jesse Eisenberg) soulève des poids à la salle de sport, puis bande les muscles devant le miroir des vestiaires. Parcourant les allées d’un grand magasin, il se poste face à une caméra qui retransmet en direct son image sur les nombreux écrans du rayon multimédia. Plus tard, il brisera d’un poing rageur le miroir des vestiaires et enverra valser…
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Marin Gérard
Le cinéma américain a dernièrement un peu délaissé le motif de l’amour impossible, peut-être jugé trop mélo, ou vieillot. C’est en s’inspirant de son parcours d’immigrante que Celine Song, réalisatrice new-yorkaise d’origine coréenne, le remet au goût du jour. Sur le papier, Past Lives pourrait être un film magnifique. Nora (Greta Lee) a quitté la Corée à 12 ans, laissant derrière elle Hae…
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Corentin Lê
Consacré au procès de la junte argentine qui s'est tenu en 1985, The Trial est un modèle de sobriété : entre deux cartons informatifs placés au début et à la fin, dix-huit chapitres d'une durée quasi égale s'étendent sur 180 minutes intégralement constituées des archives filmées du procès. La première qualité du film tient notamment à la préservation du caractère…
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Simon Denis
Comme le laissait déjà entrevoir Sans pitié, Byun Sung-Hyun ne cache pas son admiration pour le cinéma de Quentin Tarantino. On retrouve également ici des emprunts à ses films (à commencer par le titre), mais le réalisateur coréen parvient à se réapproprier cet héritage cinéphile d’une manière assez singulière. Première mise à distance : le film prend place dans une Corée en…
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Marin Gérard
En quatre Mad Max (bientôt cinq), George Miller a prouvé une chose : pour figurer l’après-apocalypse, il suffit de poser sa caméra dans l’un des nombreux déserts australiens. Son compatriote Rolf de Heer a retenu la leçon. Dépourvu de dialogues, comme si l’humanité avait perdu l’usage du langage depuis longtemps, The Survival of Kindness invente un futur dystopique frappé par une épidémie…
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Hugo Mattias
BlackBerry adopte d'emblée un ton rétrospectif qui lui permet, en quelques scènes, de survoler les décennies comme on feuillette un livre d’images. Arthur C. Clarke ouvre le bal avec une archive de 1964 dans laquelle l’auteur de science-fiction prophétise l’abolition des distances géographiques et l’avènement d’une ère de la communication tous azimuts (« Men will no longer commute – they will…
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Corentin Lê
Dans la forêt de Hambach, en Allemagne, un journaliste réalisant un documentaire sur l’une des plus grandes zones à défendre d’Europe tombe de quinze mètres de haut. Lonely Oaks s’ouvre sur la récupération de sa caméra et la découverte du corps par la police, alors occupée à évacuer de force les militants anarchistes bloquant, depuis les arbres, la progression d’une…
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Simon Denis
Si le premier long-métrage de Tina Satter s’empare d’un scandale encore brûlant (les soupçons d’ingérence russe en faveur de Donald Trump en 2016), son angle d’attaque est modeste : l’affaire Reality Winner, du nom d’une ancienne employée des services secrets états-uniens, responsable de la fuite de documents classifiés que publiera le journal The Intercept. Mais au-delà de sa visée politique, le film…
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Corentin Lê
C’est une scène que l’on croirait tirée de De Humani Corporis Fabrica : sur un petit moniteur, on aperçoit une pince robotisée gratter la paroi d’une cavité sanguinolente, tandis que le corps médical présent sur les lieux commente l'opération en direct. L'un des médecins conseille à son collègue, pour l'inviter à ne prendre aucun risque, de « rester superficiel » dans sa…
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Chloé Cavillier, Marin Gérard
La compétition de la 37e édition du festival Entrevues Belfort aura été riche en initiatives radicales, entre fictions minimalistes, films-concepts et cinéma expérimental. Le prix Janine Bazin est ainsi revenu à un film qui recoupe ces catégories : le très beau É Noite na América d’Ana Vaz, dont l’usage de pellicules périmées fait surgir d'incroyables changements de couleur à l'intérieur…
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Étienne Cimetière-Cano
La compétition de la trente-deuxième édition du Festival du Film d’Histoire de Pessac présentait, comme c’est souvent le cas lors de festivals thématiques, le défaut de projeter des films parfois sélectionnés pour leur seul sujet. La Conférence de Matti Geschonneck en est le parfait exemple, incarnant la tendance d’un certain cinéma « mémoriel » mû par la seule ambition de…
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Corentin Lê
Des corps et des décors étaient au menu de la 24e édition du Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris (FCDEP), concoctée par le collectif Jeune Cinéma. La plupart des courts présentés en compétition ont en effet témoigné de deux grandes tendances : d’une part une attention particulière portée à la corporalité, de l’autre une approche cartographique et spatialisante…
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Étienne Cimetière-Cano
Brassant comme chaque année plusieurs compétitions, avant-premières, rétrospectives, séances spéciales et multiples rencontres, le Cinemed appartient à ces festivals qui ont le don de fédérer des films d’horizons différents avec une cohérence assez remarquable. Au sein de la compétition, plusieurs bonnes découvertes semblaient notamment s’articuler autour d’une tentative commune d’explorer les singularités de personnages aux parcours de vie atypiques :…
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Josué Morel
Entre l’hommage consacré à Françoise Lebrun, l’exposition Alberto Mielgo et plusieurs séances spéciales (dont la projection couplée des Vertes années de Paulo Rocha avec son faux remake expérimental, Où est cette rue ?, réalisé par João Pedro Rodrigues et João Rui Guerra da Mata), la 13e édition du Festival international de La Roche-sur-Yon ne manquait pas de choix de programmation forts.…
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Jean-Sébastien Massart
Deauville est un festival clivé : dans la journée, on y découvre de petits objets affichant parfois ostensiblement leur esthétique d’indépendants et réalisés la plupart du temps par des inconnus (la moitié des treize longs-métrages de la sélection officielle étaient cette année des premiers films). Le soir, le festival s’habille en smoking et déroule son tapis rouge pour accueillir ses stars…
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Julie Mengelle
Cet article se concentre plus spécifiquement sur le séminaire « Du politique au poétique » qui s'est tenu lors de la 34e édition des États généraux du film documentaire de Lussas. Chaque année à la fin du mois d’août, les États généraux du film documentaire de Lussas mettent en avant une sélection de productions récentes (« Expériences du regard »)…
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Corentin Lê, Alexandre Moussa
Sous le ciel radieux de la côte charentaise, le Festival La Rochelle Cinéma (Fema) soufflait début juillet ses cinquante bougies, avec une programmation pléthorique aussi riche en rétrospectives qu’en avant-premières. Comme chaque année, le volet patrimonial du Fema s'est organisé autour d'une poignée de rétrospectives dont la plus imposante était sans conteste celle consacrée à Pier Paolo Pasolini. Plus que…
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Corentin Lê
Dans la continuité des éditions précédentes, Côté Court comportait cette année quasiment autant de films dans la sélection phare consacrée à la fiction que dans celle dédiée au cinéma d’avant-garde. Au sein de ce dernier ensemble, riche bien qu’inégal, figuraient des projets de nature très différentes, conformément à la volonté du festival de cartographier les franges les plus alternatives du…
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Josué Morel
Le festival de Cannes s’est ouvert dans un climat chargé, pour ne pas dire pesant, entre l’ombre de la guerre en Ukraine, avec l’intervention surprise de Volodymyr Zelensky devant le public cannois, une série de couacs (une tentative de caviardage d’un entretien de Thierry Frémaux, ainsi que des attaques de bots qui ont perturbé pendant plusieurs jours le bon fonctionnement…