par
Vincent Avenel
Après avoir donné le véritable coup d'envoi de l'âge d'or du cinéma fantastique avec Les Vampires du docteur Dracula, le passionné de cinéma-scénariste-acteur-futur réalisateur Paul Naschy s'est constitué une filmographie imposante, toujours inspirée à la fois par le succès commercial du genre, et par sa fervente admiration pour le cinéma de l'Universal. Avec Le Bossu de la morgue, Naschy prend…
par
Vincent Avenel
Loué soit Jacinto Molina ! Admirateur passionné des monstres de la période Universal, Molina est une figure formidable du cinéma espagnol : ancien catcheur et haltérophile, il a mis sa musculature et son jeu... intense au service de tous le bestiaire fantastique. Avec ces Vampires du docteur Dracula, les éditions Artus font œuvre historique : c'est en effet le film avec lequel Molina,…
par
Matthieu Santelli
Le premier The Amazing Spider-Man, sorti en 2012, conduisait le genre Super-héros – seul genre hollywoodien contemporain et encore plein de vitalité – vers un virage douteux, l'entraînant du côté de la comédie romantique mièvre et des tribulations adolescentes auto-centrées. Soudain, le film de super-héros n'est plus mauvais parce que bâclé et en retard sur le genre (des Fantastic Four…
par
Vincent Avenel
Le Dracula de Bram Stoker est aujourd'hui la référence incontestée en matière d’œuvre-source vampirique, mais le célèbre comte valaque doit beaucoup de sa popularité à son adaptation avec Bela Lugosi, par Tod Browning. Si la postérité les reconnaît moins, les personnages de Lord Ruthven (de John William Polidori) et de Carmilla (de Joseph Sheridan Le Fanu) demeurent pourtant séminaux. Carmilla,…
par
Vincent Avenel
Trois mois, au jour près, séparent la sortie de Dreamscape en août 1984 de celle des Griffes de la nuit, en novembre. La convergence thématique peut paraître étrange : fuite hors des sentiers métalliques des années yuppies post-punk, ou simple plagiat d'un film sur l'autre ? En tout cas, la coïncidence intrigue, mais la comparaison prend bien vite fin. Là où Wes…
par
Clément Graminiès
Décédé en 1963, soit plus de quinze ans avant sa découverte par les cinéphiles français, Yasujirō Ozu ne cesse de faire l’actualité depuis plusieurs mois : rétrospective à la Cinémathèque Française et à l’Institut Lumière de Lyon, sortie inédite de son premier film parlant Le Fils unique, réédition de ses films en couleurs (Bonjour, Fin d’automne, Fleurs d’équinoxe, etc.). Déjà bien…
par
Clément Graminiès
C'est d'abord en qualité d'assistant-réalisateur sur trois longs-métrages de René Clément que Léonard Keigel débute sa carrière au cinéma. En 1962, pour ce premier film signé de son seul nom, il se confronte au style foisonnant et torturé de Julien Green en choisissant d'adapter l'un de ses romans les plus célèbres, Leviathan. Bien qu'un peu éclipsé à l'époque par les…
par
Clément Graminiès
Réalisateur-phare des années 1920 et 1930, Marcel L’Herbier n’était pas loin d’être un visionnaire. En 1928, soit quelques mois avant le crack boursier qui allait plonger l’Europe et les États-Unis dans l’une des plus graves crises économiques, le réalisateur proposait avec L’Argent un véritable pamphlet contre l’asservissement des classes bourgeoises et moyennes aux cours délirants de la Bourse. En 1935,…
par
Marie Gueden
L’œuvre filmique de Jean Epstein (1897-1953) est enfin accessible au grand public grâce à l'ouverture et l'acquisition de droits, la restauration opérée par le CNC, la diffusion par la Cinémathèque française dans le cadre d’une rétrospective, et la coédition d'un coffret DVD par Potemkine/Agnès b et la Cinémathèque française. Cette édition est particulièrement soignée : chaque film est introduit par un…
par
Clément Graminiès
Les Documents Cinématographiques participent à l'exhumation de l’œuvre mal connue de Marcel L'Herbier. Après l'édition du Bonheur (1934) en mars dernier par Pathé, c'est au tour de trois films de la même période de bénéficier d'une sortie en DVD. L'une d'entre elles, La Route impériale confirme l'éclectisme dont le réalisateur (par ailleurs fondateur de l'IDHEC, ancêtre de la Fémis) pouvait…
par
Fabien Reyre
Alors qu’aujourd’hui le biopic est devenu un genre cinématographique aussi prisé que le western ou le péplum en leur temps, Carlotta nous rappelle au bon souvenir du fabuleux Velvet Goldmine de Todd Haynes, cinéaste rare dont deux des cinq longs-métrages prirent avec panache le contre-pied de la biographie filmée et ses contraintes (liste à laquelle on peut ajouter le court…
par
Eva Markovits
« Ce sera tout, peut-être, sauf un film historique. Ou plutôt, on essaiera de répondre à la question : comment faire aujourd'hui un film historique ? Quel rapport pouvons-nous avoir aujourd'hui à l'histoire, à notre histoire ? À une époque apparemment si éloignée de la nôtre ? Alors comment faudra-t-il l'appeler, ce film ? Thriller historique ? Histoire de mafia ? Drame psychologique ? ». L'intention de Patrice Chéreau est…
par
Carole Milleliri
Voici un étrange long-métrage en trois chapitres. Il s’agit en fait de trois courts pouvant être vus indépendamment tout autant que dans la foulée, pour parcourir le chemin de croix de J.C., de sa conception tumultueuse à l’accomplissement de son destin et à l’affirmation de son identité. Antony Hickling livre une version déjantée, mais néanmoins très pertinente, du mythe christique,…
par
Ariane Beauvillard
Contrairement à Netflix qui, aujourd'hui, tente son ouverture sur le vieux continent par l'ouest, la chaîne HBO a commencé son implantation en Europe de l'est dès le début des années 1990. La chute du Mur a quelques années à présent et l'omniprésence de la culture américaine n'est plus à assurer. Il n'est cependant pas étonnant de voir qu'en 2014, la…
par
Max Robin
Adapté d’une pièce de théâtre créée par Charles Boyer et Michel Simon deux ans plus tôt, Le Bonheur (1935) n’a rien du théâtre filmé, et s’en éloigne d’autant plus qu’il est un superbe film sur le cinéma. Marcel L’Herbier ne se prédestinait pas au septième art, qui de son propre aveu « n’était pas son genre » ; d’où peut-être…
par
Carole Milleliri
Tourné un an après La Chienne, Boudu sauvé des eaux commence là où ce précédent film finissait: avec un Michel Simon en rupture sociale, clochard débonnaire et (apparemment) heureux de sa condition sans faux-semblants et sans contraintes. Mais ce clochard esseulé n’a qu’une idée en tête: mourir. C’est compter sans l’intervention de M. Lestingois, libraire bon vivant et soucieux de…
par
Vincent Avenel
En 1978, alors qu'il réalise Têtes vides cherchent coffre plein, William Friedkin navigue dans les eaux les plus ténébreuses de sa filmographie. Plus précisément, le film vient après L'Exorciste et l'exceptionnel Convoi de la peur, avant La Chasse – autant dire que le ton badin, enlevé et candide de ce heist movie bon enfant tranche avec le ton de la…
par
Benoît Smith
La tignasse blonde dressée, le sac toujours prêt à basculer par-dessus l'épaule, le chien fidèle à ses pieds, le verbe haut et la bagarre facile, Jean Gabin est Bobo, surnom dont la rime avec "hobo" (le vagabond américain) a peu de chances d'être fortuite. Bobo est le premier des deux rôles que le jeune premier français interpréta dans les années…
par
Raphaëlle Pireyre
Trafic d'influences « Un film, c’est le reflet des influences d’un réalisateur à un moment précis de sa vie » dit Yann Gonzalez en évoquant un héritage qui revendiquerait un grand écart menant de La Belle Captive (1983) de Robbe-Grillet à The Breakfast Club (1985) de John Hughes. Les Rencontres d’après minuit s’assume donc sous une paternité cinéphilique hétéroclite et…
par
Olivia Cooper Hadjian
À l’origine de la trilogie de Bob Connolly et Robin Anderson, on trouve deux événements extraordinaires. Le premier : en 1930 en Nouvelle-Guinée, des chercheurs d’or australiens rencontrent, entre deux chaînes de montagnes qui les abritaient des regards extérieurs, une large population d’hommes et de femmes qui se croyait jusqu’alors seule au monde. Le second : découvrant cette histoire méconnue…