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Marion Defaut
Trois ans après sa célébration de l'Europe, Cédric Klapisch s'attaque au thème universel qu'est l'Amour. D'un sujet plus délicat mais plus attendu, il tire un film parfois maladroit et décousu mais d'une euphorie assez communicative. On avait laissé Xavier nu devant son ordinateur, lançant les premières lignes de son roman, L'Auberge espagnole. Cinq ans plus tard, on le retrouve engoncé…
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Benoît Smith
Longtemps attendue et préparée, la reprise en main hollywoodienne du super-héros à la cape membraneuse dépare assez nettement de ses antécédents sur grand écran, des brillantes exubérances de Tim Burton à leurs navrants prolongements par Joel Schumacher. Entre puisée respectueuse dans le matériau fourni par les comic books et mise au diapason des inquiétudes d’une Amérique ayant vécu le 11-Septembre,…
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Sarah Elkaïm
Ce deuxième film du réalisateur suisse (auparavant mathématicien et dramaturge) est une véritable leçon d'économie filmée, étayée de réflexions personnelles, et qui réussit à ne jamais verser dans le manichéisme. À l'heure où Tony Blair se rend à Washington pour tenter de convaincre George Bush d'adhérer à son « plan Marshall » pour l'Afrique (annulation de 100% de la dette…
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Sarah Elkaïm
Dans son quatrième long-métrage, le réalisateur chinois promène sa caméra dans les allées de « World Park », à Pékin, un parc qui reproduit en miniature les monuments les plus célèbres du monde entier. Dans ce monde parfait et artificiel, les employés sont aux prises avec une réalité bien plus sombre. Une réflexion à double tranchant sur l'ouverture au monde…
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Claudine Le Pallec Marand
A Dirty Shame est un fruit de l'érotomanie et du fétichisme (chers à Hollywood) travestis par le cinéaste John Waters, resté fidèle à son « bon goût » et à son univers criard, excessif et maladivement fécond. Film le plus politique de son auteur, il utilise la dérision des genres (du film érotique d'initiation au film d'horreur) pour illustrer ce…
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Fabien Reyre
Après deux succès au box-office (les mémorables Fast & Furious et xXx) et autant de bides (les non moins mémorables Un homme à part et Les Chroniques de Riddick – qui, contrairement à ce que son titre laisse entendre, n'a rien de littéraire), l'acteur le plus monolithique d'Hollywood peine à justifier ses cachets mirobolants. Pour se sortir de ce mauvais…
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Fabien Reyre
À Sin City, tout ou presque est noir, noir, noir. Dans ce simili-New York à faire pâlir Rudy Giuliani, les flics et les gangsters, les violeurs et les strip-teaseuses, les serial-killers et les putes traînent leur morne existence dans un monde où le bonheur est allé se faire voir ailleurs. La Ville du Pêché n'offre aucune rédemption à ses antihéros…
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Françoise Ruscak
El Cielito fait partie de ces œuvres qui, avec délicatesse, nous conduisent dans le monde intrinsèque des personnages. Une seule ambition transparaît dans ce film : la suggestion des sentiments. Tout y est implicite, et la réalisation, habilement travaillée, rend ce film émouvant. Après avoir tourné deux films satiriques, Los Espíritus Patrióticos et Arregui, La Noticia del Día, où elle…
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Lucile Hochdoerffer
Deuxième long-métrage pour le cinéma de la réalisatrice Diane Bertrand, L'Annulaire détonne dans le paysage cinématographique français actuel. L'histoire, difficile à résumer, offre avant tout un premier rôle à la jeune Olga Kurylenko, étonnante dans le personnage de cette jeune assistante à la fois naïve, sensuelle et mystérieuse. Sur l'affiche, c'est elle. Jolie, brune, la peau claire et le regard…
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Léa Lescure
On est inquiet pour Sydney Pollack. Si depuis Out of Africa, en 1986, il enchaîne la réalisation de films médiocres sans intérêt, de La Firme (1992) à L'Ombre d'un soupçon (1999), L'Interprète est carrément mauvais. Pourtant Pollack l'acteur a témoigné dans ses choix d'un goût éclairé, travaillant par exemple avec Robert Altman (The Player) et Stanley Kubrick (Eyes Wide Shut).…
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Philippe Rocher
André Bourvil à contre-emploi en commissaire rompu à la routine de méthodes policières pas toujours avouables, Gian Maria Volonte en criminel endurci, Alain Delon hiératique, amer et désabusé, Yves Montand en ex-policier passé au banditisme et que ne cessent de hanter ses démons, François Périer en truand contraint de forfaire à son honneur ; tous sont amenés, inexorablement, à se…
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Sophie Labeille
L'aspect documentaire de cette fiction est incontournable. L'intention première du réalisateur iranien était de monter un documentaire sur l'étrange métier des laveurs de morts en Iran. Le documentaire inséré dans la fiction permet d'approcher la thématique de la mort en Iran avec pédagogie. L'originalité de ce film est d'insérer l'image télévisuelle dans la représentation cinématographique pour intégrer les documentaires sur…
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Fabien Reyre
Mais quelle mouche a bien pu piquer Brigitte Roüan ? À première vue, le générique de Travaux, on sait quand ça commence... a de quoi surprendre : aux côtés de Carole Bouquet, on retrouve entre autres Jean-Pierre Castaldi et Aldo Maccione... La réalisatrice (on lui doit notamment le très joli Post Coïtum Animal Triste), également comédienne et scénariste, nous avait…
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Chloé Larouchi
Si Raoul Ruiz excelle dans la mise en scène d'univers oniriques dans lesquels l'étrange côtoie le quotidien, on peut reprocher au Domaine perdu de diluer sa légèreté dans des jongleries temporelles qui cette fois-ci alourdissent le rythme du film et condamnent les héros à des pitreries malheureuses. Le Domaine perdu est un hommage manifeste au Grand Meaulnes. C'est avec malice…
par
Marion Defaut
Pour sa chronique d'une fin de l'enfance, Pablo José Meza passe au format adulte, le long-métrage. Avec Buenos Aires 100 km, il participe aussi à l'âge florissant du cinéma argentin sur nos écrans. Au milieu de nulle part en Argentine, des gamins de treize ans traînent dans la chaleur de l'été qui décline. Il y a Esteban, qui s'ennuie sur…
par
Fabien Reyre
De Patrick Bouchitey, on n'attendait plus grand-chose. Pourtant, celui qui est aujourd'hui principalement connu pour son hilarante composition de curé mélomane dans La vie est un long fleuve tranquille (« Jésus revient », c'était lui) et ses navrants doublages animaliers vaut bien plus que sa réputation d'amuseur public de seconde zone. Il y a quelques années, Bouchitey mettait en scène…
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Stephan Baillard
Lars von Trier et le Dogme désormais caduc ne doivent pas faire écran à un cinéma danois souvent créatif. Erik Clausen confirme avec Villa Paranoia cette inventivité. Auteur d'une filmographie éclectique (son premier film date de 1980), son œuvre laisse transparaître un goût pour les arts forains et le théâtre. Rami et Juliet transposait Shakespeare dans la banlieue ouvrière d'une…
par
Lucile Hochdoerffer
Troisième œuvre d'un même triptyque, après Elephant et Gerry, Last Days confirme le talent et l'ambition expérimentale de Gus Van Sant. Le réalisateur américain signe un film brillant, songeur et magistralement mis en scène, avec un Michael Pitt impressionnant dans le rôle de celui-qui-n'est-pas-vraiment-Kurt-Cobain-mais-qui-lui-ressemble-beaucoup-quand-même. Last Days n'est pas un film sur le rock. Encore moins un biopic lambda léché et…
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Lucile Hochdoerffer
Pour son troisième long-métrage, Dominik Moll a choisi de mettre en scène la relation trouble entre deux couples que tout oppose, en disséquant l'insidieux bouleversement qui découle de leur rencontre. À cette occasion, le réalisateur retrouve Laurent Lucas, déjà malmené dans Harry, un ami qui vous veut du bien, mais aussi Charlotte Gainsbourg, André Dussollier et Charlotte Rampling. Et signe…
par
Sophie Labeille
Année 1950 : la guerre éclate en Corée. Deux frères se retrouvent dans le conflit, bientôt sanglant, qui divise leur pays. Le Sud doit se défendre contre l'envahissement du Nord. C'est le premier conflit mondial qui oppose capitalisme (le Sud est soutenu par l'ONU et les États-Unis) et communisme (la Chine et la Russie combattent aux côtés du Nord). Kang…