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Josué Morel
Pourquoi décliner Alien en série ? Cette question, on se la pose beaucoup devant Alien : Earth, dont le titre est par ailleurs mensonger, puisqu’il y est assez peu question de filmer la Terre ; l’action prend place dans une version dystopique et futuriste de notre planète et se concentre plus particulièrement sur une île recluse qui pourrait tout aussi bien exister à…
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Josué Morel
Redoutable projet que celui de Linklater, qui revient sur la gestation d’À bout de souffle en même temps qu’il ambitionne de pasticher l’esthétique du Godard première manière – on y reviendra toutefois, ce n’est pas si net. Redoutable, car l’équation à multiples facteurs est en principe, mais aussi dans les faits, pratiquement insoluble : peut-on faire un film godardien sur Godard ? Doublé d’une comédie…
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Josué Morel
Des romans de Stephen King, Marche ou crève (que le romancier avait publié sous son pseudonyme de Richard Bachman) n’est pas le plus propice à être adapté au cinéma. Il y décrit comment, dans une Amérique dystopique, des jeunes hommes sélectionnés via une loterie participent à une longue marche dont le vainqueur ressort couvert d’or. Le principe ? Les concurrents…
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Josué Morel
Jusqu’ici, Ducournau avait aux yeux de la critique l’aura d’une première de la classe : un court remarqué (Junior), un premier long plébiscité (Grave) et une palme précoce (Titane). Cannes aime bien le storytelling, les ascensions et les chutes fulgurantes, et invente donc un nouveau chapitre au roman de la cinéaste : son troisième long, celui qui devait confirmer son statut…
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Josué Morel
Valeur sentimentale, émotion paradoxale. Disons d’emblée que le nouveau film de Joachim Trier témoigne, par l’attention qu’il porte à ses acteurs et actrices (en particulier le trio formé par Stellan Skarsgård, Renate Reinsve et Elle Fanning), d'une certaine vibration qui ne faisait qu'affleurer dans ses précédents films, trop écrits et charmeurs. Ces travers, Trier ne les a pas complètement supprimés,…
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Josué Morel
Cet article a été initialement publié le 18 août 2015. La ressortie de French Connection, un mois après celle de Sorcerer, appelle à un drôle de constat : des deux films phares de Friedkin, c’est peut-être bien le premier qui se révèle le plus proche du Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot. De Sorcerer, on a célébré tardivement la force…
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Josué Morel
Dans la dernière partie de Beau is Afraid, une scène dessinait un devenir comique pour le cinéma d’Ari Aster grâce à la présence grotesque de Joaquin Phoenix, mais aussi à un certain sens de la durée et du timing : depuis le fond d’un plan nocturne, l'acteur s’avançait pas à pas vers la caméra, jusqu’à ce que l’on puisse enfin…
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Josué Morel
En choisissant James Gunn (transfuge de Marvel et architecte des trois volets des Gardiens de la galaxie) pour relancer ses franchises, DC Comics a moins fait appel à un cinéaste qu’à un chef de chantier ou à un bâtisseur d'univers – « DC Universe » est d’ailleurs le nom du nouvel « univers partagé » que Superman inaugure en grande pompe. Le film est à…
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Josué Morel
S’il y a un genre qui fait la part belle à la croyance, c’est bien la comédie romantique. Croyance en l’inconnu, croyance au destin, croyance en ce petit miracle qu’est une rencontre amoureuse, à l’aune de laquelle le monde entier paraît se reconfigurer : on en demande beaucoup, à la fois aux personnages (les récits consistent souvent à détricoter leurs mécanismes…
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Josué Morel
Qui aurait parié que les années 2020 verraient un retour en grâce de Jerry Bruckheimer, le pape du blockbuster rutilant des 90’s ? Bien que le producteur ait toujours été raillé pour ses films surchargés en explosions et en effets – Michael Bay et Tony Scott furent les membres les plus emblématiques de son écurie –, quelques titres singuliers ont…
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Josué Morel
Pas tout à fait vingt-huit, mais vingt-trois ans : c’est le temps écoulé entre le premier et le troisième volet de la franchise britannique imaginée conjointement par Danny Boyle (derrière la caméra) et Alex Garland (au scénario). Cette suite tardive s’accompagne aussi d’une remise à jour partielle, puisque le deuxième épisode (réalisé et écrit par Juan Carlos Fresnadillo), qui s’achevait…
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Josué Morel
On l’a souligné lors du dernier festival de Cannes : cette année, presque toutes les sélections cannoises ont choisi de s’ouvrir avec un film français, doublant involontairement leurs différents partis pris de programmation d’un panorama de la production hexagonale. Quel cinéma français choisit-on ? Le chaos de Letourneur, la joie supposément fédératrice de Partir un jour – faux feel good movie,…
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Josué Morel
Si la deuxième saison de The Rehearsal s’achemine vers une conclusion similaire à celle de The Curse – à savoir Nathan Fielder en apesanteur, seul dans l’immensité du ciel –, leurs dénouements respectifs divergent sur deux points essentiels. D’abord, l’envolée n’a pas la même ampleur et procède à l’inverse d’une déflation des enjeux ; comme on le verra plus tard, on…
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Josué Morel
The Phoenician Scheme sort l’artillerie lourde au bout de quelques secondes seulement. À bord d’un avion, Zsa-zsa Korda (Benicio del Toro), un riche industriel qui doit sa réussite à son don pour la magouille, semble sur ses gardes, comme s’il se préparait à l’imminence d’une catastrophe. La menace, instillée par la bande-son d’Alexandre Desplat (sa plus belle partition à ce…
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Josué Morel
Le jury présidé par Juliette Binoche a remis une Palme d’or à la fois sans surprise et plutôt paradoxale à Jafar Panahi. Sans surprise, car ce prix, on aurait pu le prédire à l’annonce de la sélection, au regard du symbole que le cinéaste incarne (rappelons qu'il fut empêché de travailler, puis arrêté et emprisonné par les autorités de son…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 10 et clap de fin. Deux de nos rédacteurs discutent de Résurrection de Bi Gan, présenté en compétition. Avec un florilège des films préférés de la rédaction durant le festival. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
Benjamin de la compétition, Saeed Roustaee n’est ceci dit plus un "espoir" : trois films en l’espace de quatre ans l’ont solidement installé dans le paysage du cinéma iranien et mondial. Cette productivité n’est pourtant pas le gage d’une montée en puissance : si La Loi de Téhéran était un film inégal, il promettait davantage que Leïla et ses frères,…
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Josué Morel
Cinéastes doubles, Jean-Pierre et Luc Dardenne le sont à plus d’un titre. D’abord parce que leurs derniers films reposaient sur un étrange paradoxe : reconduisant une méthode éprouvée – filmage à l’os, acteurs majoritairement non professionnels, articulation d’un ancrage social avec des péripéties mélodramatiques –, la mise en scène y cultivait une sorte de routine pour mieux faire perler, par…
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Josué Morel
Depuis L’Auberge espagnole, sorte de film générationnel dont le principal intérêt était d’être le témoin d’une époque (ce qui n’est déjà pas si mal), Klapisch n’a pas beaucoup changé : ses deux obsessions sont toujours de filmer la jeunesse et la famille, l’une se prolongeant dans l’autre. On expérimente les possibles de l’existence, on tombe amoureux, on enfante, on lègue,…
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Josué Morel
Valeur sentimentale, émotion paradoxale. Disons d’emblée que le nouveau film de Joachim Trier témoigne, par l’attention qu’il porte à ses acteurs et actrices (en particulier le trio formé par Stellan Skarsgård, Renate Reinsve et Elle Fanning), d'une certaine vibration qui ne faisait qu'affleurer dans ses précédents films, trop écrits et charmeurs. Ces travers, Trier ne les a pas complètement supprimés,…