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Benoît Smith
Le meilleur d'un festival n'est jamais pour la fin - les palmarès, c'est bien connu, on n'en est jamais content. Et la soixante-et-onzième Mostra de Venise nous a donné trop peu de raisons de changer d'humeur. On ne s'attardera pas sur les sélections, ni plus ni moins décevantes qu'à d'autres éditions, et où on relèvera seulement ce qu'on savait déjà…
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Benoît Smith
Ainsi s'est close la soixante-et-onzième Mostra de Venise : avec ce gros morceau présenté hors compétition, le plus long film du festival (près de trois heures, certes modeste par rapport aux trois ou quatre films-fleuves de l'année dernière), réalisé par Ann Hui, par ailleurs présidente du jury Orizzonti. Avec The Golden Era, la réalisatrice hongkongaise livre un biopic rigoureux et…
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Benoît Smith
Court (une heure et six minutes), le dernier film de Hong Sang-soo confirme ses efforts, visibles depuis un moment, pour ne pas paraître tourner en rond, à voir comment il a débarrassé son scénario des éléments auto-réflexifs (pas de référence au cinéma ici). Mais certaines habitudes sont tenaces, telles que le récit en abyme, segmenté et désordonné. Ici, une femme…
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Benoît Smith
Manoel de Oliveira, ce vieux fripon, a l'art de jouer avec nos attentes. À l'annonce du tournage de son court métrage Le Vieillard du Restelo, celui-ci était censé être inspiré des Lusiades de Luís Vaz de Camões. Et voilà que la couverture de livre qui tapisse le générique est celle de Don Quichotte de la Mancha de Cervantes... Remarquez, ils…
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Benoît Smith
En dépit du Lion d'argent reçu à la Mostra de 2002 pour La Maison de fous, il faut bien dire qu'Andreï Konchalovsky, l'ancien collaborateur de Tarkovski et réalisateur du Premier Maître, de Sibériade et même de quelques films américains, est progressivement passé sous le radar des cinéphiles depuis son retour en Russie dans les années 1990. Pour ces derniers, sa…
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Josué Morel
Dernier jour de compétition. Aujourd’hui, c’est au tour d’Andrew Niccol, cinéaste qui s’est fait un nom à la faveur de deux films un peu rapidement encensés (Bienvenue à Gattaca et Lord of War), d’entrer dans la ronde des candidats au prestigieux Lion d’or. Sans être de mauvaise langue, la présence de Good Kill en compétition semble devoir davantage à la…
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Benoît Smith
Laurent Cantet a tourné son nouveau film à La Havane, suite aux rencontres qu'il y avait faites pour son court métrage inclus dans le film collectif 7 jours à La Havane en 2012. Retour à Ithaque, cependant, affiche un dispositif qui rappelle un autre de ses films : Entre les murs - à ceci près qu'ici il n'y a pas…
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Benoît Smith
On ne regrette pas d'avoir pris des nouvelles de Joe Dante, même le temps d'un film aussi mineur que Burying the Ex où il ne force pas vraiment son talent. Il sacrifie ici au genre de la zombie-comedy ou "zom-com" (voire, dans ce cas précis, "rom-zom-com" si l'on considère que c'est aussi une comédie romantique), en vogue depuis Shaun of…
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Josué Morel
Enfin. On espérait un film beau, fort, enivrant pour sortir de la torpeur cette compétition officielle jusqu’ici avare en émotions. Ce sera Pasolini. Pas un chef d’œuvre (en verra-t-on toutefois un seul d’ici notre départ du Lido ?) mais un très bon Ferrara, qui profite au passage de ce retour en grâce pour rassurer sur la vitalité de son cinéma…
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Benoît Smith
Daniele Ciprì et Franco Maresco, le tandem de réalisateurs satiriques italiens multi-censurés à la télé (Cinico TV) et au cinéma (L'Oncle de Brooklyn, Totò qui vécut deux fois), travaillent désormais en solo chacun de leur côté. Les dernières nouvelles de Ciprì sont oscillantes : bonnes quand il officie comme chef opérateur (pour Marco Bellocchio, notamment), mauvaises quand il réalise (Mon…
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Benoît Smith
Film de fin d'études de l'Allemand Timm Kröger, The Council of Birds est une bonne surprise - la seconde avec The Coffin in the Mountain dans une "Semaine de la critique" qui inspire plutôt la lassitude. Idoinement eu égard à son intrigue, il s'est empreint du ton des nouvelles aux confins de l'étrange qu'on pouvait écrire au carrefour des dix-neuvième…
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Benoît Smith
Une comédie noire (au sens de "grinçant" mais aussi de "film noir") aussi astucieuse qu'affûtée est arrivée de Chine à la "Semaine de la critique" de la Mostra. Le film noir, plus ou moins comique selon les spécimens, est plutôt en vogue ces temps-ci dans ce pays, comme un gage de dénonciation amère des défaillances des institutions locales à juguler…
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Josué Morel
Pour son deuxième long-métrage, Alix Delaporte (César du meilleur premier film pour Angèle et Tony, Lion d’or du meilleur court-métrage en 2006 avec Comment on freine dans une descente) rejoint la large délégation française présente en Compétition. Qu’une jeune cinéaste se retrouve dans la plus haute des sélections est une bonne nouvelle, mais on regrette que ce privilège soit accordé…
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Benoît Smith
La vision de films français à la Mostra peut être une expérience étrange pour un Français. Bien que la langue soit familière, la compréhension des dialogues est quelque peu perturbée par l'automatisme qui pousse le spectateur à lire malgré tout les sous-titres au bas de l'écran, fussent-ils en italien et en anglais (les sous-titres français n'existant tout simplement pas sur…
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Josué Morel
Aujourd’hui place à l’un des favoris pour le Lion d’or : le Suédois Roy Andersson et son A Pigeon Sat on a Branch Reflecting on Existence, méditation sur la condition humaine et le sens de la vie teintée d’absurde et d’humour noir. Le film ne souscrit pas à une trame narrative définie mais tient plutôt de l’entremêlement de divers tableaux…
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Nicola Brarda
Beau sujet que celui d'une mère dont l'amour et le désir de protection filial basculent dans la pathologie. Beau sujet, qui finit toutefois par se dissiper dans un film où les intentions abondent, et les parti pris véritables, visuels ou narratifs, manquent à l'appel. Une famille divisée Saverio Costanzo met en scène la rencontre entre un Américain et une Italienne…
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Benoît Smith
Il y avait beaucoup de monde à la première projection de Fires on the Plain à la Mostra. Comme si, depuis la disparition de Kôji Wakamatsu, les festivaliers avaient besoin de se retrouver autour d'un autre cinéaste japonais indépendant, déjanté de la forme et provocateur (ceci dit, Sono Sion sévit toujours). Shinya Tsukamoto adapte ici un roman de guerre réputé…
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Benoît Smith
Il y a peu de premiers longs métrages français à la Mostra, mais on peut dire que Terre battue de Stéphane Demoustier y vient représenter une bonne frange de ce qui se fait dans cette catégorie - une frange peu enthousiasmante. Soit des premiers films si peu inspirés et rétifs à la prise de risque qu'ils se verrouillent au niveau…
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Josué Morel
Présenté hors compétition, Tsili confirme l’appétence du Festival pour les grands sujets – il s’agit ni plus ni moins du troisième génocide évoqué depuis le début de cette édition ! Pourtant Amos Gitaï parvient, seulement pendant un temps, à mener son film centré sur la survie d’une jeune juive orpheline pendant l’Holocauste hors des sentiers attendus. Le premier quart d’heure,…
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Benoît Smith
Premier long métrage de l'artiste graphique Aditya Vikram Sengupta, Labour of Love narre vingt-quatre heures des vies simultanées de travail d'un homme et d'une femme de Calcutta. Outre les sons environnants, les seules paroles intelligibles sont deux discours off commentant la récession indienne et l'aggravation des inégalités sociales qui en résultent. Les deux protagonistes, eux, ne lâcheront pas un mot,…