Critikat

Minotaure

par Josué Morel

Pourquoi Andreï Zviaguintsev a-t-il décidé de remaker La Femme infidèle de Claude Chabrol ? La réponse se trouve dans l’arrière-plan contemporain du récit (qui n’est pas une simple toile de fond), à savoir la guerre en Ukraine. Le bourgeois rondelet campé par Michel Bouquet dans le film de 1969 laisse place à un entrepreneur mis sous pression par le maire…

Minotaure

par Josué Morel

Pourquoi Andreï Zviaguintsev a-t-il décidé de remaker La Femme infidèle de Claude Chabrol ? La réponse se trouve dans l’arrière-plan contemporain du récit (qui n’est pas une simple toile de fond), à savoir la guerre en Ukraine. Le bourgeois rondelet campé par Michel Bouquet dans le film de 1969 laisse place à un entrepreneur mis sous pression par le maire…

Jour 7 — Minotaure

par Marin Gérard, Juliette Conti

Cannes, jour 7. Deux de nos rédacteurs discutent de Minotaure d'Andreï Zviaguintsev, présenté en compétition officielle. Avec une carte blanche consacrée à Once Upon a Time in Harlem de William et David Greaves.  Avec : Marin Gérard et Juliette Conti. Réalisation et montage : Karim Roussel. Pour commander le numéro papier : https://www.helloasso.com/associations/critikat-com/collectes/critikat-numero‑2

Faute d’amour

par Axel Scoffier

Un long immeuble gris : quelque chose comme un bâtiment administratif, peut-être même une prison. Soudain, le surgissement d’un groupe de gamins : c’est une école. L’enfant à la doudoune rouge, que le cinéaste agite sous notre nez et qui s’éloigne seul dans le parc voisin, n’apparaîtra que le temps fugace de quelques plans. L’un d’eux, remarquable, en dit long sur le…

Faute d’amour

par Josué Morel

Avec Faute d’amour d’Andreï Zviaguintsev, la compétition de ce soixante-dixième Festival de Cannes s’ouvre avec un film pour le moins binaire. Aliocha, garçonnet de douze ans, est un enfant solitaire qui apprend au détour d’une conversation entre ses parents en plein divorce qu’aucun des deux ne va solliciter sa garde. Déboussolé par cette révélation, il se volatilise. Sa disparition provoque…

Leviathan

par Marie Gueden

Après Le Retour, Lion d’Or et Lion du meilleur premier film de la Mostra de Venise (2003), et ses derniers films récompensés à Cannes (Le Bannissement, Prix d’interprétation masculine, 2007 ; Elena, Prix spécial du jury pour Un certain regard, 2011), Leviathan est le quatrième film d’Andreï Zviaguintsev, encore primé à Cannes cette fois-ci par le Prix du scénario (2014).…

Fatigue du regard, Leviathan, Sils Maria

par Arnaud Hée

En fin de festival, le regard fatigue, il s'avoue parfois carrément vaincu (très confortables pour voir les films, les fauteuils le sont aussi pour dormir) ou botte en touche (« je ne sais pas quoi en penser, ça me semble pas trop mal mais en même temps pas terrible »). Puis il faut dire que l'on a vu du jamais vu…

Elena

par Julien Marsa

Il semble très difficile de comprendre, au vu d’Elena, ce qui a pu pousser le jury de la section Un Certain Regard à lui décerner un Prix « Spécial » au dernier Festival de Cannes. Serait-ce dû à la caution de « grand auteur international » qui, depuis son Lion d’Or pour Le Retour (2003) à Venise, entoure le travail…

Le Bannissement

par Ariane Beauvillard

Dans un paysage de western oriental, un couple fait l'expérience tragique de l'incompréhension. Aride et majestueux, le film pousse la contemplation à son paroxysme, laissant quelques longueurs apparaître, mais imprimant une beauté flamboyante. Andreï Zviaguintsev avait exploré le manque indicible dans Le Retour, douloureux voyage initiatique familial. Son deuxième long métrage évoque toujours le fossé entre membres d'une même famille,…