par
Corentin Lê
C’est un plan récurrent dans le cinéma de Jafar Panahi : une caméra filme un couple à l’avant d’une voiture tandis qu’un enfant se tient à l’arrière. Mais cette scène archétypale est ici rapidement perturbée par un aléa – le véhicule vient de percuter un chien. Il s’agit du « simple accident » donnant son titre au film, qui amène…
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Corentin Lê
C’est un plan récurrent dans le cinéma de Jafar Panahi : une caméra filme un couple à l’avant d’une voiture tandis qu’un enfant se tient à l’arrière. Mais cette scène archétypale est ici rapidement perturbée par un aléa – le véhicule vient de percuter un chien. Il s’agit du « simple accident » donnant son titre au film, qui amène…
par
Adrien Mitterrand Munch
Conformément aux habitudes récentes du cinéaste, l'ouverture d'Aucun ours prend la forme d’un jeu de poupées russes enchâssant différentes strates documentaires et fictionnelles. On y découvre un homme et une femme discutant de leur fuite prochaine de l’Iran par des moyens clandestins, dans un plan-séquence très chorégraphié. Par le truchement d'un dézoom à partir d'un écran d'ordinateur, la séquence se…
par
Thomas Choury
Certes, Trois Visages est un hommage à Abbas Kiarostami, tant le film regorge de citations explicites des films du maître de la Nouvelle Vague iranienne, disparu l’an passé – ceci, jusqu’à l’ultime plan, bouleversant à tous les niveaux de lectures. Certes, Trois Visages est une construction cinématographique ingénieuse qui met en abyme la situation judiciaire et politique de son auteur…
par
Thomas Choury
Certes, Trois Visages est un hommage à Abbas Kiarostami, tant le film regorge de citations explicites des films du maître de la Nouvelle Vague iranienne, disparu l’an passé – ceci, jusqu’à l’ultime plan, bouleversant à tous les niveaux de lectures. Certes, Trois Visages est une construction cinématographique ingénieuse qui met en abyme la situation judiciaire et politique de son auteur…
par
Julien Marsa
L'Ours d'or décerné à Jafar Panahi lors de la dernière Berlinale aura bien vite fait de se transformer en récompense « politique », raccourci un peu facile qui permet à la fois de laver les consciences et de braquer les projecteurs sur Taxi Téhéran. Un mal nécessaire, surtout lorsque l'on considère que son précédent film, Closed Curtain, n'a jamais été distribué en…
par
Julien Marsa
Après Ceci n'est pas un film, la nouvelle co-réalisation du cinéaste iranien Jafar Panahi, toujours en résidence surveillée et condamné à vingt ans d'interdiction de tournage, résonne une fois de plus comme un pied de nez plein de désespoir envers les autorités de son pays. Opérant sous la plus grande des contraintes, Panahi n'en poursuit pas moins son parcours cinématographique,…
par
Arnaud Hée
Inexplicablement privée de distribution (merci donc, en l'occurrence, à Tamasa) en France, cette œuvre étincelante constitue donc l’une des sorties les plus importantes de cette année 2011. Le Miroir nous ramène donc à la décennie 1990 du cinéma iranien, celle où Abbas Kiarostami en est devenu la principale tête de pont, définitivement légitimée par les grands festivals et la critique,…
par
Sarah Elkaïm
Comment, quand on est réalisateur, faire un film depuis son appartement, sans caméra, sans chef opérateur, sans preneur de son, sans… rien ? En vivant en Iran, interdit d’exercer son métier. En livrant à la petite caméra DV d’un ami, autre réalisateur, sa frustration. Et en la tournant naturellement en force créatrice. Parce qu’il a ça dans le sang, Jafar…
par
Arnaud Hée
Week end du 17 et 18 septembre : arrestation de sept personnes, une productrice et six cinéastes, dont Mojtaba Mirtahmasb, coréalisateur avec Jafar Panahi de Ceci n'est pas un film. Avant même cet énième coup de boutoir des autorités de la République islamique, on peut considérer – au-delà du seul prisme du monde du cinéma – la situation iranienne comme…
par
Laurine Estrade
Il y a un an, le 2 mars 2010, Jafar Panahi, cinéaste phare de la nouvelle vague iranienne, était arrêté à son domicile par les forces de sécurité. Sa condamnation (et celle de Mohammad Rasoulof, réalisateur également) lourde et terrifiante de six ans de prison et interdiction de tourner des films pendant vingt ans, est survenue le 20 décembre dernier,…
par
La rédaction
S’il y a un privilège à avoir vécu toutes ces années d’exil et de pratique de cinéma à distance, avec toutes les déchirures que cela comporte, ce serait sûrement de pouvoir, aujourd’hui, clamer haut et fort, ce que beaucoup de mes confrères et compatriotes iraniens ne peuvent dire. Dire que la pratique du cinéma est inconcevable dans un pays où…
par
Rafi Pitts
En 1979, il y a eu une Révolution. Sa commémoration, le trente-deuxième anniversaire de notre révolution iranienne, se tiendra le 11 février 2011. Je vous rappelle ces faits car j’ai l’impression que vous en avez oublié les causes. Je me trompe peut-être, ou peut-être devriez-vous vous expliquer. Vous avez peut-être votre propre définition de notre révolution… Dans ce cas, je…
par
La rédaction
On se serait bien aventuré dans l’art de l’éditorial visant à marquer notre tristesse devant la disparition d’une figure du cinéma. Si l’on peut dire, nous avions le choix cette semaine : Jean Rollin pour les amateurs de série Z française et Blake Edwards pour ceux de comédies ciselées. Et ils le méritent bien cet hommage, cela va sans dire.…
par
Benoît Smith
Trois ans après son film noir social Sang et or, l'Iranien Jafar Panahi adopte un registre à la fois plus léger et plus offensif. Ce n'est pas vraiment un paradoxe. Si Sang et or s'attachait à la destinée individuelle d'un anonyme et s'apparentait à un polar, Hors jeu, au ton moins sombre et s'attachant à un sujet plus populaire (la…