par
Max Robin
Fleurs d’équinoxe, film de rupture, est un film sur la rupture : comme dans Printemps tardif ou Le Goût du saké, qui sera son dernier film, Ozu met en scène la modernité d’une société qui voit disparaître ses traditions. En premier lieu, celle des mariages arrangés, dont Hirayama, cadre rangé, ami dévoué, époux tranquille et père accompli, rappelle dès la…
par
Raphaëlle Pireyre
Fin d’automne commence par une cérémonie funéraire et se termine par un mariage : dans ce traitement du passage de la fin d’une ère à un renouveau, il est parfaitement emblématique des thématiques familiales explorées sans relâche par Yasujirō Ozu au cours de la cinquantaine de films qu’il a réalisée. Après avoir imité les films de gangsters hollywoodiens pendant sa…
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admin
L’année 1949 marque les débuts d’une longue et fructueuse collaboration entre Yasujirō Ozu et l’actrice Setsuko Hara. La jeune femme, alors âgée de vingt-neuf ans, débute avec Printemps tardif une série de six longs-métrages dont l’ultime, Dernier caprice, sort en 1961. L’entrée de cette actrice dans l’univers d’Ozu coïncide avec un goût croissant de la part du cinéaste pour la…
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admin
Parce que l’imaginaire des uns doit pouvoir côtoyer celui des autres, Ozu se garde bien d’émettre le moindre jugement sur les comportements de ses personnages. Féministe mesuré (à la différence de Mizoguchi qui jouait sur l’ambivalence de la femme à la fois prostituée et revendicatrice) sans pour autant chercher à faire la leçon, il laisse aux filles rebelles d’Été précoce…
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admin
Parce que l’imaginaire des uns doit pouvoir côtoyer celui des autres, Ozu se garde bien d’émettre le moindre jugement sur les comportements de ses personnages. Féministe mesuré (à la différence de Mizoguchi qui jouait sur l’ambivalence de la femme à la fois prostituée et revendicatrice) sans pour autant chercher à faire la leçon, il laisse aux filles rebelles d’Été précoce…
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admin
Il est possible qu’aucun réalisateur n’ait réussi comme Ozu à traduire à ce point la mise en branle des valeurs traditionnelles japonaises : ces familles que le cinéaste met en scène revendiquent un droit au bonheur que le devoir et la culpabilité mettent constamment en péril. C’est particulièrement prégnant dans Printemps précoce (1956), film d’une génération sur ceux qui ont grandi…
par
admin
Il est possible qu’aucun réalisateur n’ait réussi comme Ozu à traduire à ce point la mise en branle des valeurs traditionnelles japonaises : ces familles que le cinéaste met en scène revendiquent un droit au bonheur que le devoir et la culpabilité mettent constamment en péril. C’est particulièrement prégnant dans Printemps précoce (1956), film d’une génération sur ceux qui ont grandi…
par
Romain Lecler
Le Voyage à Tokyo, c'est celui de deux parents venus rendre visite à leurs enfants partis depuis longtemps pour la capitale. Ils délaissent leur campagne, leurs habitudes, pour rejoindre, par le chemin de fer, cet espace urbain et tentaculaire qu'est Tokyo : « si on se perdait, on ne pourrait jamais se retrouver », dit la mère. La famille encaisse…
par
Sara Ri
« La mousse pousse vite. — J’ai entendu au contraire qu’elle poussait très lentement. — Oui, mais le temps passe vite. » Dernier Caprice, Yasujirō Ozu, 1961 Rares sont les cinéastes qui, comme Ozu, ont généré autant d'écrits contradictoires sur leur œuvre: vu par certains comme un cinéaste qui représentait toutes les qualités esthétiques nippones (Richie, Burch, Schrader), il est…
par
Clément Graminiès
Décédé en 1963, soit plus de quinze ans avant sa découverte par les cinéphiles français, Yasujirō Ozu ne cesse de faire l’actualité depuis plusieurs mois : rétrospective à la Cinémathèque Française et à l’Institut Lumière de Lyon, sortie inédite de son premier film parlant Le Fils unique, réédition de ses films en couleurs (Bonjour, Fin d’automne, Fleurs d’équinoxe, etc.). Déjà bien…
par
Matthieu Santelli
C'est toujours une bonne chose de voir les films d'Ozu ressortir en salles. Mais quand il s'agit d'un inédit issu d'une de ses périodes les moins connues, c'est encore mieux. Carlotta a la bonne idée de distribuer pour la première fois Le Fils unique, premier film parlant du cinéaste, drame social aux accents néoréalistes et surtout bouleversant chef-d’œuvre méconnu. « Quand…
par
Carole Wrona
Ozu commence sa carrière en 1927 (c'est dire que le Chœur de Tokyo fait vraiment partie des premières expérimentations «ozuéennes») et l'achève en 1963, magistralement, avec Le Goût du saké. Grâce à ce long métrage de 1931, Ozu avance pas à pas vers les shomin-geki, films populaires qui traitent de la vie des petites gens, et déploie son savoir-faire entre…
par
Stephan Baillard
Comédie enchanteresse de Yasujirô Ozu, Gosses de Tokyo contient en germe des thèmes qui irrigueront l'œuvre du cinéaste. Dernier film muet du réalisateur, Gosses de Tokyo frappe par sa maîtrise du burlesque mêlée à un sens aigu de l'observation. Au Japon le cinéma muet se caractérisait par l'absence d'accompagnement musical (pianiste...), mais un benshi (« homme qui parle ») bonimenteur…