Critikat

Fragments confinement #6

par La rédaction

Chaque semaine durant le confinement, nos rédacteurs profitent de rediffusions télévisées pour évoquer quelques films marquants. L'Homme qui tua Liberty Valance de John Ford Diffusé sur OCS Géant le 02/05 à 22h20. Dans la filmographie de John Ford, L'Homme qui tua Liberty Valance peut paraître de prime abord imposant, de par sa renommée et de par son style, qui en…

Les Raisins de la colère

par Alain Zind

Comment parler et écrire sur Les Raisins de la colère, chef d’œuvre de John Ford, adapté du non moins célèbre roman de John Steinbeck alors que beaucoup a déjà été dit ? Que décrire surtout : sa mise en scène, son contexte, son rapport à la filmographie de Ford, ou sa teneur historique et socio-politique ? Une fable intemporelle Les…

L’Homme tranquille

par Ariane Prunet

En 1951, John Ford signe un contrat avec le studio Republic Pictures, qui voit dans cette collaboration une occasion de s’offrir une image de prestige, après des années essentiellement occupées par les productions de films de série B. Avec L’Homme tranquille, l’un des trois films qu’il réalisera pour Republic Pictures, Ford saisit l’opportunité d’aboutir un projet qu’il porte depuis quinze…

Rio Grande

par Louis Barroy

Il suffit de revenir un instant sur l’ouverture de Rio Grande pour saisir le mouvement éminemment fordien que suivra son écriture. Des plans fixes se succèdent, chaque rupture étant amenée par l’événement-avènement d’une ligne nouvelle : A. La ligne du fleuve. Le fleuve divise l’espace en deux rives : d’un côté, de hauts mesas ; de l’autre, une rive plate,…

La Poursuite infernale

par Alain Zind

1946. John Ford réalise un premier western depuis sa participation à l'effort de guerre, en tant que superviseur du film sur la libération des camps d’extermination, faisant office de preuve pour le procès des nazis à Nuremberg. Cette période d'après guerre voit notamment le western évoluer, refusant progressivement la banalisation de sa violence et certains de ses partis-pris (entre autres,…

Qu’elle était verte ma vallée

par Alain Zind

Le titre, à lui seul, se charge d’une passion nostalgique, évocation d’un passé idéalisé et quasi féerique. Pourtant John Ford est nuancé dans son traitement, même si en apparences, l’émotion mélodramatique de sa mise en scène semble exacerbée. Lutte familiale Qu’elle était verte ma vallée est en quelques sortes un retour aux sources du cinéaste, lui qui est de famille…

John Ford, l’homme et ses films

par Louis Barroy

Tâche éternellement délicate que d’évoquer John Ford puisqu’il s’agira toujours d’affubler de mots un classicisme absolu, une vertu constamment relancée par la solidité minérale du style, c’est-à-dire qu’il faudra en partie nier l’évidence souveraine de films semblant se raconter d’eux-mêmes. En choisissant une approche chronologique de sa filmographie et en opérant un certain nombre de regroupements, Tag Gallagher entend, en…

John Ford

par Ophélie Wiel

De lui, certains disent que c'est le plus grand. Dans sa filmographie de 145 films (si l'on compte une trentaine de muets, pour la plupart perdus), les chefs d'œuvre s'accumulent et les ratés sont rares. On le connaît surtout pour avoir porté le western au rang de mythe. Mais John Ford (Sean O'Fenney de son vrai nom) savait tout faire,…

L’Homme qui tua Liberty Valance

par Ophélie Wiel

La patte d'un maître est rapidement reconnaissable, même aux yeux les moins informés. Avec Ford, quelques éléments suffisent : de vieux compagnons de route (John Wayne, Woody Strode), un noir et blanc lumineux, une flambée de personnages secondaires, un humour finement intégré à l'histoire. L'Homme qui tua Liberty Valance contient tout cela à la fois. C'est une œuvre d'un classicisme…

Le soleil brille pour tout le monde

par Eva Markovits

« My name is John Ford and I make westerns. » Une citation fort connue du maître du genre qui a pourtant tout autant brillé dans la réalisation de ces « petites histoires sans grandes vedettes sur des communautés de gens très simples », qu'il considère être ses plus beaux films, confie-t-il à Bertrand Tavernier. Dans le genre, viennent à l'esprit deux films avec…

Vers sa destinée

par Matthieu Santelli

Alors qu'on l'interrogeait sur la nécessité des légendes, John Ford, qui en savait long sur le sujet, répondit : "Les gens ont besoin de légendes. Regardez Lincoln !" Drôle d'aveu : Abraham Lincoln le grand sage ne serait qu'une légende ? Qui cacherait un être humain avec ses failles et ses faiblesses ? Le cinéma de Ford, qui s'est pourtant…

L’Amérique en guerre

par Ophélie Wiel

La Seconde Guerre mondiale fut la guerre de tous les excès. Excès d'horreurs, excès de bombes, excès d'idéologies, excès de propagande. Alors que les médias audiovisuels entraient en force dans le paysage quotidien (le cinéma parlant, rappelons-le, était né seulement douze ans avant le début du conflit), force est de constater que son utilisation, de quelque côté que ce soit,…

La Route au tabac

par Clément Graminiès

Réalisée juste après les deux chefs d'œuvre que sont Les Raisins de la colère et Qu'elle était verte ma vallée, cette adaptation du roman homonyme d'Erskine Caldwell fait bien pâle figure dans la filmographie du grand John Ford. Si le film offre quelques trouvailles visuelles et une très belle photo, l'intérêt du scénario s'avère bien vite limité, la faute à…

La Chevauchée fantastique

par Ophélie Wiel

La cérémonie des oscars de 1940 récompensa un grand cru du cinéma américain. On y retrouve en effet en compétition certains des films les plus marquants de l'histoire: Autant en emporte le vent, Le Magicien d'Oz, Mr Smith au Sénat et, last but not least, La Chevauchée fantastique, premier western parlant réalisé par le maître du genre, John Ford. Plus…

La Charge héroïque

par Ophélie Wiel

La Charge héroïque est le deuxième volet de la trilogie de la cavalerie de John Ford, qui comprend Le Massacre de Fort Apache, tourné en 1948 et Rio Grande (1950). Comme leur titre générique l'indique, ces films devaient, pour le cinéaste, glorifier les hauts faits de l'armée américaine, jetée dans les affres des "guerres indiennes" alors que les États-Unis sortaient…

Le Sergent noir

par Ophélie Wiel

En 1960, Le Sergent noir est le premier western « classique » à évoquer la participation active dans les guerres indiennes des « Buffalo Soldiers », ces soldats noirs américains qui formaient les 9e et 10e de la cavalerie des États-Unis. Et c'est John Ford, celui que l'on taxe bien souvent, par ignorance, de réactionnaire, qui se chargea de stigmatiser…

Les Cavaliers

par Ophélie Wiel

Les Cavaliers marque le grand retour de John Ford au western, cinq films et trois ans après le splendide La Prisonnière du désert. Le cinéaste revient également à son sujet de prédilection: la cavalerie, dont il avait fait l'héroïne de la trilogie La Charge héroïque / Rio Grande / Fort Apache, trois chefs d'œuvre réalisés dans les années 1940. Il…

Coffret John Ford : What Price Glory / Quatre hommes et une prière / Steamboat Round the Bend

par Ophélie Wiel

Les trois films du grand cinéaste hollywoodien édités ce mois-ci par Dark Star sont des films totalement inédits en DVD. Des films mineurs, diraient certains, si on les compare aux Prisonnière du désert, Raisins de la colère et Poursuite infernale tant loués. Des films extrêmement divers aussi, puisque l'on passe du «boat-movie» presque burlesque avec Steamboat Round the Bend, au…