par
Corentin Lê
S’ils ne sont pas les seuls documentaires réalisés par Chantal Akerman, D’Est (1993), Sud (1999) et De l’autre côté (2002) forment à bien des égards une trilogie à part entière dans sa filmographie. Voyages hantés épousant le trajet de quelques âmes errantes, les trois films partagent une démarche et une même attention à ce qui passe, dans tous les sens…
par
Corentin Lê
S’ils ne sont pas les seuls documentaires réalisés par Chantal Akerman, D’Est (1993), Sud (1999) et De l’autre côté (2002) forment à bien des égards une trilogie à part entière dans sa filmographie. Voyages hantés épousant le trajet de quelques âmes errantes, les trois films partagent une démarche et une même attention à ce qui passe, dans tous les sens…
par
Fabrice Fuentes
Simon (Stanislas Merhar) est un jeune homme de bonne famille allergique au pollen. Dans son grand appartement haussmannien en travaux, il vit la plupart du temps reclus avec sa grand-mère et Ariane (Sylvie Testud), sa dulcinée. Cette dernière lui donne du fil à retordre. Le soir, plutôt que de faire l’amour avec elle, il lui suggère de jouer aux dames.…
par
Josué Morel
Quel rapport la mise en scène d’Akerman entretient-elle avec l’accident et le hasard ? Tentative de réponse avec trois scènes issues de son œuvre. Un coin à elle – Golden Eighties C’est le soir ; la galerie marchande de la Toison d’or, où se déroule l'intrigue de Golden Eighties, ferme ses portes. Mais deux amants, Lili et Robert, jouent les prolongations et…
par
Jean-Sébastien Massart
Claire Atherton, qui a monté les films de Chantal Akerman de 1984 jusqu’à sa mort, en 2015, était invitée à présenter une partie de la rétrospective dédiée à la cinéaste lors du dernier festival de La Rochelle. Elle revient avec nous sur le travail de composition des films, la place laissée à l’intuition et le rôle de l’écriture chinoise dans…
par
Clément Colliaux
Golden Eighties, comédie musicale que Chantal Akerman réalise en 1986, prend à bras-le-corps l'artificialité qui fit les beaux jours du genre sous l’égide des cinéastes classiques hollywoodiens. Tourné en studio, le film se déroule quasi intégralement dans un décor unique qui s’apparente lui-même à une devanture factice, puisque l’action se trouve circonscrite à une galerie marchande encadrée par deux vitrines…
par
Corentin Lê
S’ils ne sont pas les seuls documentaires réalisés par Chantal Akerman, D’Est (1993), Sud (1999) et De l’autre côté (2002) forment à bien des égards une trilogie à part entière dans sa filmographie. Voyages hantés épousant le trajet de quelques âmes errantes, les trois films partagent une démarche et une même attention à ce qui passe, dans tous les sens…
par
La rédaction
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Corentin Lê
Focus sur trois films documentaires de Chantal Akerman réalisés entre 1993 et 2002, dont la spectralité irradie de nouveau les écrans. S’ils ne sont pas les seuls documentaires réalisés par Chantal Akerman, D’Est (1993), Sud (1999) et De l’autre côté (2002) forment à bien des égards une trilogie à part entière dans sa filmographie. Voyages hantés épousant le trajet de…
par
Alexandre Moussa
C’est un quai de gare, vide. Gris et inhospitalier. Le cadre est fixe, frontal. Les lignes convergentes de deux voies ferrées dirigent notre regard vers le centre de l’image, où l’on distingue, au premier plan, une cabine téléphonique. Les piliers soutenant le toit au-dessus du quai achèvent d’équilibrer la composition : ce non-lieu en paraîtrait presque beau. Le son d’un train…
par
Josué Morel
Le sacre de Jeanne Dielman, 23, Quai du Commerce, 1080 Bruxelles dans le dernier classement décennal des « meilleurs films de tous les temps » de la revue Sight and Sound a, comme le rappelait Alexandre Moussa dans sa critique du film (ressorti pour l’occasion quelques mois plus tard), « recentré » le statut d’un film pourtant conçu à la marge et…
par
Robin Vaz
C’est le prologue du film : depuis l’instabilité des flots, la skyline de Manhattan se révèle dans la pénombre, où des milliers de vies luisent faiblement à travers les vitres des gratte-ciels. Diluées dans cette immensité, de faibles voix murmurent des bribes de phrases yiddish, qui viennent se mêler à des notes de violons, composant une énigmatique mélopée. Puis, en…
par
Alexandre Moussa
En décembre dernier, la revue britannique Sight and Sound a placé Jeanne Dielman, 23, Quai du Commerce, 1080 Bruxelles de Chantal Akerman au sommet de son célèbre classement décennal des meilleurs films de tous les temps. La nouvelle a suscité de vives controverses, mais elle n’avait rien d’étonnant. Jeanne Dielman est en effet l’un des rares objets susceptibles de réconcilier…
par
Corentin Lê
Après avoir emmené un client jusqu’à sa chambre, Jeanne Dielman referme la porte derrière elle, laissant la caméra de Chantal Akerman, à l’autre bout, filmer le couloir vide. Par un jump cut, la luminosité de l’appartement passe alors d’un éclairage légèrement tamisé à l’obscurité. On le comprend sans peine : le rapport tarifé a eu lieu le temps de cette…
par
La rédaction
par
La rédaction
Que retenir du premier film d'Alfred Hitchcock ? Kiyoshi Kurosawa a-t-il trouvé dans l'érotisme la matrice de ses films fantastiques à venir ? Que nous raconte Le Signe du lion sur le cinéma d'Éric Rohmer ? Autant de questions auxquelles nos rédacteurs répondent en revenant sur quelques premiers longs ou courts de cinéastes célèbres, pour y trouver la trace de…
par
Maël Mubalegh
Après les Prodiges d’Arnold Schwarzenegger en 2016, Jérôme Momcilovic ouvre 2018 sur ceux de Chantal Akerman. Prodiges d’un autre ordre, il est vrai, tant l’œuvre de la regrettée cinéaste belge est a priori éloignée des performances athlétiques du plus autrichien des Américains. Mais en dépit des apparences, c’est un fil bien tangible qui relie ces deux figures mythiques du cinéma,…
par
Max Robin
Faut-il voir dans Maniac Shadows une traversée intime, voire biographique de l’œuvre de Chantal Akerman, comme nous y invite de prime abord cet écran où l'artiste lit le manuscrit de Ma mère rit sur la scène d'un théâtre ? Ou faut-il y voir un dispositif plus complexe, au centre duquel un "je" se confesse et se souvient, mais ordonne aussi…
par
Adrien Dénouette
Pour qui s’intéresse à Chantal Akerman, nul n’ignore que son œuvre a commencé, très tôt, dans la cuisine de sa mère. C’est entre ces murs que, dès le home movie pré-punk de Saute ma ville (1968), la cinéaste de 16 ans alluma les poudres de sa carrière : le court-métrage en question, compilation de bêtises canailles sur un fredonnement diablotin,…
par
Arnaud Hée
Chantal Akerman adapte librement le roman homonyme de Joseph Conrad. À n'en pas douter, La Folie Almayer divisera entre fascination pour une œuvre ensorcelante et ennui plus ou moins poli face à un film plutôt ardu. Par son ampleur et son ambition, La Folie Almayer vient rappeler combien Chantal Akerman est une cinéaste essentielle, renouant ici avec une puissance cinématographique…