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Robin Vaz
Que ce soit à travers son générique d’ouverture écrit dans une typographie anachronique ou son ultime panneau « Fin », Adieu monde cruel, premier long-métrage de Félix de Givry, affiche explicitement son attachement au cinéma français des années 1960 et 1970. À quelques détails près (des ordinateurs présents dans un commissariat), le cadre du récit pourrait d’ailleurs être celui de la France d’autrefois, avec…
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Luca Mongai
Pour ce nouvel épisode d’À l’ombre du festival, notre podcast d’entretiens cannois, Marine Atlan évoque avec nous son premier long-métrage, La Gradiva, présenté à la Semaine de la critique. Disponible également sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts et Pocket Casts. Enregistrement et montage : Luca Mongai. Générique : Emile Petitperrin. © Critikat 2026
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Marin Gérard
L’enchaînement des séances cannoises invite inévitablement à repérer les échos entre les films. Ils peuvent être parfois très nets, comme ici l’utilisation du tube de Theodora « Kongolese sous BBL », également entendu dans Shana, d'autant que dans les deux cas les paroles sont reprises en chœur (avec la catharsis de pouvoir hurler : « et mes gros seins me…
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Josué Morel
Un plan suffit pour savoir où l’on met les pieds. Une caméra portée, nerveuse et floutant l’arrière-plan, suit Étienne (Alexis Manenti ), un routier en train de s’affairer à son prochain chargement. Cette courte introduction nous plonge dans un milieu social brossé en quelques coups de pinceaux volontairement nerveux : la fébrilité des plans et la bande-son visent à restituer…
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Marin Gérard
Il était logique que le cinéma d’animation s’empare du roman graphique d’AJ Dungo, tant le motif de l’eau (au cœur de ce récit à la première personne) le prédestine à l’image en mouvement. Phuong Mai Nguyen, comme Miyazaki avec Ponyo sur la falaise, investit pleinement les potentialités que lui offre l’élément aquatique, en multipliant par exemple les transitions sans coupe…
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Corentin Lê
Une guerre nucléaire annihile toute espèce vivante sur la surface de la Terre, à l’exception de quatre akènes de pissenlit, propulsés dans l’espace et toujours accrochés à leur graine. Au fil de leur dérive, ils vont s’en détacher et pénétrer un trou noir pour atterrir sur une planète dont le ciel est un dôme gelé. Planètes propose en somme un…
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Étienne Cimetière-Cano
La « ville sans sommeil » qui donne son nom à la fiction (inspirée de faits réels) de Guillermo Galoe désigne un bidonville en banlieue de Madrid, habité par plusieurs communautés chaque jour davantage menacées d’expulsion. À défaut de dormir, les plus jeunes générations ne manquent pas de rêver : le film émeut surtout par ses scènes de discussions passionnées…
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Marin Gérard
Pour son premier long, Pauline Loquès assume un parti pris mélodramatique assez éloigné de ce que nous montre ordinairement un premier film français. Nino (Théodore Pellerin) apprend dans un hôpital qu’il a un cancer de la gorge, alors qu’il venait simplement récupérer des résultats d’examens pour prolonger un arrêt de travail suite à un burn-out. Le film le suit les…
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Marin Gérard
Pour ce troisième épisode d'À l'ombre du festival, notre podcast d'entretiens cannois, Martin Jauvat évoque avec nous Baise-en-ville, sa nouvelle comédie présentée en séance spéciale à la Semaine de la Critique. Disponible également sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts et Pocket Casts. Enregistrement et montage : Marin Gérard. Générique : Emile Petitperrin. © Critikat 2025
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Marin Gérard
Le bruissement du vent fait progressivement apparaître une silhouette qui s’imprime sur un mur de roseaux. C’est par cette promesse de mystère que commence Reedland, introduisant Johan (Gerrit Knobbe) comme une présence spectrale, presque fantastique. Les minutes silencieuses qui suivent le montrent simplement au travail, laissant presque croire à une variante néerlandaise de La Libertad : comme le bûcheron filmé par Lisandro Alonso, Gerrit…
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Corentin Lê
C’est un plan typique de la fiction d’auteur immersive, dont l’objectif est de nous plonger la tête la première dans un univers sous tension, en collant aux basques d’un protagoniste dépassé par les événements : un travelling suit en plan rapproché Lucy, une infirmière dans les services pédiatriques d’un hôpital, jouée par Léa Drucker. Autour d’elle, le flou règne et…
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Corentin Lê
Réfugié en France après avoir été torturé dans la prison militaire de Saidnaya par le régime d’al-Assad, Hamid (Adam Bessa) sillonne les rues de Strasbourg à la recherche de l’un de ses anciens bourreaux. Membre d’un groupe de Syriens qui traque des criminels de guerre en Europe, il ne possède d'abord qu’une photo floue du tortionnaire, l’un des « fantômes…
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Josué Morel
Simón de la montaña commence sous des auspices peu enthousiasmants : entre la chronique vériste et le coming of age sensible, son portrait d’une bande de jeunes handicapés mentaux paraît entrelacer deux horizons parmi les plus académiques du cinéma d’auteur international. Sauf qu’il y a un petit twist, révélé au bout d’une poignée de scènes : le Simón du titre (Lorenzo…
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Simon Denis
La mère du jeune Stefan est la porte-parole du régime autoritaire de Slobodan Milosevic, confronté en 1996 à de grandes manifestations suite au trucage présumé des élections. Par quelques détails disséminés au début du film, Vladimir Perišić montre la Yougoslavie comme une société déjà américanisée et désireuse de se convertir à la démocratie libérale, face à laquelle le pouvoir socialiste…
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Marin Gérard
Réalisé par un ancien assistant de Bong Joon-ho (c'est l'argument de vente principal du film), Sleep est l'unique série B de la sélection de la Semaine de la Critique. Un jeune couple modèle s'y trouve confronté à d'inquiétantes crises de somnambulisme du mari. Le pitch est aussi simple que la finalité du film : le frisson, et rien d'autre. Si…
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Josué Morel
Difficile d’être bienveillant face à un premier film qui, sous son apparente fraîcheur, s’en remet déjà à des recettes éculées. Tiger Stripes, présenté par Ava Cahen, la déléguée générale de la Semaine de la Critique, comme un croisement entre Junior de Julia Ducournau et Tropical Malady d’Apichatpong Weerasetakul, ressemble plutôt un à sous-Carrie de festival sans la moindre once de singularité,…
par
Simon Denis
Si l’on s’habitue à voir Blanche Gardin au cinéma, jamais un film n’avait été autant centré sur elle, et plus encore sur l’univers de ses stand-ups. Dans son premier long-métrage, Céline Devaux explore la dépression inavouée que traverse Jeanne, confrontée à la fois au suicide de sa mère, à l’effondrement de sa vie professionnelle et à un désert affectif ;…
par
Josué Morel
La méthode de Clément Cogitore commence à être identifiée : il s’agit de partir de l’étude d’un milieu concret et doté d’une spécificité forte pour faire émerger sa part mystique et fantasmagorique. D’où que le cinéaste alterne fictions documentées et documentaires contenant en eux un potentiel mythologique : son cinéma repose sur une nécessaire porosité entre ces deux formes. Ramsès…
par
Josué Morel
On devine pourquoi la Semaine de la critique, sélection qui, on le rappelle, accompagne les premiers ou deuxièmes longs de cinéastes émergents, a choisi Alma Viva pour le coup d’envoi de sa dernière édition : le film raconte l’éveil et la maturation d’un regard. Pour s’en convaincre, on peut comparer son ouverture et sa conclusion, mises en miroir. S'il débute…
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Thomas Grignon
Après un moyen-métrage remarqué (Le Gouffre), Vincent Le Port présente à la Semaine de la Critique un premier film impressionnant, Bruno Reidal, adapté des mémoires d'un véritable meurtrier ayant sévi dans le Cantal au début du XXe siècle. Organisé autour des confrontations entre le jeune homme et les trois médecins qui doivent juger sa responsabilité dans le meurtre d'un enfant,…