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Corentin Lê
Deuxième long-métrage de Coralie Fargeat, The Substance est animé par une ambition analogue à celle de Revenge, premier coup d’éclat abrasif : réaliser un film de genre qui ne fait pas genre de faire du cinéma de genre. Le programme est simple : Elizabeth (Demi Moore), une actrice sur le déclin, opte pour un traitement nommé « The Substance », qui lui permet de générer…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 6. Deux de nos rédacteurs discutent de The Substance de Coralie Fargeat, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à C'est pas moi de Leos Carax. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Josué Morel
Avec The Apprentice, centré sur la jeunesse de Trump et sa transformation en redoutable tycoon, on tient le premier film « Canada Dry » d’une compétition jusqu’ici stimulante, en dépit de sa tenue inégale. Sous des dehors mordants et rutilants, le film a la fadeur des biographies enluminées. Reproduisant la patine des bandes VHS, l’esthétique du film semble puiser son…
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Corentin Lê, Marin Gérard
Cannes, jour 5. Deux de nos rédacteurs discutent d'Emilia Perez de Jacques Audiard, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Caught by the Tides de Jia Zhang-ke. Avec : Marin Gérard et Corentin Lê. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Josué Morel
Avec la sulfureuse figure d’Édouard Limonov, remise au goût du jour en 2011 par la biographie d’Emmanuel Carrère (qui fait d’ailleurs une brève apparition dans le film), Serebrennikov semble avoir trouvé un personnage à son image et taillé pour son cinéma : insupportable, imbu de lui-même, rock’n roll et destroy. À partir de sa trajectoire bigger than life, le réalisateur russe signe une…
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Marin Gérard
Rattrapé par les marées : traduire littéralement le titre du nouveau film de Jia Zhang-ke permet peut-être de mieux l’appréhender. À 53 ans, le réalisateur chinois revisite son cinéma avec un récit en trois parties, situées respectivement en 2001, 2006 et 2022, non pour signer une grande fresque romanesque comme Au-delà des montagnes ou Les Éternels, mais pour reparcourir l’itinéraire emprunté par son…
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Corentin Lê
Surprise : il n’y a aucun loup solitaire en quête de repentance dans Oh, Canada, adaptation par Paul Schrader de l'ultime roman de Russell Banks. Si le cinéma de Schrader change de disque, ce qu’il propose à la place s’avère hélas moins excitant que ses derniers faits d’armes (First Reformed, The Card Counter, Master Gardener). Oh, Canada retrace le parcours…
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Josué Morel
« Le reset » : c’est ainsi que Manitas, un redoutable chef de cartel, qualifie l'opération qui parachèvera sa transition de genre pour devenir Emilia. Le reset, c’est désormais aussi le mode opératoire de Jacques Audiard qui, depuis sa Palme d’or pour Dheepan, s’est lancé dans une entreprise de remise à plat de son univers viriliste. Comme Les Olympiades, qui tentait de…
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Josué Morel, Corentin Lê
Cannes, jour 4. Deux de nos rédacteurs discutent de Kinds of Kindness de Yórgos Lánthimos, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Christmas Eve In Miller’s Point de Tyler Taormina. Avec : Corentin Lê et Josué Morel. Et Marin Gérard pour la carte blanche. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Josué Morel
Contrairement à ce que l’on pouvait attendre, Kinds of Kindness ne surfe pas vraiment sur le succès de La Favorite et de Pauvres créatures. Après deux films plus calibrés, Lánthimos renoue plutôt avec la veine comico-radicale de Canine, Alps et The Lobster, pour dépeindre, le temps de trois courts-métrages, des mondes régis par des lois secrètes et arbitraires. La première…
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Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 3. Deux de nos rédacteurs discutent de Megalopolis de Francis Ford Coppola, présenté en compétition. Avec une carte blanche consacrée à Scénarios et Exposé du film annonce du film "Scénario" de Jean-Luc Godard. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Et Corentin Lê pour la carte blanche. Réalisation et montage : Bastien Gens.
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Marin Gérard
Après Cow, Bird agrandit le bestiaire d’Andrea Arnold tout en marquant le retour à la fiction (et à la compétition cannoise) de la cinéaste anglaise. Si l’on interprète d’abord ce titre de façon symbolique, la caméra suivant les pas de Bailey (Nykiya Adams), une enfant de 12 ans aux portes de l’adolescence (donc prête à prendre son envol), il trouve…
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Josué Morel
Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde commence comme un film policier : dans un village du delta du Danube, Adi, un garçon de 17 ans, est rué de coups en rentrant d’une soirée. Si l’on devine assez vite pourquoi (dans le prologue, un plan fugace le montre en compagnie d’un garçon), le film met un certain temps à arriver…
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Josué Morel
« Sans voix », « au-delà du bien et du mal », « je n’ai jamais vu ça » : ce sont quelques mots qui ont jailli autour de moi en sortant de la projection de Megalopolis, pour tenter de circonscrire, non sans mal, l’ébranlement suscité par sa découverte. Il faut insister sur ce point, qui n’est ni une hyperbole, ni une manière de faire monter artificiellement…
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Josué Morel
Il y a plusieurs façons d’approcher un film comme La Jeune femme à l’aiguille, fable doloriste et objet maniériste qui réactualise l’expressionnisme du muet allemand à l’heure du numérique : on peut opter pour un rejet franc et massif face à sa surenchère sensationnaliste et misanthrope, ou bien finir par sourire de son accumulation forcenée de péripéties toutes plus sombres…
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Josué Morel
C’est peu dire que le film d’Agathe Riedinger est brut, mais pour le diamant, on repassera : portrait poético-misérabiliste d’une influenceuse du sud de la France rêvant de rejoindre le casting d’une émission de télé-réalité, Diamant Brut est biberonné à une esthétique vaguement héritée des Dardenne ou de leurs épigones (la réalisatrice cite Andrea Arnold comme inspiration), mâtinée d’envolées élégiaques…
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Corentin Lê
Après l’enfer administratif de la recherche d’emploi (Moi, Daniel Blake) et l’uberisation du travail (Sorry We Missed You), Ken Loach poursuit son portrait des laissés-pour-compte du capitalisme moderne en s’intéressant cette fois à l’accueil, conflictuel, des exilés au sein des classes ouvrières occidentales. Dans The Old Oak, sorte de double optimiste du R.M.N. de Mungiu, des réfugiés syriens arrivent dans…
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Marin Gérard
Si le Grand prix du Festival de Cannes avait peut-être été remis trop vite à Alice Rohrwacher pour Les Merveilles en 2014, quatre ans avant le plus troublant Heureux comme Lazzaro (reparti, lui, avec le prix du scénario), le film témoignait déjà des principales qualités (mais aussi des défauts) de cette voix importante du nouveau cinéma italien. Aujourd’hui encore, l’œuvre d’Alice…
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Josué Morel
Le retour de Wim Wenders dans la compétition cannoise, quinze ans après Rendez-vous à Palerme, avait de quoi surprendre au regard de sa forme récente. Perfect Days ne changera pas l’impression que le cinéaste n’a plus beaucoup d’inspiration : Wenders suit le quotidien d’un homme dont le travail est de nettoyer les toilettes publiques tokyoïtes et qui, entre deux coups…
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Josué Morel
L’Été dernier s’achève sur une impression désarçonnante : celle d’avoir assisté à un film à moitié raté mais qui réussit magistralement sa sortie. C’est peut-être qu’il y a ici deux films en un et que le premier, celui que l’on attendait, ne sert finalement que de soubassement au second, autrement plus vénéneux. Le récit se concentre d’abord sur la relation…