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Thomas Grignon
Sept ans après la présentation de La Danseuse à Un Certain regard, Stéphanie di Giusto revient au Festival de Cannes avec Rosalie, dont le principal défaut est de capitaliser uniquement sur la force édifiante de son scénario. Derrière le personnage fictif de Rosalie Deluc (Nadia Tereszkiewicz), se cache l'histoire vraie – mais ici largement romancée – de Clémentine Delait, femme à…
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Josué Morel
Comment passer après Steven Spielberg ? Cette question, on se la pose forcément avant de découvrir Le Cadran de la Destinée, cinquième volet qui sort l’aventurier de sa retraite pourtant méritée. Indiana Jones, tout en étant un fragment plutôt mineur de la filmographie de son auteur, constitue un rare cas de franchise populaire pilotée (jusqu'ici) par un cinéaste de premier…
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Clément Colliaux
Mehdi (Fehd Benchemsi) et Hamid (Abdelhadi Talbi) sillonnent la campagne marocaine pour collecter des remboursements de crédits contractés par des villageois. S’il dépeint l’état économique de ces territoires reculés et la précarisation de l’emploi qui étreint le pays (les deux agents de recouvrement sont eux-mêmes dans une situation financière délicate), Déserts s’amuse d’abord de l’inadéquation entre ses personnages principaux et…
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Corentin Lê, Marin Gérard
Cannes, jour 2. Deux de nos rédacteurs discutent de Jeunesse (Le Printemps) de Wang Bing, présenté en compétition. Avec : Marin Gérard et Corentin Lê. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Corentin Lê
Le Retour s’ouvre sur un geste, simple et beau, qui laisse entrevoir quelques promesses. Une mauvaise nouvelle parvient à Khédidja (Aïssatou Diallo Sagna), une mère sur le point de prendre un ferry avec ses deux jeunes filles, Jessica et Farah. L’aînée ramasse alors le téléphone de sa mère qu'elle vient de laisser tomber, comme pour apaiser une peine qu’elle ne…
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Josué Morel
Pourtant précédé d’une rumeur élogieuse, Un Prince de Pierre Creton constitue la première petite déception de ce festival. Il s’agit d’un entrelacs de bouts de scènes plus ou moins liées les uns aux autres, dont les plans sont bercés par des voix-off aux timbres immédiatement reconnaissables (Françoise Lebrun, Mathieu Amalric, Grégory Gadebois). Le dispositif, qui pourrait sembler de loin cryptique,…
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Josué Morel
On n’attendait pas grand-chose du Règne animal de Thomas Cailley, auteur du très surfait Les Combattants, petit hit de la Quinzaine en 2014. Force est de constater que son deuxième film, qui fait cette fois l’ouverture d’Un Certain Regard, s’avère (légèrement) plus prometteur. Cailley concocte un teen movie à l’argument fantastique : pour une raison mystérieuse – il est brièvement…
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Josué Morel
Cela fait dix-neuf ans et le sacre polémique de Michael Moore qu’un véritable documentaire (on exclut les films hors normes de Godard) n’avait pas concouru à la Palme d’or. La compétition cannoise en accueille cette année deux : Jeunesse (Le Printemps) et Les Filles d’Olfa. On imagine que cette inflexion de la ligne éditoriale cannoise, qui comme la plupart des…
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Corentin Lê
Après De Humani Corporis Fabrica et Notre corps de Claire Simon (dont la sortie est attendue pour cet automne), État limite confirme un certain tropisme hospitalier du documentaire français contemporain. Le film de Nicolas Peduzzi se distingue toutefois des titres cités en se consacrant à une spécialité – la psychiatrie – dont les contours ne relèvent pas du domaine spectaculaire…
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Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 1. Deux de nos rédacteurs discutent de Monster d'Hirokazu Kore-eda, présenté en compétition. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Clément Colliaux
À partir d’images tournées à travers Amsterdam au sortir du confinement, Steve McQueen entend explorer l’histoire de sa ville d’adoption durant l’occupation nazie. Occupied City prend la forme d’une déambulation de plus de quatre heures dans les rues de la capitale, guidée par une voix off dressant différents portraits de Juifs amstellodamois persécutés puis déportés pendant la guerre. Si le…
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Corentin Lê
Portrait d’Anselm Kiefer, ce nouveau documentaire de Wim Wenders réalisé en 3D (après Pina) convoque la stéréoscopie pour retranscrire l’art du plasticien allemand, célèbre pour ses œuvres en relief rappelant tour à tour des squelettes (ses mannequins en ferrailles), des ruines (ses fameuses maisons empilées) ou des terrains vagues (ses fresques néo-expressionnistes). Le prologue d’Anselm est à ce titre la…
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Josué Morel
À peine un an après son dernier passage à Cannes, Kore-eda, l’un des cinéastes les plus fréquemment invités au festival ces dix dernières années, revient avec un film qui, de prime abord, se distingue du tout-venant de sa filmographie récente. La narration fragmentée épouse une structure à la Rashōmon pour tourner autour d’un cœur noir, presque crasseux. Le titre est…
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Josué Morel
Difficile d’être bienveillant face à un premier film qui, sous son apparente fraîcheur, s’en remet déjà à des recettes éculées. Tiger Stripes, présenté par Ava Cahen, la déléguée générale de la Semaine de la Critique, comme un croisement entre Junior de Julia Ducournau et Tropical Malady d’Apichatpong Weerasetakul, ressemble plutôt un à sous-Carrie de festival sans la moindre once de singularité,…
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Josué Morel
Financé par Yves Saint Laurent, ce court-métrage de Pedro Almodóvar, qui voit deux cow-boys raviver les braises d’une passion vieille de vingt-cinq ans, a tout de la petite récréation entre deux projets plus conséquents. L’impression qui se détache de cet embryon de western est d’autant plus cruelle : le cinéaste, qui semble s’aménager un terrain de jeu fétichiste et cinéphile,…
par
Marin Gérard
Dans un entretien qu'il nous a accordé peu après l'annonce de sa première sélection, Julien Rejl, délégué général de la Quinzaine des cinéastes, insistait sur la mission de contre-programmation de cette sélection parallèle. En découvrant coup sur coup l'ouverture de l'Officielle et celle de la Quinzaine, on comprend ce qu'il voulait dire. Là où Jeanne du Barry croule sous les…
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Josué Morel
Jeanne du Barry est, sous son épaisse mousseline d’académisme, un film (un peu) plus curieux qu’il n’y paraît, ne serait-ce que parce qu’il déroge à son programme attendu, souligné pourtant par une première scène explicite où la jeune Jeanne se fait tirer le portrait. Du Barry, Maïwenn l’a beaucoup répété en interview, ce serait elle, une femme pleine de vie…
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Josué Morel
Il y a vingt ans, Brian De Palma imaginait dans Femme Fatale le Festival de Cannes victime d’une coupure de courant et dépouillé de ses parures, à l’occasion d’un audacieux vol de bijoux. Ce scénario n’est plus tout à fait l’apanage de la fiction, si l’on en croit un communiqué de la CGT Énergie annonçant que, dans le cadre des…