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Vincent Avenel
Irrégulière œuvre que celle de Romero autour de sa saga des morts vivants : dix ans séparent La Nuit des morts vivants de Zombie, neuf ans avant Le Jour des morts vivants, lui-même précédant Le Territoire des morts de... vingt ans. Et voilà qu'à peine deux ans après, le père des zombies remet le couvert avec un essai à la…
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Vincent Avenel
Carole Laure n'est pas réellement une habituée de la réalisation : l'actrice de Préparez vos mouchoirs est passée derrière la caméra de façon tardive et confidentielle. Ce n'est pas pour autant qu'elle manque d'ambition, et son troisième long métrage traite avec pudeur et originalité du sujet des femmes battues. Une pudeur et une originalité qui, avec la performance de son…
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Vincent Avenel
L'événement était attendu par les amateurs du bouquin de Scott Smith (auteur de la nouvelle à l'origine du Plan simple de Sam Raimi) : hélas pour eux, Les Ruines n'apporte pas grand-chose au huis clos claustrophobique original. Caviardé de ressorts scénaristiques littéraires, le récit ne trouve jamais réellement sa place sur grand écran. N'importe quel amateur éclairé de fantastique (c'est…
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Marie Bigorie, Vincent Avenel
Est-ce un pari insensé que de réaliser un film sur l’homme sacré le plus mauvais réalisateur de tous les temps ? Sur un cinéaste de surcroît travesti à ses heures perdues, ayant mis ce jour-là pour être plus agile, perruque blonde et pull angora ? Car Edward D. Wood Junior, réalisateur de Glen or Glenda, Bride of the Monster ou…
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Vincent Avenel
... et c'est bien dommage, parce que sinon, il serait bon de dire à Will Ferrell, Woody Harrelson et Ken Alterman que la fenêtre du 12ème étage, c'est par là. Et qu'ils emmènent leur pote André «Ice Cold» Benjamin avec eux, parce qu'à eux quatre, ces braves gens ont probablement réussi l'un des films les moins drôles jamais tournés. Le…
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Vincent Avenel
Fille de cinéaste, Lucía Cedrón met la barre très haut avec son premier long métrage : récit oscillant entre passé et présent, multiplication des points de vue, teneur semi-autobiographique... De quoi facilement se perdre dans les méandres de son ambition. Malgré tout, Lucía Cedrón transforme l'essai, à l'arrachée. 2002, Argentine : au plus fort de la crise économique et politique…
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Vincent Avenel
Deux ans après El Lobo, le réalisateur Miguel Courtois revient avec la seconde partie de sa trilogie annoncée sur l'Espagne et l'ETA. Cette seconde partie fait la part belle au groupe d'intervention officieux et semi gouvernemental GAL, mû par l'idée selon laquelle rien ne vaut contre le terrorisme que les méthodes du terrorisme. Avec le potentiel d'un grand film politique,…
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Vincent Avenel
Jaume Balagueró et Paco Plaza ont déjà fois travaillé ensemble en 2005 sur la série Películas Para No Dormir : les "films qui vous empêchent de dormir". Certainement, [Rec] mérite ce qualificatif, car non seulement le film ne ménage aucun temps mort, mais il distille une terreur claustrophobique comme rarement vu à l'écran. Pas réellement original dans son propos, le…
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Vincent Avenel
En 2000, Chantal Akerman se lance dans l'adaptation au cinéma de La Prisonnière de Marcel Proust, qui se trouve à la fois être une source incessante de fascination pour le cinéma, et l'un des écrivains les plus difficiles à porter à l'écran. Mais parle-t-on vraiment d'adaptation dans le cas de Chantal Akerman? Atemporel, à peine contextualisé, La Captive possède toutes…
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Vincent Avenel
En 1971, Ken Loach n'en est qu'au début de sa carrière de réalisateur de longs métrages, avec à son actif Kes, et Poor Cow. Alors que son style cherche encore à s'affirmer réellement, Loach adopte dans Family Life une approche très similaire à celle qu'il mettra en place des années plus tard, notamment dans le documentaire Which Side Are You…
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Vincent Avenel
Deux ans avant son Vieux Jardin, Im Sang-soo s'interroge déjà sur la figure du héros dans The President's Last Bang. Le titre coréen du film signifie "ces gens, à ce moment-là", et c'est bien ce dont il est question, finalement, dans ces deux films : de personnes humaines, percluses de défauts, de qualités, d'idéaux et d'illusions, broyées par la vacuité…
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Vincent Avenel
Le royaume de Féerie ouvre à nouveaux ses portes aux studios hollywoodiens, et la question se pose: aura-t-on un récit benêt à la Narnia, ou un récit plus mature, plus fragile, à la Terabithia? Conte de fée normand, donc, Les Chroniques de Spiderwick répond: un peu des deux. Trucages numériques à foison et conte plutôt sombre font bon ménage dans…
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Vincent Avenel
En 1985, Terry Gilliam réalise avec Brazil son premier film réellement indépendant de l'équipe du Monty Python Flying Circus. L'humour potache de la troupe anglaise est bien loin dans cette variation sur le thème de 1984 de George Orwell, et la noirceur de son ironie valurent à Gilliam la première et la plus fameuse de ses batailles avec les studios,…
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Vincent Avenel
Sabres au clair, regard mystérieux, armée impressionnante, typo rouge sang... L'affiche de Mongol évoque irrésistiblement un film qui renverrait La Princesse du désert au rang de bluette sentimentale timide. Surprise : le film s'intéresse avant tout au jeune homme Temudjin, avant qu'il ne devienne Genghis Khan. Un film ambitieux, mais hélas un peu vide au-delà d'une belle évocation entre histoire…
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Vincent Avenel
En 2002, les frères Danny et Oxide Pang enfonçaient avec The Eye, honnête représentant de la nouvelle vague de l'horreur asiatique, le clou après leur première réalisation, Bangkok Dangerous: ils étaient indéniablement de jeunes réalisateurs à suivre. Problème, cependant: ce film produit à Hong Kong et en Thaïlande fourmillait d'acteurs, ben... asiatiques. Avec la langue à l'avenant. Évidemment, le public…
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Vincent Avenel
N'en déplaise aux admirateurs du mouvement européen, la Nouvelle Vague japonaise n'est en rien une résonance nippone des propositions artistiques des artistes de la Nouvelle Vague dans nos contrées. Les préoccupations de la Nuberu Bagu sont principalement sociales, autour d'une remise en cause des codes établis du langage cinématographique, un souci qu'elle partage avec "notre" Nouvelle Vague. Point de théorie…
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Vincent Avenel
L'année 1960 marque l'accession à la réalisation de Kijû Yoshida, après une expérience surtout marquée par sa participation à certains tournages de Yasujiro Ozu. Arrivé à la réalisation non par passion mais par nécessité économique pendant la crise de l'emploi du Japon d'après-guerre, le réalisateur n'a cependant pas attendu pour imposer sa patte à sa filmographie, un œuvre qui se…
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Vincent Avenel
Neil Marshall avait fort à faire après avoir fait table rase sur le cinéma d'horreur il y a trois ans avec The Descent. De façon prévisible, Doomsday ne tient pas la comparaison – mais de façon plus étonnante, il n'en avait manifestement aucunement l'intention. Film hommage-référence au cinéma bis des années 1980, New York 1997 et Mad Max II en…
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Vincent Avenel
Œuvre de la première partie de la filmographie de Yoshishige «Kijû» Yoshida, la mise en scène de La Source thermale d'Akitsu (1962) ne possède pas l'esprit aventureux de ses réalisations postérieures, emblématique de la Nouvelle Vague japonaise. En lieu et place, Yoshida pose un style visuel somptueux, au cadrage et la photographie remarquables, le tout illustrant un récit qui est,…
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Vincent Avenel
En 1970, fort d'une expérience de cinéaste déjà bien affirmée, Kijû Yoshida sort Eros + Massacre. Le film débute une trilogie historique par l'évocation de la vie d'un célèbre anarchiste japonais, Sakae Ôsugi, et de ses tumultueuses relations avec les femmes. Mais Eros + Massacre développe une idée pour le moins iconoclaste de l'histoire, au diapason de la sensibilité de…