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Thomas Grignon
Racontant l'émergence des radios libres au début des années 1980, Les Magnétiques aborde son sujet avec un regard rétrospectif, souvent au détriment de la réalité historique. Multipliant les références à la scène musicale de l'époque à la manière d'une playlist Spotify (on y entend uniquement des classiques de la scène post-punk, de Gang of Four au « Passenger » d'Iggy…
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Thomas Grignon
D'un bout à l'autre d'A Chiara, l'héroïne du troisième long-métrage de Jonas Carpignano impose à la mise en scène son rythme heurté. Remuant ciel et terre pour retrouver la trace de son père fugitif, l'adolescente traverse, en furie, de longues scènes bruyantes et étirées. Lors de la longue séquence d'anniversaire qui occupe le premier quart du film, Chiara somme par…
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Thomas Grignon
Afin de saisir le projet qui anime Clara Sola, on peut partir de sa scène d'ouverture : perdue au cœur de la forêt costaricaine, Clara communique avec son cheval Yuca par des gestes tous filmés en gros plans. Portrait d'une femme dotée de pouvoirs magiques, le premier film de Nathalie Álvarez Mesén dessine les linéaments d'un espace invisible à l'œil…
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Thomas Grignon
Dès son pré-générique, La Colline où rugissent les lionnes manifeste un goût pour l'épate dont il ne parviendra jamais à se départir. Avant de former le gang des « lionnes de la colline », Qe, Jeta et Li, trois jeunes femmes au sortir de l'adolescence, jouent à prendre des poses de mannequins sous l'œil d'un appareil photo invisible, avant de…
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Thomas Grignon
Le hasard faisant bien les choses, la présentation de Robuste en ouverture de la Semaine de la Critique nous permet d'approfondir une hypothèse avancée à l'occasion de la sortie de Des hommes de Lucas Belvaux : filmé pour ce qu'il est, un corps monstrueux à l'aura mystérieuse, Gérard Depardieu joue maintenant moins des rôles de composition qu'il ne déploie une…
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Thomas Grignon
« En dépit de tous mes problèmes, j'essaye de rester sain d'esprit » : cette phrase, lancée au premier tiers de La Femme du fossoyeur, résume à elle seule l'équilibre fragile sur lequel repose la vie de Guled, le héros du film. Gagnant une misère à creuser des tombes dans le désert, haï par son fils et le reste de sa…
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Thomas Grignon
À l’approche de la présentation cannoise de The French Dispatch, le prochain film de Wes Anderson, retour sur deux horizons structurants de son cinéma : les retrouvailles et la disparition. Pour rendre compte de la dynamique d’écriture des films de Wes Anderson, il faudrait revenir aux tous premiers plans de La Famille Tenenbaum, son troisième long-métrage. Avant de faire le…
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Thomas Grignon
Chômeur de longue durée, Alexandre (Denis Podalydès) doit accepter un emploi dans une start-up pour reconquérir son épouse trompée (Vanessa Paradis), tout juste partie en mer. Problème : pour intégrer la team, il doit cacher à son patron l'existence de ses deux fils, sous peine de licenciement. Le canevas des 2 Alfred, la dernière comédie de Bruno Podalydès, présente un…
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Thomas Grignon
Dans les premières scènes du dernier film de Lucas Belvaux, le visage et la silhouette de Bernard, interprété par Gérard Depardieu, sont filmés au travers de vitres, de fenêtres, d’un miroir ; autant de façons de circonscrire les contours d’un corps monstrueux, qui ne cadre jamais avec l’espace qui l’entoure. C’est là, en surface, le sujet de Des hommes :…
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Thomas Grignon
Dans une prison, deux femmes viennent tour à tour s’entretenir au parloir avec le même détenu, Joe Sullivan (Dennis O’Keefe). L’une, sa conseillère pénitentiaire, évoque avec l’ancien braqueur les conditions d’une éventuelle remise de peine, tandis que l’autre, sa maîtresse (Claire Trevor), échafaude la future évasion de son amant. Le dédoublement de la séquence inaugurale de Marché de brutes (réédité…
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Thomas Grignon
Dans une prison, deux femmes viennent tour à tour s’entretenir au parloir avec le même détenu, Joe Sullivan (Dennis O’Keefe). L’une, sa conseillère pénitentiaire, évoque avec l’ancien braqueur les conditions d’une éventuelle remise de peine, tandis que l’autre, sa maîtresse, (Claire Trevor) échafaude la future évasion de son amant. Le dédoublement de la séquence inaugurale de Marché de brutes (réédité…
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Thomas Grignon
Pour qui garde un bon souvenir des lointaines réussites de Joe Wright (Orgueil et préjugés, Reviens-moi et Anna Karénine), le projet de La Femme à la fenêtre avait ceci de prometteur qu’il permettait à son réalisateur, depuis tombé dans des abîmes de médiocrité (voir les critiques, parues dans ces colonnes, du Soliste, de Hanna et de Pan), de retrouver la…
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Thomas Grignon
Wonder Woman 1984 n'est assurément pas un bon film, loin s'en faut, mais on aurait peut-être tort de le vouer aux gémonies. C'est qu'en troquant les tranchées de 14-18 du premier volet pour les rutilantes années Reagan, Patty Jenkins s'écarte de l'esprit de sérieux qui faisait l'échec du précédent opus, la faute à une mise en scène très emphatique où…
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Thomas Grignon
Tourné entre le désastre financier de Snake Eyes (1993) et la renaissance critique de Nos Funérailles (1996), The Addiction constitue un pivot au sein de la carrière d’Abel Ferrara, et plus particulièrement dans l’une de ses périodes les plus fastes, les années 1990. Après une aventure hollywoodienne rapidement avortée, le film amorce le retour du metteur en scène à New-York avec une série de films plus…
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Thomas Grignon
Tourné entre le désastre financier de Snake Eyes (1993) et la renaissance critique de Nos Funérailles (1996), The Addiction constitue un pivot au sein de la carrière d’Abel Ferrara, et plus particulièrement dans l’une de ses périodes les plus fastes, les années 1990. Après une aventure hollywoodienne rapidement avortée, le film amorce le retour du metteur en scène à New-York…
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Thomas Grignon
Troisième film noir de Claude Sautet, réalisé après deux premières tentatives passées totalement inaperçues (Classe tous risques et L’Arme à gauche), Max et les ferrailleurs fait le récit d’une manipulation tentaculaire orchestrée par l’inspecteur Max (Michel Piccoli), ancien procureur obsédé par l’idée de « trouver des coupables », au point d’en fabriquer artificiellement. À l’issue d’une rencontre avec Abel (Bernard Fresson),…
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Thomas Grignon
Dans le tout premier plan d'Un cœur en hiver, Stéphane (Daniel Auteuil) ouvre la table d'harmonie d'un violon, laissant la caméra filmer les contours élégants de sa caisse de résonance entièrement vide. Si, tout au long de l'intrigue, les sonates de Ravel se font l’écho des sentiments des personnages (dont l'apparente distinction cache des passions intenses et douloureuses), cette scène…
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Thomas Grignon
Du style un peu tape-à-l’œil, entre MTV et la publicité, qui a fait le succès de Deux flics à Miami, Michael Mann reprend dans Le Sixième sens (titre français trompeur auquel on préférera l’original Manhunter) une forme flamboyante, vite rattachée aux « cinéastes du look » qui, d'Adrian Lyne à Tony Scott, sévissaient alors à Hollywood. L'attention portée au cadrage…
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Thomas Grignon
Dernier-né d’une généalogie de réalisateurs persans tournés vers ce que l'on pourrait appeler un « cinéma réflexif » (Kiarostami, Makhmalbaf et Panahi), Massoud Bakhshi s’engage avec Yalda, la nuit du pardon (Grand Prix au dernier festival de Sundance) sur la pente glissante d’une fable sociale doublée d’une investigation « méta » sur la fabrique des images médiatiques. On y suit…
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Josué Morel, Thomas Grignon
Débat autour de L'Aurore de F. W. Murnau, après la projection du jeudi 24 septembre 2020 au cinéma Les 3 Luxembourg, dans le cadre de notre cycle « De Murnau à Eastwood : une brève histoire du mélodrame ». Intervenants : Josué Morel et Thomas Grignon. Enregistrement : Corentin Lê et Chloé Cavillier.