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Jean-Sébastien Massart
D’où viennent les crashs d’avion ? Là où le sens commun répond : d’une défaillance technique, Boîte noire de Yann Gozlan explore la piste d’une vaste conspiration industrielle, où des experts de la sécurité aéronautique intriguent avec des start-upers aux dents (forcément) longues. Voilà la ligne complotiste que le film suit consciencieusement, en se focalisant sur un personnage, Mathieu Vasseur (Pierre Niney),…
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Jean-Sébastien Massart
Passion simple s’ouvre sur un plan de Laetitia Dosch arpentant les rues de Paris dans une ambiance hivernale. Les premiers mots du texte d’Annie Ernaux sont prononcés en off : « À partir du mois de septembre l’année dernière, je n’ai plus rien fait d’autre qu’attendre un homme. » Un autre plan montre ensuite l’actrice face caméra, le débit du texte se poursuit,…
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Jean-Sébastien Massart
Au début des années 2010, Guillaume Brac a incarné avec Justine Triet et Antonin Peretjatko l’espoir d’une nouvelle Nouvelle Vague placée sous le signe du lyrisme. Défendue avec passion par l’ancienne rédaction des Cahiers du cinéma, cette poignée de cinéastes a depuis migré vers le cinéma d’auteur mainstream (Triet est progressivement montée en puissance au fil de ses sélections cannoises)…
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Jean-Sébastien Massart
Pour éclairer le projet de 5ème Set, il faut commencer par rappeler que son réalisateur, Quentin Reynaud, 38 ans, a été dans sa jeunesse un joueur de tennis de bon niveau. 5ème Set se présente donc plus ou moins comme le récit d’une expérience vécue et il n’est pas absurde de penser que son personnage principal, Thomas Edison, joueur de…
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Jean-Sébastien Massart
Voilà un demi-siècle que la mafia a le blues, voilà un demi-siècle qu’elle contemple, dans des films dédiés à ses figures, ses rituels, son monde, les dernières lueurs de son propre crépuscule, emphatiquement incarné par Marlon Brando dans le premier Parrain, en 1972. De décennie en décennie, cette emphase n’a cessé de grossir – au point que le film de…
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Jean-Sébastien Massart
Au début des années 1970, les productions de la Hammer Films, qui ont régné sur le cinéma de genre européen pendant une quinzaine d’années, n’intéressent plus le public. Les manoirs gothiques de Terence Fisher, réalisateur emblématique du style de la maison anglaise, ont été brutalement ringardisés par une nouvelle vague de films fantastiques plus réalistes venus des États-Unis comme Rosemary’s…
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Jean-Sébastien Massart
« Le document, la base, c'est ma propre vie » déclare Nicolas Maury dans le dossier de presse de Garçon chiffon. Cette façon de s'exposer, de se mettre au centre d'un premier film désigné comme autofiction fait peur, très peur même au regard de ce que le cinéma français nous a offert depuis une vingtaine d'années. Des autofictions, on en a vu beaucoup :…
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Jean-Sébastien Massart
Écrire sur En thérapie près de deux mois après la diffusion des premiers épisodes sur Arte, c’est d’abord s’interroger sur un phénomène populaire : jamais une fiction produite par la chaîne franco-allemande n’a suscité une adhésion aussi massive – au point que la critique a été obligée de s’improviser psychologue ou sociologue pour l’expliquer, reprenant à la va-vite les arguments…
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Jean-Sébastien Massart
Le noir et blanc est devenu sur l'interface de Netflix un signe distinctif : au milieu du tout-venant des séries maison, il distingue « l'œuvre d'auteur » réalisée dans une garantie d'indépendance et de liberté artistique – celle qui est faite pour être exposée dans les festivals ou « nominée » dans les cérémonies de remise de prix. Après Roma…
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Jean-Sébastien Massart
« I love you Peggy Sue, with a love so rare and true Oh Peggy, my Peggy Sue » Buddy Holly « Si Buddy Holly avait filmé sa Peggy Sue, il ne l’aurait fait autrement » : Louis Skorecki écrit cette phrase, en 2005, dans un texte court publié dans Libération à l’occasion de la rediffusion sur une chaîne du câble de Peggy Sue s’est mariée. La comparaison entre Coppola…
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Jean-Sébastien Massart
Marco Ferreri : le cinéma ne sert à rien de Gabriela Trujillo, publié chez Capricci, est un livre assez exceptionnel et miraculeux, à contre-courant des modes et de la doxa cinéphile. Il faut en effet beaucoup d'amour, et sans doute tout autant de travail et de volonté, pour exhumer un cinéaste aussi mal connu que Marco Ferreri, mort en 1998…
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Jean-Sébastien Massart
« I love you Peggy Sue, with a love so rare and true Oh Peggy, my Peggy Sue » Buddy Holly « Si Buddy Holly avait filmé sa Peggy Sue, il ne l'aurait fait autrement » : Louis Skorecki écrit cette phrase, en 2005, dans un texte court publié dans Libération à l'occasion de la rediffusion sur une chaîne du câble de Peggy…
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Jean-Sébastien Massart
Écrire sur un film aussi important que L'Avventura, c'est s'exposer à un double piège : d'abord celui de l'éloge inconditionnel, qui laisserait sagement le film sur le piédestal que la postérité a construit pour lui. Ensuite (c'est le corollaire redoutable du premier point), celui du recensement thématique, qui, à défaut d’éloges, se contenterait de rendre compte du film à travers…
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Jean-Sébastien Massart
Il y a tout juste deux ans, Emmanuel Mouret adaptait un récit libertin de Diderot et réalisait son premier film en costumes : Mademoiselle de Joncquières. La poudre et le taffetas du XVIIIe siècle, le phrasé précieux d'Edouard Baer, la gravité d'une Cécile de France à contre-emploi : si tout sonnait un peu faux dans cette adaptation, tout confirmait aussi que Mouret avait…
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Jean-Sébastien Massart
Passé successivement par les festivals de Toronto et de Gérardmer, The Vigil n’y a laissé aucun souvenir et aurait sans doute déjà disparu des radars si Wild Bunch n’avait décidé de lui donner une dernière chance dans le désert estival post-Covid-19. Le pitch de ce premier film, produit par Jason Blum ? Yakov, ancien membre de la communauté juive orthodoxe…
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Jean-Sébastien Massart
La ressortie estivale de Crash, qui suscita un petit scandale à Cannes en 1996, permet aujourd’hui d’aborder le film en dehors de sa controverse (on lui reprocha à l'époque de livrer le spectacle d’une pornographie nihiliste) et de le resituer sereinement dans l’œuvre de Cronenberg. Après les expérimentations des années 1970, puis la phase de reconnaissance qui s’est accentuée à…
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Jean-Sébastien Massart
Quatre ans après son essai remarqué sur le torture porn (Torture porn : l'horreur postmoderne, 2016), Pascal Françaix poursuit son exploration du cinéma de d'horreur contemporain, en se focalisant sur la teen horror, un sous-genre dont il commente l'évolution du premier Scream (Wes Craven, 1996) à It follows (David Robert Mitchell, 2014). L'introduction de ce nouveau livre, disponible en librairies le…
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Jean-Sébastien Massart
Programmé l'automne dernier à la Cinémathèque Française à l’occasion de la rétrospective « Vampires », Les Lèvres rouges d'Harry Kümel s'est taillé au fil du temps la réputation d'un grand film fantastique des années 1970. En transposant dans un hôtel d'Ostende la légende de la comtesse Bathory (célèbre personnage de la Renaissance ayant inspiré bien d'autres films) et en greffant…
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Jean-Sébastien Massart
« A candy-colored clown they call the sandman Tiptoes to my room every night Just to sprinkle stardust and to whisper : Go to sleep. Everything is all right. » Roy Orbinson, In Dreams Lorsque Blue Velvet sort dans les salles françaises en janvier 1987, David Lynch est encore loin d'avoir acquis la stature que lui donnera Lost Highway (1997) une décennie…
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Jean-Sébastien Massart
Dix années, déjà, nous séparent de la sortie en salles de The Social Network, dix années durant lesquelles la cote de David Fincher s'est considérablement renforcée : de Millenium à Mindhunter, la suite de sa carrière nous apparaît aujourd’hui comme un sans-faute – et force l'admiration. Mais ce n'était pas encore le cas en 2010, malgré Zodiac (2007) et Benjamin Button…