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Josué Morel
Si les troisième et quatrième volets de Toy Story distillaient, chacun à leur manière, un parfum de dernière fois, ou du moins de la fin d’une innocence, Toy Story 5 acte que ce discours n’est plus possible alors que la franchise se prolonge désormais au-delà de sa conclusion naturelle – le temps passe, les enfants grandissent, il faut en faire…
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Josué Morel
On aurait pu croire que le retour de Steven Spielberg à la science-fiction, et plus spécifiquement à la question de la vie extraterrestre, récurrente dans son œuvre (Rencontres du troisième type, E.T., A.I., La Guerre des mondes), augurerait un film « somme » ou du moins aux contours familiers. L’ouverture de Disclosure Day nuance d’emblée ces attentes, en nous plongeant in medias…
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Josué Morel
Il faut un cinéaste aux reins solides pour mener pareil projet. D’un monde à l’autre est un documentaire de et avec Jérémie Renier, où l’acteur part en Arctique pour une très longue marche sur la banquise en compagnie d’un explorateur français, Loury Lag. Dès le début, cet exploit physique est présenté comme un moyen pour Renier de conjurer la mort…
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Josué Morel
The Plague est de ces films dont la forme entre en contradiction avec le propos : si le premier long de Charlie Polinger se veut l’exploration du rejet de la différence et prend le parti des « weirdos » contre celui des « bullies » (l’intrigue se passe dans un camp d’été de water-polo où de jeunes garçons sont victimes de harcèlement), sa mise…
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Josué Morel
Dispendieux projet découpé en deux parties, La Bataille de Gaulle débarque avec des intentions de prime abord plus pédagogiques qu’excessivement élogieuses, pour éclairer les faces moins connues de la légende dorée de l’homme qui a dit non. D’emblée, Antonin Baudry entend restituer la puissance mythologique du général en même temps que désacraliser sa stature. « C’est la débandade, mon colonel », lui…
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Josué Morel
La nouvelle comédie d’Agnès Joui repose sur un tour de passe-passe. Le scénario suit la production d’une mise en scène des Noces de Figaro, des préparatifs parisiens à la première dans le Sud de la France, sous la forme d’un film choral ; la troupe composée d’interprètes et de techniciens s’apparente à une colonie de vacances entre adultes qui s’entendent…
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Josué Morel
Dix ans après Dernier train pour Busan, Yeon Sang-ho revient à son tropisme pour les zombies (on passera sous silence Peninsula, suite ratée de Busan) dans un récit qui substitue en apparence l’horizontalité d’un train à la verticalité d’une tour. Au sein d’un complexe accueillant à la fois un centre commercial et des bureaux, un virus créé par un scientifique…
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Josué Morel
Le palmarès du 79ᵉ Festival de Cannes affiche une couleur politique un peu trompeuse, qui reflète mal la teneur d’une compétition (et plus largement d’une édition) où de nombreux films ont tenté de se brancher sur le tumulte de l’époque. Les prix attribués à Coward (interprétation masculine) et La Bola Negra (mise en scène) ont ainsi récompensé des récits d’émancipation queer dont…
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Josué Morel, Marin Gérard, Robin Vaz, Juliette Conti, Karim Roussel
Cannes, jour 10 et clap de fin. Deux de nos rédacteurs discutent de Coward de Lukas Dhont présenté en compétition officielle. Avec un florilège des films préférés de la rédaction durant le festival. Avec : Josué Morel et Robin Vaz. Ainsi que Marin Gérard, Karim Roussel et Juliette Conti pour la séquence finale. Réalisation et montage : Karim Roussel. Pour commander le…
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Josué Morel
La nouvelle comédie d’Agnès Joui repose sur un tour de passe-passe. Le scénario suit la production d’une mise en scène des Noces de Figaro, des préparatifs parisiens à la première dans le Sud de la France, sous la forme d’un film choral ; la troupe composée d’interprètes et de techniciens s’apparente à une colonie de vacances entre adultes qui s’entendent…
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Josué Morel
Les premières minutes de Coward reconduisent l'esthétique des précédents films de Lukas Dhont : on y retrouve l’idée que la vérité d’un être ne peut émerger qu’en collant au plus près de son visage, par un cadre resserré, une profondeur de champ floutée et une caméra portée attentive aux oscillations des acteurs. Cette focalisation a aussi pour conséquence d’oppresser les…
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Josué Morel
Dispendieux projet découpé en deux parties, La Bataille de Gaulle débarque avec des intentions de prime abord plus pédagogiques qu’excessivement élogieuses, pour éclairer les faces moins connues de la légende dorée de l’homme qui a dit non. D’emblée, Antonin Baudry entend restituer la puissance mythologique du général en même temps que désacraliser sa stature. « C’est la débandade, mon colonel », lui…
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Josué Morel, Robin Vaz
Cannes, jour 8. Deux de nos rédacteurs discutent de Les Roches rouges de Bruno Dumont, présenté à la Quinzaine des cinéastes. Avec une carte blanche consacrée à Her Private Hell de Nicolas Winding Refn. Avec : Josué Morel et Robin Vaz. Réalisation et montage : Karim Roussel. Pour commander le numéro papier : https://www.helloasso.com/associations/critikat-com/collectes/critikat-numero‑2
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Josué Morel
Pourquoi Andreï Zviaguintsev a-t-il décidé de remaker La Femme infidèle de Claude Chabrol ? La réponse se trouve dans l’arrière-plan contemporain du récit (qui n’est pas une simple toile de fond), à savoir la guerre en Ukraine. Le bourgeois rondelet campé par Michel Bouquet dans le film de 1969 laisse place à un entrepreneur mis sous pression par le maire…
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Josué Morel
On n’y coupera pas : impossible de ne pas comparer Notre salut à Les Rayons et les ombres de Xavier Giannoli, qui se fixe à peu près la même feuille de route, à savoir ausculter une figure personnifiant la corruption morale qu’a représenté l’Occupation. Emmanuel Marre suit les pas d’Henri Marre (personnage inspiré par son arrière-grand-père), ingénieur un peu escroc sur…
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Josué Morel
Si le cinéma de Bruno Dumont s’est déjà aventuré en dehors de son terreau originel, le Nord de la France, jamais un décentrage géographique n’avait eu un tel impact sur son esthétique que dans Les Roches rouges. Le début est un éblouissement plastique : Dumont filme la Côte d’Azur comme un peintre découvrirait une nouvelle contrée dont les couleurs et la lumière…
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Josué Morel
On ressort d’Autofiction avec un sentiment de loin contradictoire : celui d’avoir assisté à un film dépliant un programme aussi routinier qu’acrobatique. Comme le titre le laisse envisager – sans parler de l’affiche, qui inscrit une silhouette évoquant celle d’Almodóvar dans le prolongement d’une figure féminine, manière de faire du cinéaste une icône aussi identifiable qu’Hitchcock et son profil reconnaissable entre…
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Josué Morel
Dix ans après The Neon Demon et deux séries plus tard, Nicolas Winding Refn signe un nouveau film qui ne satisfera probablement personne : ni les aficionados, qui regretteront un petit objet moins ambitieux, ni les détracteurs, qui y verront sûrement le stade terminal de la glaciation de son cinéma d’esthète. Très mal reçu à Cannes, Her Private Hell vaut…
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Josué Morel
Pourquoi Asghar Farhadi, treize ans après Le Passé (déjà pas son film le plus fameux), est-il revenu en France ? Le début d’Histoires parallèles distille quelques pistes trompeuses, en s’articulant autour d’un personnage énigmatique, Adam (Adam Bessa), sans domicile fixe et au passé trouble, qui pénètre par un concours de circonstances l’intimité d’un intérieur bourgeois – un appartement occupé par…
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Josué Morel
Si le cinéma de Mungiu quitte la Roumanie pour la Norvège (en partie : Sebastian Stan joue un père de famille originaire de Bucarest), son cap esthétique ne change pas. Il s’agit toujours de cultiver l'ambivalence en installant un certain nombre de pistes maintenues à l’état d’indécision. Si elles peuvent être d’importance ou de nature relatives, elles participent toutes à…