par
Damien Bonelli
Qui aurait cru qu’Alexander Payne réaliserait un jour un bon film ? Du moins un deuxième : on l’oublierait presque – c’était, après tout, au siècle dernier –, mais on lui devait déjà L’Arriviste, qui permit à Reese Witherspoon d’imposer son irrésistible bagou. Winter Break se présente comme une respiration bienvenue au sein d’une œuvre habituellement confinée dans le registre…
par
Josué Morel
Et si la solution à la surpopulation et au réchauffement climatique passait par un rétrécissement de l’humanité ? L’amusant postulat de Downsizing, qui augure un film jouant sur un imaginaire lilliputien, débouche sur une fable atone, survolant son terrain de jeu pour mieux s’attacher à une allégorie quelque peu lourde. C’est que le rétrécissement de Paul (Matt Damon en Américain moyen…
par
Benoît Smith
On pourrait résumer Nebraska à un seul de ses plans - ou deux, un autre reproduisant une posture similaire. Ray Grant, sa femme Martha et leurs deux fils, du Nebraska, accueillent le frère de Ray, Woody, et son fils David qui viennent du Montana. Installés dans le salon, ils regardent la télévision. La caméra, postée à l'emplacement du téléviseur, encadre…
par
Vincent Avenel
À peine sorti des Golden Globes, où il a remporté le prestigieux duo des prix du meilleur réalisateur pour Alexander Payne, et du meilleur acteur pour George Clooney, le nouveau film du réalisateur de Sideways arrive en France. Nouveau film ? Les spectateurs qui se souviennent de son précédent long métrage auront pourtant le sentiment tenace d'avancer en terrain connu.…
par
Ariane Beauvillard
Même les plus rétifs de l'agglomération parisienne ne peuvent pas ignorer les immenses possibilités cinématographiques qu'offre une telle diversité de quartiers, d'architectures et de populations: la déception est d'autant plus grande que la grande absente est Paris elle-même. Aucune vision de l'espace n'est proposée dans la plupart des courts métrages, aucune représentation un tant soit peu nouvelle des lieux topiques…
par
Florie Delacroix
Vanté pour son caractère indépendant et décalé dans le paysage cinématographique américain, Sideways illustre mal son propre titre (prendre "la tangente") en suivant des chemins de traverse beaucoup trop bien tracés pour pouvoir revendiquer d'une quelconque manière le qualificatif de film «à part». Road-movie ultra-conventionnel, le film manque en effet d'audace et de prise de risques tant dans le grotesque…