par
Lukas Moreau
Septembre 1977, une voix se meurt. La Callas n'a pas donné de performance depuis des années ; elle n’est plus qu’une ombre hagarde hantant un fastueux appartement parisien. Sous les regards désespérés de ses deux domestiques, la cantatrice, atteinte d’une démence naissante, s'efforce de retrouver sa voix pour organiser des adieux triomphants. Mais si elle répète qu'elle en a fini…
par
Marin Gérard
Troisième volet de sa trilogie de films biographiques, Spencer voit Pablo Larraín trouver en Lady Diana une figure idéale à l'épanouissement de son cinéma. Le piège cosmétique de l'habillage arty dans lequel Jackie et Neruda pouvaient parfois tomber s'avère ici déjoué par l'importance que le film prête à l'idée du paraître. Prenant place au moment des fêtes de Noël dans…
par
Thomas Grignon
À l’exception d’El Club, les films de Pablo Larraín tournent autour d’un même sujet : l’impact de la grande Histoire sur les destins individuels – qu’ils prennent pour décor le Chili de l’après-guerre (Neruda) et de la dictature (la trilogie Tony Manero, Santiago 73, Post Mortem, No) ou les États-Unis à l’aube des années 1960 (Jackie). De prime abord, rien…
par
Damien Bonelli
Troublante coïncidence de découvrir en salle Jackie, qui revisite les derniers jours de l’ex-Première Dame des États-Unis à la Maison blanche, au moment où le couple Obama s’apprêtait lui-même à quitter les lieux. De 1963 à 2017, les mêmes incertitudes font leur nid dans l’opinion devant l’arrivée impromptue au pouvoir de Lyndon B. Johnson et de Donald Trump. Et un…
par
Benoît Smith
C'est entendu, et même les auteurs s'en targuent : le Neruda de Pablo Larraín n'est pas un vrai biopic (donc à ne pas confondre avec son film suivant Jackie qui en est bien un). Mais alors, que cherche-t-il à être à la place ? Le film, nouvelle incursion du cinéaste chilien dans l'histoire de son pays, se passe en 1948,…
par
Nicola Brarda
« Il y a toujours une grande femme derrière un grand homme. » En livrant un biopic sur Jacqueline Kennedy, First Lady à la fois iconique et tragique, Pablo Larraín explore la question angoissante qui se cache derrière un tel lieu commun : que reste-t-il, une fois que le grand homme a disparu, à celle qui lui survit ? Jackie nous livre ainsi un…
par
Benoît Smith
Dans un village du bord de mer, quelques hommes d'âge mur semblent couler des jours paisibles sous le même toit, vivant de courses de lévriers et autres menus plaisirs, discrètement intégrés dans la population, sous l'œil bienveillant de la femme de la maison qui veille à leur confort. Mais un incident rappelle brutalement la sympathique communauté à sa condition guère…
par
Gildas Mathieu
Le réalisateur chilien revient sur la genèse de No, son travail autour des archives, ses choix visuels et narratifs, et son refus d’un cinéma moralisateur. Quelle est l’origine de No et comment vous êtes-vous lancé dans ce projet ? Tout est parti d’une courte pièce d’Antonio Skármeta, qui n’a jamais été montée, et reposait déjà sur le point de vue…
par
Gildas Mathieu
Après Tony Manero et Santiago 73, post mortem, Pablo Larraín continue d’explorer la mémoire du Chili et revient cette fois sur le référendum qui a chassé Pinochet du pouvoir. En se focalisant sur la campagne électorale, il signe une comédie noire où la chute d’une dictature marque aussi l’avènement de la publicité. Septembre 1988. Augusto Pinochet organise un référendum pour…
par
Arnaud Hée
En creux (Tony Manero) ou jusqu’au crâne explosé de Salvador Allende (Santiago 73) ; Pablo Larraín se trouve avec No une nouvelle fois au chevet de la mémoire des années Pinochet, arlésienne d’un cinéaste et, plus généralement, d’un cinéma national qui semblent voué à accomplir la catharsis collective. En 1988, pour relégitimer son pouvoir, Pinochet organise un référendum dont l’issue…
par
Mathieu Macheret
Certains films se présentent à nous avec une gueule de cent pieds de long. Santiago 73 a les traits pincés et le teint jaunâtre d'une gouvernante acariâtre, raide comme un piquet, dont on lit sur le visage quelque chose de la punition qu'elle va nous infliger. Ce film, qui sent déjà la vieille fille, n'est que le second de son…
par
Arnaud Hée
On a déjà dit que la Russie (cf Silent Souls d’Alekseï Fedortchenko, projeté vendredi) ce n’était pas de la rigolade. Et bien le Chili, pour d’autres raisons, non plus. C’était le menu au petit-déjeuner du jour. De fait, chaque film chilien distribué à l’étranger évoque, au moins en filigrane, la dictature de la junte militaire dirigée par Pinochet. C’était déjà…
par
Emilie Padellec
Santiago du Chili, 1978. Alors que le régime dictatorial instauré par Pinochet en est à ses heures les plus sombres, Raúl Peralta n’a qu’une obsession : voir et revoir jusqu’à l’ivresse Saturday Night Fever. Son rêve le plus fou ? Remporter le concours chilien du meilleur sosie de Tony Manero (John Travolta). Alentour, la police secrète rôde, traquant les jeunes…