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Josué Morel
Le générique final de Sheep in the Box crédite logiquement Kore-eda de la réalisation et du scénario, mais aussi, plus étonnamment, de « l’idée originale » de son nouveau film. On tousse un peu car ladite idée n’a rien de renversant, ni même « d’original » vu la trajectoire empruntée par le récit, qui commence comme A.I. pour finir tel E.T. Dans…
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Josué Morel
À peine un an après son dernier passage à Cannes, Kore-eda, l’un des cinéastes les plus fréquemment invités au festival ces dix dernières années, revient avec un film qui, de prime abord, se distingue du tout-venant de sa filmographie récente. La narration fragmentée épouse une structure à la Rashōmon pour tourner autour d’un cœur noir, presque crasseux. Le titre est…
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Josué Morel, Marin Gérard
Cannes, jour 1. Deux de nos rédacteurs discutent de Monster d'Hirokazu Kore-eda, présenté en compétition. Avec : Marin Gérard et Josué Morel. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
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Josué Morel
À peine un an après son dernier passage à Cannes, Kore-eda, l’un des cinéastes les plus fréquemment invités au festival ces dix dernières années, revient avec un film qui, de prime abord, se distingue du tout-venant de sa filmographie récente. La narration fragmentée épouse une structure à la Rashōmon pour tourner autour d’un cœur noir, presque crasseux. Le titre est…
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Josué Morel
Si le cinéaste japonais, palmé en 2019 pour Une affaire de famille, tourne pour la première fois en Corée du Sud, on remarque à peine la différence : Les Bonnes étoiles est bel et bien un Kore-eda pur jus. Le film raconte le voyage d’un groupe composite qui cherche à trouver une nouvelle famille pour un bébé abandonné. En découle…
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Corentin Lê, Marin Gérard
Cannes, jour 10 et clap de fin. Deux de nos rédacteurs discutent des Bonnes étoiles d'Hirokazu Kore-eda, présenté en compétition. Avec : Marin Gérard et Corentin Lê. Réalisation et montage : Étienne Cimetière-Cano.
par
Josué Morel
Retour à Cannes pour Hirokazu Kore-eda après la Palme d’or pour Une affaire de famille en 2018 (et l’embarrassant La Vérité, parenthèse parisienne avec Deneuve et Binoche). Si le cinéaste tourne pour la première fois en Corée du Sud, on remarque à peine la différence : il s’agit bien d’un Kore-eda pur jus. Le film raconte le voyage d’un groupe composite…
par
Anthony Moreira
Premier film de Hirokazu Kore-eda tourné hors de son Japon natal, La Vérité délocalise ses thématiques de prédilection vers une terre d’accueil a priori inattendue, d'autant que le cinéaste s’est montré jusqu'à aujourd'hui avant tout soucieux d'analyser le fonctionnement de la société japonaise urbaine. En prenant ainsi le cinéma français pour cadre, il s’attache à dépeindre les relations conflictuelles entre Fabienne…
par
Clara Tabard
La scène d’ouverture d’Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda, Palme d’or 2018, n’est pas sans emprunts chapliniens : dans un supermarché, Osamu (Lily Franky) apprend à un enfant du nom de Shôta (Jyo Kairi) les principes du vol à l’étalage. Déjà dans le Kid de 1921, John accompagnait Charlot dans ses petits délits, brisant les fenêtres de bâtiments que son…
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Axel Scoffier
"Rien, je n’y comprends rien…" : les premier mots du vieux bûcheron incarné par Takashi Shimura dans Rashômon d’Akira Kurosawa, en 1950, posaient les bases d’un cinéma sceptique et désorienté, confrontant des points de vue contradictoires sur un même événement et se perdant à chercher la vérité d’un fait divers non élucidé. Dans la tradition du film de procès, dont…
par
Axel Scoffier
Un homme calme, au sourire bienveillant. De passage à Paris quelques semaines avant la sortie de son film, Hirokazu Kore-eda nous accorde un entretien dans un petit salon du Quartier latin et revient avec entrain sur la conception d'Après la tempête, ses partis pris de mise en scène et ses souvenirs d'enfance. Comment est née l'idée du film ? La…
par
Axel Scoffier
Hirokazu Kore-eda fait partie des réalisateurs les plus constants et intimistes du cinéma japonais contemporain : creusant son sillon, de Nobody Knows à Notre petite sœur, autour d’une œuvre domestique en demi-tons, il ne cesse de s'intéresser aux modèles familiaux et, à travers eux, à une certaine perception de la cyclicité du temps. Après la tempête, qui s’était fait discret dans la sélection cannoise…
par
Nicolas Journet
Le cinéma de Kore-eda commence à nous être connu. On sait maintenant que la famille en est l’une des thématiques centrales. Chez le réalisateur japonais, elle est à la fois dysfonctionnelle et solide, oppressante et nécessaire. Dans ses deux chefs d’œuvre, Nobody Knows (2004) et Still Walking (2008), le cinéaste arrive parfaitement à en traduire la violence latente, à décrire…
par
Josué Morel
On nous l’a promis, la délégation asiatique sera la grande attraction de ce millésime 2015. Si les noms les plus attendus ne sont pas encore entrés dans la danse (Weerasethakul, Jia Zhang-ke, Kurosawa et Hou Hsiao-Hsien), on peut toutefois reconnaitre que l’affaire commence plutôt mal avec les présentations coup sur coup des nouveaux films de Naomi Kawase (Un Certain Regard)…
par
Benoît Smith
Le cinéaste Hirokazu Kore-eda est connu pour au moins trois choses : sa faculté de diriger des enfants de façon convaincante (talent qui lui attire maints suffrages), son souci d'acuité réaliste (jusque dans ses essais de fantastique allégorique, comme After Life ou Air Doll) et sa tendance à vouloir faire passer la pilule réaliste sous des apparences conciliatrices voire badines…
par
Guillaume Morel
Il y a près de dix ans, Hirokazu Kore-eda signait Nobody Knows, film bouleversant sur l’enfance. Brossant le portrait de deux frères séparés, I Wish revient aujourd’hui sur le même terrain. Il est possible de voir dans les deux films un diptyque sur les adieux à la légèreté du jeune âge. Si Nobody Knows était un récit d’initiation dramatique, I…
par
Vincent Avenel
En 1995, le premier film de fiction de Hirokazu Kore-eda est exploité en Europe sous le titre À la lumière de l'illusion. Pour ce réalisateur venu à la fiction depuis le documentaire, et qui persiste à aborder des sujets profondément réalistes, peut-il y avoir plus judicieuse périphrase ? Le sage nous dit que le monde n’est que chimères. Sauf à…
par
Vincent Avenel
Quatre ans après Maborosi, Hirokazu Kore-eda revient au long métrage de fiction avec After Life. Une fois encore, il est question pour ce réalisateur atypique des rapports entre l’image et la vie, le réel et l’imaginaire. Une fois encore, le documentaire imprègne un récit pourtant des plus fantasmagorique. Une fois encore, la capacité du réalisateur à émerveiller son auditoire reste…
par
Mathieu Macheret
Air Doll, film japonais du XXIe siècle, exhume à son compte un sujet cher à la littérature du XIXe siècle : par miracle, la vie est insufflée à un pantin qui cherche à s'approprier une part d'humanité. C'est, si l'on veut, le sujet de Pinocchio ou de L'Homme au sable. On ne peut le séparer de la naissance et de…
par
Mathieu Macheret
Quelques semaines après le splendide Tokyo Sonata de Kiyoshi Kurosawa, l’occasion de pénétrer de nouveau le cœur de la cellule familiale japonaise nous est offerte par l’un des plus talentueux cinéastes de l’île, Hirokazu Kore-eda. Still Walking se rapporte cependant moins à la noirceur tranchante de son prédécesseur qu’au classicisme des grands maîtres – pour faire vite, Ozu et Naruse…