par
Clara Tabard
Marie Stuart, Reine d’Écosse, premier film de Josie Rourke, s’articule autour d’un jeu de miroir constant entre deux parentes rivales : Marie Stuart (Saoirse Ronan), reine déchue, et Elizabeth 1er (Margot Robbie), reine triomphante. Ce parti-pris s’observe dès la scène d’ouverture, à travers la juxtaposition dans le montage de gestes à la fois analogues et distincts des deux personnages. S’avançant toutes…
par
Clara Tabard
Rose (Galatea Bellugi), enfant de la DASS, et son fiancé Michel (Lukas Ionesco), un artiste peintre de vingt-deux ans, s’aiment avec la naïveté attendrissante du premier amour. Fuyant la province, ils gagnent la capitale et s’engouffrent dans le Palace, haut lieu de l’underground dans les années 1980, réputé pour ses fêtes folles et les costumes flamboyants de ses occupants. Ils…
par
Clara Tabard
Dès son premier plan, Edmond, adaptation cinématographique d’Alexis Michalik de sa pièce de théâtre du même nom, surprend par sa facticité. Partant du sol, un travelling vertical révèle un théâtre au beau milieu du Paris de la "Belle-Époque". Dans un décor sur-maquetté (pour le cinéaste, une retranscription idéalisée du Paris d’antan), on découvre Edmond Rostand (Thomas Solivérès), aspirant écrivain. À…
par
Clara Tabard
L’Homme fidèle de Louis Garrel a tout de la chronique parisienne inspirée du marivaudage. Il s’ouvre par un plan sur la Tour Eiffel puis dévoile un immeuble haussmannien dans lequel on découvre Abel (Louis Garrel) qui vit chez sa compagne Marianne (Laetitia Casta). Marianne se sépare d’Abel pour son amant Paul, dont elle est enceinte. D’emblée, le film se distingue…
par
Clara Tabard
Comment renaître après une épreuve ? La problématique de Maya, dernier né de Mia Hansen-Løve, est posée dès les premières minutes du film lorsque Gabriel (Roman Kolinka), grand reporter, retourne en France après une prise d’otages et quatre mois de captivité en Syrie. À l’instar de L’Avenir, qui contait le nouveau départ d’une quinquagénaire en plein divorce, Maya brosse le portrait…
par
Clara Tabard
Avec Cassandro the Exotico !, la documentariste Marie Losier touche au cœur de son cinéma : ce dont nous avions rendu compte dans notre article cannois, écrit par Olivia Cooper-Hadjian. Réputée pour ses portraits de l’underground new-yorkais, elle filme des "fracassés de la vie" de la même manière que Diane Arbus photographiait ses célèbres « freaks » dans l’Amérique des années 1960 et 1970.…
par
Clara Tabard
La scène d’ouverture d’Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda, Palme d’or 2018, n’est pas sans emprunts chapliniens : dans un supermarché, Osamu (Lily Franky) apprend à un enfant du nom de Shôta (Jyo Kairi) les principes du vol à l’étalage. Déjà dans le Kid de 1921, John accompagnait Charlot dans ses petits délits, brisant les fenêtres de bâtiments que son…
par
Clara Tabard
La scène d’ouverture de Hard Eight, premier long-métrage de Paul Thomas Anderson, annonce les tenants et aboutissants de sa filmographie : une fascination continue pour le jeu d’acteur et, dans le cas présent, le tracé d’un personnage errant, en plein démêlé existentiel, qui cherche à asseoir son positionnement dans le monde (ce que l’on retrouve dans Magnolia et Punch-Drunk Love). John…
par
Clara Tabard
Les "années folles" ne sont pas seulement celles de l’Âge du Jazz et de l’effervescence des soirées enfumées où s’échauffent, de leurs mains gantées, les fameuses flappers. Ce sont aussi celles qui voient naître la Génération Perdue, courant littéraire marqué par un sentiment de déclin qui s’exprime depuis la fin de la Grande Guerre. Parmi ses chefs de file, Ernest…
par
Clara Tabard
Rachel (Virginie Efira), employée de bureau vivant à Châteauroux, est séduite par Philippe (Niels Schneider), spécimen fringant de la haute société, qui refuse de l’épouser en raison de sa classe sociale. Elle tombe enceinte et élève seule sa fille, Chantal, caressant l’espoir qu’elle soit reconnue par son père. Catherine Corsini dépeint ainsi quarante ans d’un amour difficile et s’aventure sur…
par
Clara Tabard
Avec le portrait sans fard d’un Maroc chancelant, le premier long métrage de Meryem Benm’Barek cloue au pilori l’hypocrisie d’une société sclérosée par son traditionalisme, réticente à l’introduction de nouvelles mœurs, garrottant la jeunesse pour qui le quotidien devient irrespirable. Sofia, qui donne son nom au film, est une jeune fille de bonne famille vouée à marcher dans les pas…