par
Corentin Lê
Revenir sur une décennie de cinéma est l'occasion de mesurer à quel point notre regard a lui aussi évolué au fil du temps. Coïncidence, il se trouve que trois des œuvres plus marquantes de ces dix dernières années, Mektoub, My Love : Canto Uno, The Tree of Life et Adieu au langage, ont pris pour sujet, en miroir de notre…
par
La rédaction
par
Corentin Lê, Thomas Lequeu
L’une des premières salles du parcours consacré au Livre d’image aux Amandiers diffuse Reportage amateur (Maquette expo), dans lequel Jean-Luc Godard présente à l'aide d'une maquette son projet d’exposition, Collages de France. Si la vidéo ne donne qu'un aperçu de ce qu’aurait pu donner cet ambitieux parcours resté à l’état d’ébauche (qui deviendra Voyage(s) en Utopies), elle renseigne surtout sur…
par
Corentin Lê
La métamorphose des extraits qui composent Le Livre d’image, projeté et accompagné durant ce mois d’octobre d’un parcours de films au Théâtre Nanterre-Amandiers, nous permet d’envisager au moins trois modalités de lecture des fragments réemployés. 1. Lecture analogique Introduite par les Histoire(s) du cinéma, la question de la mutation des extraits dans un nouveau montage était déjà au cœur de…
par
Josué Morel
Le Livre d’image s’ouvre sur une main, une main blanche qui se dessine sur un fond noir, l’index levé, avant qu’une autre, quelques plans plus loin, s'attelle à monter une bobine. Résonne alors un bout de Cossacks Are, un morceau de feu Scott Walker, dont le nom est cité par la voix-off en anglais qui recouvre le morceau. Il n’est…
par
Josué Morel
Le Livre d’image s’ouvre sur une main, une main blanche qui se dessine sur un fond noir, l’index levé, avant qu’une autre, quelques plans plus loin, s'attelle à monter une bobine. Résonne alors un bout de Cossacks Are, un morceau de Scott Walker, dont le nom est cité par la voix-off en anglais qui recouvre le morceau. Il n’est pas…
par
Florian Guignandon
Croyez-le ou non, mais en 1986, le TF1 privatisé de monsieur Bouygues décide, dans le cadre d’un hommage rendu à la Série Noire de Gallimard, de proposer à plusieurs réalisateurs d’adapter pour le petit écran un des romans de la célèbre collection. Et parmi ces réalisateurs figure Jean-Luc Godard, qui décide de s’attacher à un roman de James Hadley Chase…
par
Nicola Brarda
Au fil des douze tableaux qui le composent, Vivre sa vie raconte l'histoire de Nana, jeune vendeuse attachante qui, acculée par des problèmes d'argent, doit renoncer à son rêve de devenir actrice et finit par tomber dans la prostitution. Reprenant les codes de l'enquête télévisuelle (l'inspiration du scénario vient de l'ouvrage du juge Marcel Sacotte, Où en est la prostitution), tout en faisant…
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Antoine Oury
On pourrait dire, stéréotypes à l’appui, que la coproduction suédoise de Masculin, féminin a influencé Godard en lui faisant filmer la dépression de la jeunesse française, en pleine période d'élections présidentielles. Après Pierrot le fou, tout en couleurs, le réalisateur applique à son long-métrage une méthode inspirée des sondages : un questionnement incessant dont le résultat est bien éloigné d'une…
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Pierre Eugène
Parler de Godard est un exercice difficile, parler de soi tout autant. Olivier Séguret, ancien critique à Libération – entré à l’orée des années 1980, parti fin 2014 – s’y risque et s’en tire avec légèreté. C’est à la fois la qualité et la limite de son Godard vif : une évocation tremblée, souvent émouvante, cernée par les écueils du…
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Arnaud Hée
Le feuilleton Godard – viendra, viendra pas – n'en a pas vraiment été un cette année. Il y a eu cette vidéo de la TSR (le cinéaste y répond avec douceur aux questions d'un morne journaliste encravaté), suivie de la lettre filmée envoyée au festival ce jour de présentation officielle d'Adieu au langage. Il n'est pas venu mais on s'en…
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admin
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Arnaud Hée
3x3D est de ces films collectifs d’un intérêt très inégal. On peut éventuellement aimer Peter Greenaway, on peut connaître Edgar Pêra, mais cet assemblage est indéniablement de grand intérêt puisqu’il contient un segment signé Jean-Luc Godard. Les prises de parole cinématographiques du vieil ermite de Rolles sont rares donc d’autant plus précieuses. Puisque le principe est ici de filmer en…
par
Matthieu Bareyre
Tout montrer La speaker et la radio ; le publicitaire et le cinéaste ; les ouvriers qui séquestrent et le patron ; les délégués syndicaux communistes et les maos ; la femme qui travaille et l’ombre que lui fait l’homme ; l’être humain et ses métiers ; la manif’ et les flics ; la rue quelconque et ces usines qu’on…
par
Antoine Oury
Par bien des aspects, Le Mépris apparaît dans la filmographie de Godard comme son film le plus "grand public". D'abord parce qu'il s'agit d'une adaptation, genre dont Hollywood, où JLG fait son film, raffole. Et ensuite parce qu'il met en scène Brigitte Bardot, déjà perçue comme une icône sensuelle, doublée d'une garantie de succès populaire. Enfin, parce que le propos…
par
Arnaud Hée
Aujourd'hui, ça commençait par le «Godard», c'est comme ça qu'on appelle 3x3D, film collectif en relief réalisé par Peter Greenaway, Jean-Luc Godard et Edgar Pêra. Le «Godard» parce qu'on peut éventuellement aimer Greenaway, on peut connaître Edgar Pêra, mais une prise de parole cinématographique de Jean-Luc Godard, ça n'est tout de même pas rien. Et ce sera difficile d'en faire…
par
Antoine Oury
Disposant d’un budget de vingt millions de dollars accordé par la Columbia, Godard choisit de réaliser deux films : Alphaville et Pierrot le fou. L’un sera en noir et blanc, l’autre en couleur, les deux seront des chefs-d’œuvre. Alphaville ne propose rien de moins qu’un film d’anticipation qui fait de la poésie un élément indispensable à la survie. Comment représenter…
par
Pierre Eugène
Peu de temps après la biographie de Jean-Luc Godard par Antoine de Baecque, Jean-Luc Douin propose un ouvrage sur le cinéaste sensiblement différent : un dictionnaire critique-amoureux de l’œuvre godardienne, formé à l’aune du plaisir qu’elle procure. Étonnant dans sa compulsion de savoir, très juste dans ses analyses et passionnant par la foule des informations fournies. Le titre fait un…
par
Arnaud Hée
Lorsqu’il réalise La Chinoise en 1967, Jean-Luc Godard est proche de boucler un des cycles qui ont rythmé une existence confondue avec le fait d’être cinéaste. Et pas qu’un peu : treize longs-métrages et cinq courts depuis À bout de souffle en 1959 ! Ce film tourné avec sa nouvelle muse, Anne Wiazemsky, s’avère des plus troublants par la stupéfiante…
par
Arnaud Hée
Il faut s’y faire, Jean-Luc Godard est un vieil homme devenu rare. Ce qui le rend d’autant plus précieux. Film Socialisme clôt une parenthèse de sept ans entamée avec Notre musique et serait, dit la rumeur, son dernier ou avant-dernier métrage. Quelques nouvelles entre-temps : l’impossibilité d’une exposition au Centre Pompidou (mais une exposition tout de même, du moins les…